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mercredi 17 février 2016

Bécat et les potassons

Intemporel Paul Emile Bécat. Cet illustre inconnu marié à Marie Monnier connu dans le petit cercle des brodeuses. On ne sait pas si elle était porté sur le sexe. Elle fut toutefois amie avec Léon Paul Fargue, le piéton de Paris, qui aimait les blagues potaches et les femmes. Fargue donne l'impression d'être assez chaud dans la librairie devenu mythique d'Adrienne Monnier. Peut être qu'Adrienne derrière sa robe monacale a-telle aimé ce genre baiser avec Sylvia Beach (dont la librairie aussi est mythique) ou avec Gisele Freund. On retrouve dans leur entourage de grands noms que vous pouvez retrouver dans notre anthologie : Paul Valery, Jame Joyce notamment. On y trouve également Raymonde Linossier auteur de Bibi-la-bibiste. Les habitués de la librairie de la rue de l'Odéon sont les potassons. Pour l'éternité.

PS : voir également sur ce blog, l'histoire de Gertrude Stein et Alice B. Toklas. Autre couple cosmopolite parisien des années de guerre et d'entre 2 guerres, cette fois mythique dans l'histoire de la peinture.

Mais après cette jolie ronde de pittoresques personnages revenons à Bécat :


Les marinières



L'atelier


Le chevalier de la Trique

mercredi 11 février 2015

Ma splendide fleur sauvage des haies

« Dis-moi les plus petites choses sur toi, pour autant qu’elles sont obscènes et secrètes et dégoûtantes. N’écris rien d’autre. Que chaque phrase soit pleine de sons et de mots sales. Ils sont tous également charmants à entendre et à voir sur le papier, mais les plus sales sont les plus beaux. »

Tell me the smallest things about youfself so long they are obscene and secret and filthy. Write nothing else. Let every sentence be full of dirty immodest words and sounds. They are alliovely to hear and to see on paper even but the dirtiest are the most beautiful.

Ainsi sera la correspondance de Nora Barnacle  avec James Joyce.

Vu par Philippe Sollers 


Moi aussi une fois je te surprendrai endormie, je te remonterai les jupes et j’ouvrirai doucement ta culotte brûlante, puis je m’étendrai doucement à côté de toi et je commencerai à lécher paresseusement tout autour de ta fourrure. Tu commenceras à te remuer et à t’agiter alors je lécherai les lèvres du con de ma chérie. Tu commenceras à gémir et grogner et soupirer et péter de joie dans ton sommeil. Alors je lécherai plus vite et plus vite comme un chien vorace jusqu’à ce que ton con soit une masse de bave et que ton corps se torde sauvagement.
Bonne nuit, ma petite Nora péteuse, mon dégoûtant petit oiseau fouteur. Il y a un mot charmant , chérie, que tu as souligné pour que je me branle mieux. Ecris-moi plus sur ça et toi, avec douceur, plus sale , PLUS SALE.

Jim

Interprété Par Arthur H et Nicolas Repac




C’est une vraie lettre à sa femme. Et c’est un des textes que je trouve le plus émouvant parce que déjà ce n’est pas un texte littéraire, c’est une lettre, pas un poème ou une œuvre. Ce qui est très touchant, c’est qu’il est très sentimental, très spirituel, très poétique et tout d’un coup sans transition, il passe à quelque chose de très cru, très sexuel. Et du coup, il y a une vraie émotion dans le sexe. Je trouve la liberté qu’il se donne très moderne, mais surtout je trouve cela très honnête dans l’approche. Il n’a aucune autocensure, il dit toujours ce qu’il ressent. S’il ressent un élan poétique pour sa femme il le dit, et puis si ça l’excite et qu’il a envie de dire quelque chose d’obscène, il le dit aussi. Et il passe de l’un à l’autre de manière fantastique. (Arthur H)