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mercredi 15 mars 2017

Lèche-moi. Ça va me faire du bien.

Valérie me prit par la taille et me conduisit à tâtons jusqu'à sa chambre. Près du lit, elle m'embrassa à nouveau. Je remontai son tee-shirt pour lui caresser les seins; elle chuchota quelque chose que je ne compris pas. Je m'agenouillai devant elle en faisant glisser son bas de jogging et sa culotte, puis je posai le visage sur son sexe. La fente était humide, ouverte, elle sentait bon. Elle poussa un gémissement et bascula sur le lit. Je me déshabillai très vite et entrai en elle. Mon sexe était chaud, traversé de vifs élancements de plaisir. «Valérie… dis-je, je vais pas pouvoir tenir très longtemps, je suis trop excité.» Elle m'attira vers elle et chuchota à mon oreille: «Viens…» À ce moment, je sentis les parois de sa chatte qui se refermaient sur mon sexe. J'eus l'impression de m'évanouir dans l'espace, seul mon sexe était vivant, parcouru par une onde de plaisir incroyablement violente. J'éjaculai longuement, à plusieurs reprises; tout à fait à la fin, je me rendis compte que je hurlais. J'aurais pu mourir pour un moment comme ça. 




L'évocation de Jacques Maillot l'avait assombrie. «Ma vie aussi, c'est important. En fait, j'ai encore envie de faire l'amour.
– Je ne sais pas si je vais réussir à bander tout de suite.
– Alors, lèche-moi. Ça va me faire du bien.»
Elle se leva, ôta sa culotte, s'installa confortablement dans le canapé. Je m'agenouillai devant elle, écartai largement ses lèvres, commençai à donner de petits coups de langue sur le clitoris. «Plus fort…» murmura-t-elle. Je mis un doigt dans son cul, approchai la bouche et embrassai le bouton, le malaxant entre mes lèvres. «Oh, oui…» fit-elle. J'augmentai encore la force de mes baisers. Elle jouit d'un seul coup, sans que je m'y attende, avec un grand frisson de tout le corps.

Plateforme Michel Houellebecq 2001

mardi 14 mars 2017

Les pensées parasites

– Christiane, dit doucement Bruno, tu exagères… Par exemple, maintenant, j'ai envie de te faire plaisir.
– Je te crois. J'ai l'impression que tu es plutôt un homme gentil. Égoïste et gentil.»

[Je me permet une petite intervention pour souligner que chez Michel Houellebecq, le cunnilingus est toujours associé à la gentillesse du personnage principal.]
Elle ôta son sweat-shirt, s'allongea au travers du lit, posa un oreiller sous ses fesses et écarta les cuisses. Bruno lécha d'abord assez longuement le pourtour de sa chatte, puis excita le clitoris à petits coups de langue rapides. Christiane expira profondément. «Enfonce un doigt…» dit-elle. Bruno obéit, se tourna pour continuer a lécher Christiane tout en lui caressant les seins. Il sentit les mamelons se durcir, releva la tête. «Continue, s'il te plait…» demanda-t-elle. Il replaça sa tête plus confortablement et caressa le clitoris de l'index. Ses petites lèvres commençaient à gonfler. Pris d'un mouvement de joie, il les lécha avec avidité. Christiane poussa un gémissement. L'espace d'un instant il revit la vulve, maigre et ridée, de sa mère; puis le souvenir s’effaça, il continua a masser le clitoris de plus en plus vite tout en léchant les lèvres à grands coups de langue amicaux. Son ventre se couvrait d'une rougeur, elle haletait de plus en plus fort. Elle était très humide, agréablement salée. Bruno fit une brève pause, introduisit un doigt dans l'anus, un autre dans le vagin et commença a lécher le clitoris du bout de la langue, à petits coups très rapides. Elle jouit paisiblement, avec de longs soubresauts. Il demeura immobile, le visage contre sa vulve humide, et tendit les mains vers elle; il sentit les doigts de Christiane se refermer sur les siens. "Merci» dit-elle. Puis elle se releva, enfila son sweat-shirt et remplit a nouveau leurs verres.

[Je me permet une nouvelle intervention pour remarquer cette volonté de Michel de ne pas se permettre une scène de sexe non perturbée par des pensées parasite L'espace d'un instant il revit la vulve, maigre et ridée, de sa mère.]

«J'ai bien vu tout a l'heure que tu n’étais pas vraiment attiré par ma chatte; c'est déjà un peu la chatte d'une vieille femme. L'augmentation du pontage des collagènes chez le sujet âgé, la fragmentation de l’élastine au cours des mitoses font progressivement perdre aux tissus leur fermeté et leur souplesse. A vingt ans, j'avais une très belle vulve; aujourd'hui, je me rends bien compte que les lèvres et les nymphes sont un peu pendantes.»


Michel Houellebecq, les particules élémentaires, 1998

Dessinateur inconnu

lundi 30 septembre 2013

Le temps sur Venise est bien lourd

Lapouraille me propose ce lien vers Bertrand Burgalat, avec ce morceau Gris métal sur un texte de Michel Houellebecq, le clip est de François Nemeta.
Une interview toute en modestie, et la version live, aux parties de guitares plus riches et dont le son ne pâlit pas devant la version studio, et enfin retrouvez l'univers de Bertrand Burgalat et de son label Tricatel.


Le temps sur Venise est bien lourd
Et je te sens bien mystérieuse
Approche toi un peu mon amour
Je voudrais que tu sois heureuse

Fin de soirée les vagues glissent
Sur le métal du casino
Et le ciel vire à l'indigo
Ta robe est très haut sur tes cuisses

Comme il y'a blanc dans une tresse
De cheveux noirs et torsadés
Ton corps frémis sous les caresses
Et la lune est apprivoisée

Notre chair vit sur nos squelettes
Comme un violon désaccordé
La nuit descend sur la planète
Comme un enfant qu'on vient border

Le temps sur Venise est bien lourd
Et je te sens un peu nerveuse
Calme toi un peu mon amour
Je te lécherai les muqueuses

Il y'aura des années à vivre
Si nous restons des enfants sages
Nous pourrons aussi lire des livres
Regarde mon amour, c'est l'orage

J'aime ton gout un peu salé
J'en ai besoin deux fois par jour
Je me laisse complétement aller
Regarde c'est la mort mon amour

Notre chair vit sur nos squelettes
Comme un violon désaccordé
Le bonheur entoure la planète
La nuit est douce en plein été

jeudi 25 août 2011

Cunnilingus technique puissante

Je profite de mes derniers jours de vacances pour venir sur mes blogs. Je me suis égaré comme toujours, et après un long détour chez Houellebecq je suis arrivé sur ce forum.
Hou Elle Becq quand même ça vous pose un gamin. Au milieu du nom Elle, devant où et à la fin bec. Un nom qui prédestine à l'obsession du cunnilingus et de la fellation.

Sans titre

Je cite :
C'est une technique puissante, le cunnilingus c'est l'équivalent d'une retournée (sic) dans le football ou d'un strike au booling.