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jeudi 14 janvier 2016

Dactylo cunnilingus

Un jour, dans une officine de dactylographie, à Rome, un vieux dandy des faubourgs dicte à la dactylographe son roman. La jeune femme s’arrête sur un mot qu’elle ne comprend pas : « cunnilingus ». Quand le client lui en traduit le sens, elle s’arrête et refuse de continuer. 

La patronne intervient, lit la page incriminée et s’exclame : 

- Je voudrais bien savoir qui peut vous publier cette affaire ! 

L’écrivain se redresse indigné : 

- Madame, vous ne savez pas à qui vous parlez ! J’ai gagné le prix Mazara del Vallo pour mon roman Les puces ont une queue… 

- C’est bon, c’est bon, le calme la patronne. 

Elle appelle une des filles : Signorina Pandolfini ! Arrive une femme sur les septante ans qui jette un coup d’œil à la page et s’assied. Elle se met à lire plus attentivement l’œuvre en question et demande à l’écrivain :

- Mais c’est de la vie vécue ou c’est de la fiction ? 

- Un peu les deux, lui répond l’écrivain, modeste, et il commence à dicter. 

La dactylographe se met à l’œuvre et, tout en tapant à la machine, soupire : 

- Mais pourquoi ces choses-là ne me sont jamais arrivées, à moi.


Dino Risi I miei mostri 

retranscription Brussel-express


Illustration : Manara

mardi 25 janvier 2011

dimanche 3 mai 2009

Planète cunnilingus : rêverie italienne

Sur baiser français, une nouvelle chronique, planète cunnilingus. Le principe est simple : de plus en plus de visiteurs viennent de recherches sur des googles autres que .fr et .com. Aujourd'hui l'Italie avec google.it.
Simone de Jenet publie cette histoire qui nous touche. Qui n'a jamais rêvé lorsque sa langue lèche le fond du plat ou lappe la dernière goutte d'être léché intimement à son tour.
Ti ho bevuta a lungo, fino all'ultima goccia. Ho infilato la lingua dentro di te a fondo, leccando le pareti rese vischiose dal tuo umore, i bordi fattisi morbidi sotto le mie labbra, il sugo che ti riempiva in ogni dove. La mia lingua ti ha esplorata, leccata avidamente, costretta e far uscire fino all'ultima stilla dalle tue cavità, mentre godevo di te tenendo gli occhi chiusi.  Ho annusato il tuo odore intenso, dolciastro, inspirando a lungo, mentre la bocca e la lingua erano ferme, per poi ricominciare a esplorarti e leccarti.

Sei stata mia, solo mia, della mia lingua e della mia bocca. Ti ho avuta, infine, dentro di me.

Ho posato il bicchiere sul bancone e ho detto al cameriere: "Dammene un'altra".

Retrouver toutes les histoires de Simone de Jenet
Pour Illustrer cette rêverie : une illustration du maître du fantasme italien Milo Manara (chez sexuality in the arts). Les italiens disent que l'on abuse de "J'adore" mais il le mérite.

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