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jeudi 3 mars 2016

L’odeur maquillée de la fente

Mademoiselle mon cœur
Mise à nue dans la dentelle
La bouche parfumée
Le pipi coule de ses jambes
L’odeur maquillée de la fente
Est laissée au vent du ciel
Un nuage
Dans la tête
Se réfléchit à l’envers
Une merveilleuse étoile
Tombe
Cœur criant comme la bouche
Le cœur manque
Un lis est brûlant
Le soleil ouvre la gorge.


Mademoiselle mon cœur
Georges Bataille 


il y en a un qui est quand même plus hardcore, c’est là où il dit cette phrase sublime qui est vraiment assez marquante : « Je t’aime comme on chie ». C’est du pur Bataille, c’est encore assez cosmique et il parle des étoiles, de la nuit, d’un cerf qui bande, d’un orage, il y a une sorte de coït cosmique, qui est aussi très cru. Le texte passe aussi d’images très poétiques à des images crues et je trouve cela très fort parce que c’est perturbant. J’ai beaucoup d’admiration pour lui parce que je le trouve courageux d’avoir exploré ces abîmes, tous ces entre-deux complètement glissants, doubles, où on ne sait plus comment on s’appelle ou où l’on est ; il a été loin dans certains territoires, par exemple même dans l’abjection, où il faut un certain héroïsme pour aller explorer, parce qu’on n’a pas envie d’aller là où c’est sale. Et même il faut être courageux pour aimer cela et pour le dire, en fait (Arthur H


samedi 6 octobre 2012

Bouche rie et Georges Bataille

Je mets mon vit contre ta joue
le bout frôle ton oreille
lèche mes bourses lentement
ta langue est douce comme l’eau
 
ta langue est crue comme une bouchère
elle est rouge comme un gigot
sa pointe est un coucou criant,
mon vit sanglote de salive

ton derrière est ma déesse
il s’ouvre comme ta bouche
je l’adore comme le ciel
je le vénère comme un feu

je bois dans ta déchirure
j’étale tes jambes nues
je les ouvre comme un livre
où je lis ce qui me tue.

Georges Bataille

Ci dessous oeuvre de Jan Saudek

saudek

mardi 12 janvier 2010

Pleasant Fountains

Pleasant Fountains est un cabinet de curiosités littéraires. Une suite de textes, extraits d’œuvres connues ou moins connues, qui rendent compte des relations bucco-génitales !

On y lit beaucoup de fellation mais pas seulement et l'on prend le temps de remonter à l'origine. Non pas à Dieu tout de même mais à Shakespeare.

Madame Edwarda est une nouvelle de Georges Bataille


Je tremblais : je la regardais, immobile, elle me souriait si doucement que je tremblais. Enfin, je m’agenouillai, je titubai, et je posai mes lèvres sur la plaie vive. Sa cuisse me caressa mon oreille : il me sembla entendre un bruit de houle, on entend le même bruit en appliquant l’oreille à de grandes coquilles. 

American Psycho de Bret Easton Ellis

Elle est couchée sur le dos, nue, les jambes écartées – des jambes bronzées, aérobiquées, musclées, entraînées –, et je suis à genoux, en train de la sucer tout en me masturbant ; depuis que j’ai commencé à la lécher et à lui bouffer la chatte, elle a déjà joui deux fois, et son con est tendu et brûlant et mouillé, et je lui écarte et la doigte d’une main, tout en me branlant de l’autre. 

La famille royale  de William T. Vollmann.  

Le con de la Reine avait le goût du crack. Les filles pouvaient s’y abreuver toute la journée et le manque disparaissait.. Mais plus elles buvaient, plus elles devenaient accros.


photosfolies7_lefranc

Cette magnifique exposition ci-dessus est l’œuvre de Jean-Francois Lefranc