dimanche 17 novembre 2019

Criminal Sit on

Depuis décembre 2018 Amy était en prison en attendant son jugement. Elle vient de retrouver sa liberté en probation (elle a pris 3 ans). Son crime Violence conjugale.

Nue, elle avait poursuivi son conjoint dans leur domicile avant de le jeter à terre en lui hurlant "Eat my pussy".

Pris entre les fesses de sa compagne la victime a eu peur d'étouffer et s'en est tiré avec une fracture du nez.

Amy avec ses percing sa coupe punk a dû beaucoup souffrir du traitement médiatique de cette affaire plus violente que lorsque la violence est d'origine masculine et que la victime décède sous les coups.

Alors Amy je te souhaite une bonne libération et n'y retourne pas.



samedi 6 juillet 2019

J’humilie maintenant à une pauvre fille au rire horrible ma bouche

J’humilie maintenant à une pauvre fille au rire horrible ma bouche

C'est la dernière étape du voyage au bout de cette nuit mais aussi le récit d'une vie de Zone le poème d'Apollinaire à la suite de sa rupture avec Marie Laurencin.

Dans le brouillon de Zone la vision est plus scabreuse et trop explicite :

Et j'humilie à cette pauvre fille ma bouche 
Je baise cette sorte de plaie chevelue et rouge

Après cette humiliation suprême le matin peut se lever, il peut rentrer à la maison le deuil est fait. Il y aura d'autres amours. Bien que, qu'en savons nous; Soleil cou coupé.




Luc Lafnet

mardi 4 juin 2019

Les amies du crime

Après les premières caresses, Durand, moins gênée que lorsque Clairwil était, comme autrefois, en tiers avec nous, me déclara ses fantaisies, en me suppliant de m'y soumettre. A genoux devant moi, il fallait qu'en l'accablant d'invectives, je lui frottasse le nez tour à tour, et de mon con et de mon cul ; il fallait, en frottant le devant, que je lui piquasse sur le visage. Cela fait, je devais la couvrir de coups de pied et de coups de poing, m'emparer d'une poignée de verges, et la fustiger jusqu'au sang. Quand, à force de mauvais traitements, je l'aurais étendue par terre, il fallait que, ma tête entre ses cuisses, je la gamahuchasse un quart d'heure, en la socratisant d'une main, et lui branlant les tétons de l'autre ; ensuite, dès qu'elle serait bien en feu, je devais me laisser enculer avec son clitoris, pendant qu'elle chatouillerait le mien.
    - Je te demande pardon de tant de choses, Juliette, me dit cette libertine, après m'avoir tout expliqué ; mais si tu savais où nous entraîne la satiété !...
    - Après trente-cinq ans d'un libertinage soutenu, on ne doit jamais faire des excuses de ses goûts, répondis-je : tous sont respectables, tous sont dans la nature ; le meilleur de tous est celui qui nous flatte le mieux.








    Et me mettant à l'opération, je la satisfis si bien, qu'elle pensa mourir de plaisir. Rien n'égalait les crises voluptueuses de la Durand. De mes jours je n'avais vu de femme décharger ainsi : non seulement elle élançait son foutre comme un homme, mais elle accompagnait cette éjaculation de cris si furieux, de blasphèmes tellement énergiques, et de spasmes si violents, qu'on eût cru qu'elle tombait en épilepsie. Je fus enculée comme si j'eusse eu affaire à un homme, et j'y ressentis le même plaisir.
    - Eh bien ! me dit-elle, en se relevant, es-tu contente de moi ?
    - Oh ! foutre, m'écriai-je, tu es délicieuse, tu es un vrai modèle de lubricité ! tes passions m'embrasent : rends-moi tout ce que je t'ai fait.

    - Quoi ! tu veux être battue ?
    - Oui.
    - Souffletée, fustigée ?
    - Assurément.
    - Tu veux que je pisse sur ton visage ?
    - Sans doute, et que tu te dépêches ; car je bande et veux décharger.



    

La Durand, plus accoutumée que moi à ces services, s'y prend avec une telle agilité, elle y emploie une si grande adresse, qu'elle me fait à l'instant partir, sous les titillations voluptueuses de sa langue impudique.
    - Comme tu décharges, cher amour ! me dit-elle ; comme tu ressens énergiquement le plaisir ! Ah ! tu ne me le cèdes en rien.
    - Il faut que je te l'avoue, Durand, répondis-je, tu m'échauffes étonnamment la tête ; je suis étonnamment glorieuse d'être liée avec une femme comme toi ; maîtresses toutes deux des jours de l'univers entier, il me semble que notre réunion nous rend supérieures à la nature même. Oh ! que de crimes nous allons commettre ! que d'infamies nous allons faire !




D. -A. -F. Sade
L'Histoire de Juliette, sa soeur ou les prospérités du vice

Dessin Philippe Cavell
BD de Francis Leroi et Philppe Cavell Éditions Dominique Leroy (Vertiges Bulles) - 1979

jeudi 9 mai 2019

Au commencement et à la fin

Tant que la grenouille ne fit qu’être grenouille, son langage ne se développa pas considérablement, mais aussitôt que les sexes commencèrent à s’annoncer, des sensations étranges, impérieuses, obligèrent l’animal à crier à l’aide et au secours, car il ne pouvait se satisfaire lui-même, ni amortir les feux qui le consumaient. La raison en est que la grenouille n’a pas le bras long et tient son cou engoncé dans les épaules. Or, ce développement des sexes et le changement de la grenouille en mammifère amphibie, apte à se reproduire par l’accouplement sexuel, dura de l’âge de quarante à cent vingt ans pour chaque individu. Cet archiancêtre devait vivre en moyenne, comme la bête apocalyptique, de douze à treize siècles. Qu’on ne croie pas que cet animal manquât d’intelligence ; il était adroit, prudent et rusé, le langage très développé et au plus haut point obsédé de désirs vénériens et charnels qu’il satisfaisait par tous les moyens en son pouvoir, desquels le lèchement et le sucement réciproques des sexes était le plus innocent.
En effet, les grenouilles s’entre-aidant n’avaient pas encore la possibilité de se servir des doigts ; elles ne pouvaient employer que les lèvres, la gueule et la langue. Ces actes n’étaient pas plus blessants à la vue que ne l’est celui de la vache nettoyant son veau ou de la sainte mère allaitant son enfant ; mais, avec le temps, ils devinrent repoussants et les mêmes cris qui avaient été innocents, créèrent des esprits ou des mots de révolte et de dégoût. De plus le bras devint long et celui qui avait le bras long pouvait se satisfaire lui-même ; le cou se développa ainsi que l’épine dorsale qui devint très flexible, et l’ancêtre porta la gueule sur sa propre nudité. Tout cela se passait au bord des mares, des marais, des étangs et des rivières, en très nombreuse compagnie et au milieu d’un tapage et vacarme démoniaques dont les cris d’une bande de chats en rut peut donner une légère idée. C’est alors que les étoiles du matin poussaient ensemble des cris de joie et que tous les enfants de Dieu chantaient en triomphe. (Job 38-7.)
Ce sont donc les plus vives passions amoureuses qui ont délié la langue des ancêtres : ils étaient là, les yeux fixés réciproquement sur leur apparence sexuelle, et c’est dans cette vision béatifique, s’appelant et se stimulant, que leur esprit, le nôtre aujourd’hui, s’est formé ; car l’esprit est né de la chair et pour cela la chair a dû être torturée par tous les feux de l’amour le plus furieux.
On voit clairement par cette explication ce que va devenir l’analyse de la parole, car toutes les syllabes et presque tous les mots ont pris là leur naissance.

Jean-Pierre Brisset le mystère de dieu est accompli, 1890



Tomi Ungerer le Kamasutra des grenouilles

mercredi 8 mai 2019

La beauté en mouvement

Rodin passe presque tout son temps à dessiner

La Beauté est partout. Ce n’est point elle qui manque à nos yeux, mais nos yeux qui manquent à l’apercevoir.

La Beauté, c’est le caractère et l’expression.

L'art, entretiens réunis par Paul Gsell (Grasset 1911)







dimanche 17 mars 2019

Bouffe mon clito, pas le climat

Parler de vagin ou pire de se faire lécher le vagin reste très choquant même (surtout) quand il est utilisé dans un but politique. Et il déclenche des propos très haineux sur twitter.

Répéter en boucle « vagin » « vulve » ou « clitoris » ne fait pas de toi une féministe, juste une meuf malaisante. Encore plus quand tu as 15 ans.

- Il n’y a pas de garantie que sont clito est moins pollué que le climat qu’elle défend.

Déjà à ton âge on te bouffe rien ... Retourne à l’école .... Et lorsque tu sauras où et à quoi sert ton clito , tu auras honte de toi même mon enfant  Non mais Bordel plus aucun parent s’occupe de ses gosses dans ce pays !!!!!!!!?????? 


A croire que le manuel de civilité pour les petites filles à l'usage des maisons d'éducation de Pierre Louÿs doit être révisé.



Rappelez-vous :
Ne dites pas : « Mon con. » Dites : « Mon cœur. »
Ne dites pas : « J’ai envie de baiser. » Dites : « Je suis nerveuse. »
Ne dites pas : « Je viens de jouir comme une folle. » Dites : « Je me sens un peu fatiguée. »
Ne dites pas : « Je vais me branler. » Dites : « Je vais revenir. »
Ne dites pas : « Quand j’aurai du poil au cul. » Dites : « Quand je serai grande. »
Ne dites pas : « J’aime mieux la langue que la queue. » Dites : « Je n’aime que les plaisirs délicats. »
Ne dites pas : « Entre mes repas je ne bois que du foutre. » Dites : « J’ai un régime spécial. »
Ne dites pas : « J’ai douze godmichés dans mon tiroir. » Dites : « Je ne m’ennuie jamais toute seule. »

Ne dites pas : "Bouffe mon clito, pas le climat." Dites : "Manger une petite salade de cresson n'entraine pas de déreglement climatique"

Je me permet d'ajouter un petit bandeau sur cette jolie manifestante de la marche du siècle du samedi 16 mars 2019.

mercredi 6 mars 2019

Lors tes lèvres

Lors
Tes lèvres d’amour entrouvriront ma vulve
Et boiront mon désir
Comme on boit un vin fou



Ce désir
Qui courait au long de mon Échine
Et faisait se cambrer mes reins
A ton toucher si doux



Lors
Je ne saurai plus si c’est moi que tu aimes
Ou seulement
Ta joie
De me donner l’amour.

Simonne Michel Azais, Poèmes interdits, Paris, La Goelette, 1953



Illustration Schem - Raoul Serres
professeur de gravure à l’École Estienne à Paris de 1932 à 1942.

mercredi 13 février 2019

Ne pique pas les yeux

Avec lenteur, je l'étends, admirant pour la première fois ce corps soyeux et compact, ces seins haut dardés, cette légère traînée de poudre de riz autour de cette fente toute proche. Elle attire ma tête vers la traînée de poudre, mais l'odeur me révulse l'estomac. C'est celle du shampooing de Colm : NE PIQUE PAS LES YEUX.
- S'il te plaît, exhale-t-elle.
S'il me plaît quoi ? J'espère qu'elle ne va pas me laisser prendre l'initiative. J'ai toujours eu un problème pour prendre des décisions.
Embrasser la douce bande de chair située sous le nombril ; voir la marque que l'élastique de son slip a gravée sur le petit renflement de son ventre. Je n'arrive pas à me rappeler le moment où ses dessous sont partis, et ça m'ennuie. Etait-ce de son propre chef ou du mien ? Un moment pareil ne devrait pas s'oublier ! Je repose mon menton râpeux sur sa toison duveteuse. Quand je bouge, quand elle sent mon baiser, elle m'empoigne la tête et me tire violemment les cheveux par deux fois. Puis ses cuisses se détendent, et elle applique ses paumes sur mes oreilles pour que je puisse écouter la mer en stéréo - ou plutôt le réservoir de Coralville en crue, qui va transformer notre colline en îlot ; nous laisser là, abandonnés sous les vols des canards nocturnes, environnés de l'odeur poussiéreuse montant comme une brume des champs de soja.
Elle relâche une de mes oreilles, je reçois le bruit de la mer en mono. 

John Irving a publié en 1972 L'épopée du buveur d'eau, son second roman.




Illustrateur anonyme (Françoise ou les plaisirs du mariage)

mardi 12 février 2019

C'est pas du Claudel

Ell' m'emmerde, ell' m'emmerde , quand je tombe à genoux
Pour cetain's dévotions qui sont bien de chez nous
Et qui donn'nt le vertige
Croyant l'heure venue de chanter le credo
Elle m'ouvre tout grand son missel sur le dos
Ell' m'emmerde, vous dis-je


Misogynie à part 
Georges Brassens
Première chanson du douzième album studio créé en 1969 après 3 ans d'absence et dans la société post-soixante huit. 

Georges Brassens répond avec gourmandise et en riant a ses détracteurs comme il l'avait fait dix auparavant avec le pornographe du phonographe. Il propose également sur l'album ce vers 


dimanche 10 février 2019

Un coeur doux

En 1928, L'Amant de lady Chatterley de David Herbert Lawrence oppose à la rigueur du puritanisme anglais une relation non pas libertine mais naturelle (Florence, 1928); publication française de L’Amant de Lady Chatterley, chez Gallimard en 1932.  Il faudra attendre 1960 pour qu’il soit publié en Angleterre dans son intégralité. 

Alors, avec un frémissement d’intense plaisir, il toucha ce corps doux et chaud, et, un instant lui effleura le nombril d’un baiser. Et il lui fallut entrer en elle tout de suite, entrer dans la paix sur la terre qu’était son corps doux et immobile. Ce fut pour lui un moment de paix parfaite, cette entrée dans le corps de la femme. 

Then with a quiver of exquisite pleasure he touched the warm soft body, and touched her navel for a moment in a kiss. And he had to come in to her at once, to enter the peace on earth of her soft, quiescent body. It was the moment of pure peace for him, the entry into the body of the woman.

De ses doigts tranquilles, il tressa quelques myosotis dans la belle toison brune du mont de Vénus.
– Là ! dit-il. Voilà des myosotis à la place où ils doivent être.
Elle regarda les drôles de petites fleurs laiteuses parmi les poils bruns, à la pointe de son corps.
– Que c’est joli ! dit-elle.
– Joli comme la vie; répondit-il.
C'est l'histoire d'un homme qui rend un corps à une femme, et d'une femme qui rend une parole à un homme. Pascale Ferrand
Lady Chatterley film de Pascale Ferrand d'après la version Lady Chatterley et l'homme des bois (John Thomas and Lady Jane) avec Marina HandsJean-Louis Coulloc'hHippolyte Girardot

samedi 2 février 2019

Pagella bulletin scolaire

Par Titti Garelli  : 

L'ouvrage «School report» est issu d'une réflexion sur la sexualité dans la génération de ma mère et de ma grand-mère, à un moment historique où personne ne parlait de sexe, et jamais dans une perspective féminine. 

Évidemment, les gens ont fait la même chose qu'aujourd'hui, avec plus de culpabilité, mais avec le même plaisir. 

Ensuite, il y a le «rapport scolaire», d'authentiques trouvailles vintage trouvées dans les marchés aux puces, qui m'ont frappé: elles étaient différentes de celles que j'ai reçues à la fin de l'année scolaire, qui étaient tristement vertes-grises et toujours les mêmes. Ils étaient différents chaque année, à la fois en graphismes et en couleurs, et l'autre différence était qu'il n'y avait pas de notes mais des opinions. Avec l’expression des mêmes valeurs que dans mon école: devoirs et obligations, règles, obéissance, récompense et punition; pour cette raison, les premiers rapports scolaires montrent des scènes érotiques de fessées, se déroulant dans une école imaginaire, avec des écolières déshabillées improbables et des professeurs stricts.




dimanche 6 janvier 2019

Hacia el Porno (Into the Porn)

Katia Repina



Llámame Marta


This project covers private and professional life of Spanish porn actress, from her first steps in the porn industry when she just turned 23. 

mardi 1 janvier 2019

Le cul nie le cunni

Allitération, assonance, homophonie pour célébrer le corps féminin.

L'écho du corps de Ghérasim Lucas

Illustration Max Švabinský 1873 Kroměříž 1962 Prague

Poésie

prête-moi ta cervelle
cède-moi ton cerceau
ta cédille ta certitude
cette cerise
cède-moi cette cerise
ou à peu près une autre
cerne-moi de tes cernes
précipite-toi
dans le centre de mon être
sois le cercle de ce centre
le triangle de ce cercle
la quadrature de mes ongles
sois ceci ou cela ou à peu près
un autre
mais suis-moi précède-moi
séduction


 entre la nuit de ton nu et le jour de tes joues 
entre la vie de ton visage et la pie de tes pieds 
entre le temps de tes tempes et l'espace de ton esprit 
entre la fronde de ton front et les pierres de tes paupières 
entre le bas de tes bras et le haut de tes os
entre le do de ton dos et le la de ta langue 
entre les raies de ta rétine et le riz de ton iris 
entre le thé de ta tête et les verres de tes vertèbres 
entre le vent de ton ventre et les nuages de ton nu 
entre le nu de ta nuque et la vue de ta vulve 
entre la scie de tes cils et le bois de tes doigts 
entre le bout de tes doigts et le bout de ta bouche 
entre le pois de tes poils et la poix de ta poitrine 
entre le point de tes poings et la ligne de tes ligaments 
entre les pôles de tes épaules et le sud-est de ta sueur 
entre le cou de tes coudes et le coucou de ton cou 
entre le nez de tes nerfs et les fées de tes fesses 
entre l'air de ta chair et les lames de ton âme 
entre l'eau de ta peau et le seau de tes os 


entre la terre de tes artères et le feu de ton souffle 
entre le seing de tes seins et les seins de tes mains 
entre les villes de ta cheville et la nacelle de tes aisselles 
entre la source de tes sourcils et le but de ton buste 
entre le musc de tes muscles et le nard de tes narines
entre la muse de tes muscles et la méduse de ton médius 
entre le manteau de ton menton et le tulle de ta rotule 
entre le tain de ton talon et le ton de ton menton 
entre l'œil de ta taille et les dents de ton sang 
entre la pulpe de ta pupille et la serre de tes cernes 
entre les oreilles de tes orteils et le cervelet de ton cerveau 
entre l'oreiller de tes oreilles et la taie de ta tête 
entre le lévrier de tes lèvres et le poids de tes poignets 
entre les frontières de ton front et le visa de ton visage 
entre le pouls de tes poumons et le pouls de ton pouce 
entre le lait de tes mollets et le pot de ta paume 
entre les pommes de tes pommettes et le plat de tes omoplates 
entre les plantes de tes plantes et le palais de ton palais 
entre les roues de tes joues et les lombes de tes jambes 
entre le moi de ta voix et la soie de tes doigts 
entre le han de tes hanches et le halo de ton haleine
entre la haine de ton aine et les aines de tes veines 
entre les cuisses de tes caresses et l'odeur de ton cœur 
entre le génie de tes genoux et le nom du nombre 
du nombril de ton ombre