vendredi 13 février 2009

L.M.F.

Je te salue, o vermeillette fante,
Qui vivement entre ces flancs reluis.
Je te salue, o bienheuré pertuis,
Qui rens ma vie heureusement contante.

C’est toi qui fais que plus ne me tourmente
L’archer volant qui causait mes ennuis;
T’aiant tenu seulement quatre nuis
Je sen sa force en moi desja plus lente.


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O petit trou, trou mignard, trou velu
D’un poil follet mollement crespelu,
Qui à ton gré domtes les plus rebelles,

Tous vers galans devroient, pour t’honorer
A beaus genous te venir adorer
Tenant au poin leurs flambantes chandelles.

Livret des Folastries
Pierre de Ronsard, parut en 1553 et qui fut condamné au feu par la justice royale

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Titre enigmatique de ce sonnet, on ne s'attend pas à ce qu'un poème de 1553 de Ronsard s'intitule ainsi. Cela signifie-t-il que ce poème cache un mystère ? Peut-on s'arrêter au sens de La Motte Féminine ? Est-ce une personne La Marquise F. à qui serait adressé ce poème ?

Pour continuer à faire frétiller vos sens je vous conseille ce billet illustré par l'oeuvre de John Currin chez Claire Dessens. Une merveille Vermillette.
Crédit photo : Auguste Belloc qui fait le pont entre LMF et LOM

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