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mardi 4 juin 2019

Les amies du crime

Après les premières caresses, Durand, moins gênée que lorsque Clairwil était, comme autrefois, en tiers avec nous, me déclara ses fantaisies, en me suppliant de m'y soumettre. A genoux devant moi, il fallait qu'en l'accablant d'invectives, je lui frottasse le nez tour à tour, et de mon con et de mon cul ; il fallait, en frottant le devant, que je lui piquasse sur le visage. Cela fait, je devais la couvrir de coups de pied et de coups de poing, m'emparer d'une poignée de verges, et la fustiger jusqu'au sang. Quand, à force de mauvais traitements, je l'aurais étendue par terre, il fallait que, ma tête entre ses cuisses, je la gamahuchasse un quart d'heure, en la socratisant d'une main, et lui branlant les tétons de l'autre ; ensuite, dès qu'elle serait bien en feu, je devais me laisser enculer avec son clitoris, pendant qu'elle chatouillerait le mien.
    - Je te demande pardon de tant de choses, Juliette, me dit cette libertine, après m'avoir tout expliqué ; mais si tu savais où nous entraîne la satiété !...
    - Après trente-cinq ans d'un libertinage soutenu, on ne doit jamais faire des excuses de ses goûts, répondis-je : tous sont respectables, tous sont dans la nature ; le meilleur de tous est celui qui nous flatte le mieux.






    Et me mettant à l'opération, je la satisfis si bien, qu'elle pensa mourir de plaisir. Rien n'égalait les crises voluptueuses de la Durand. De mes jours je n'avais vu de femme décharger ainsi : non seulement elle élançait son foutre comme un homme, mais elle accompagnait cette éjaculation de cris si furieux, de blasphèmes tellement énergiques, et de spasmes si violents, qu'on eût cru qu'elle tombait en épilepsie. Je fus enculée comme si j'eusse eu affaire à un homme, et j'y ressentis le même plaisir.
    - Eh bien ! me dit-elle, en se relevant, es-tu contente de moi ?
    - Oh ! foutre, m'écriai-je, tu es délicieuse, tu es un vrai modèle de lubricité ! tes passions m'embrasent : rends-moi tout ce que je t'ai fait.

    - Quoi ! tu veux être battue ?
    - Oui.
    - Souffletée, fustigée ?
    - Assurément.
    - Tu veux que je pisse sur ton visage ?
    - Sans doute, et que tu te dépêches ; car je bande et veux décharger.



    

La Durand, plus accoutumée que moi à ces services, s'y prend avec une telle agilité, elle y emploie une si grande adresse, qu'elle me fait à l'instant partir, sous les titillations voluptueuses de sa langue impudique.
    - Comme tu décharges, cher amour ! me dit-elle ; comme tu ressens énergiquement le plaisir ! Ah ! tu ne me le cèdes en rien.
    - Il faut que je te l'avoue, Durand, répondis-je, tu m'échauffes étonnamment la tête ; je suis étonnamment glorieuse d'être liée avec une femme comme toi ; maîtresses toutes deux des jours de l'univers entier, il me semble que notre réunion nous rend supérieures à la nature même. Oh ! que de crimes nous allons commettre ! que d'infamies nous allons faire !




D. -A. -F. Sade
L'Histoire de Juliette, sa soeur ou les prospérités du vice

Dessin Philippe Cavell
BD de Francis Leroi et Philppe Cavell Éditions Dominique Leroy (Vertiges Bulles) - 1979

samedi 25 octobre 2014

Voleur de foutre

A peine est-il disparu que Dorval entre.
— Vous êtes délicieuse, mon ange ! s’écrie-t-il en m’embrassant, je n’ai rien perdu de votre manœuvre ; voyez, poursuivit-il en me montrant un vit plus dur qu’une barre de fer, voyez l’état où votre procédé m’a mis.
Et se précipitant avec moi sur le canapé, je vis que la manie de ce libertin était de dérober avec sa bouche le foutre qui venait de m’être lancé dans le con. Il le pompa avec tant d’art, frétilla si délicieusement avec sa langue sur tous les bords, et jusqu’au fond de ma matrice, que je l’inondai moi-même… mille fois plutôt peut-être en raison de la singulière action où je venais de me livrer, en raison du personnage qui venait de me la faire commettre, qu’à cause du plaisir que je recevais de lui ; car, à quelque point qu’elles affectassent mon physique, mon moral, je ne puis le cacher, était encore bien plus ému de l’horreur gratuite que les séductions de Fatime et de Dorval me faisaient aussi délicieusement entreprendre.
Dorval ne déchargea point.

Histoire de Juliette 1799 Sade
La phrase sadienne est parfois complexe


il se courbe de même entre les cuisse de Fatime, et va pomper de la même manière le foutre perdu par Conrad ; il s’empare du vol et, les deux bons Germains dans leur lit, nous passons dans un cabinet délicieux où Dorval, après avoir déchargé une seconde fois dans le con de Fatime en me gamahuchant, nous expose de la manière suivante l’apologie de ses goûts singuliers.



Ici débute le discours de Dorval sur la propriété et le vol. S'il y a une loi naturelle c'est le vol.

le vol est sa (la nature) loi la plus chère, qu’elle en compose l’instinct des animaux. Ce n’est que par des vols perpétuels qu’ils parviennent à se conserver, que par des usurpations sans nombre qu’ils soutiennent leur vie.
 
En remontant à l’origine du droit de propriété, on arrive nécessairement à l’usurpation. 
 
Qui volait plus que nos financiers ! En voulez-vous un exemple pris dans le dernier siècle ?
La France contient neuf cents millions d’espèces ; sur la fin du règne de Louis XIV, le peuple payait sept cent cinquante millions d’impôts par an, et il n’en entrait que deux cent cinquante millions dans les coffres du roi : voilà donc cinq cents millions de volés ! 

mardi 11 octobre 2011

La philosophie dans le boudoir

Je reprend ici le titre de l'oeuvre du marquis républicain, vers lequel je me suis tourné après avoir lu le billet sur Hegel et le broute minou d'Evelyne Louvre Blondeau à qui j'ai jamais rendu l'hommage d'un lien vers son blog de référence. Elle ose illustrer Hegel broutant.

Retenons de ce cher Hegel rien de grand ne s'est accompli dans ce monde sans passion. Et L'histoire n'est pas le lieu de la félicité. Les périodes de bonheur y sont ses pages blanches. Est-ce l'inverse pour nos vies ?

Pourquoi en suis-je arrivé à Sade? Comme on passe de la philosophie au boudoir.

Attends, Eugénie, je vais maintenant t’apprendre une nouvelle manière de plonger une femme dans la plus extrême volupté, écarte bien tes cuisses… Dolmancé, vous voyez que de la façon dont je la place son cul vous reste, gamahuchez-le-lui pendant  que son con va l’être par ma langue, et faisons-la pâmer entre nous, ainsi, trois ou quatre fois de suite, s’il se peut. Ta motte est charmante, Eugénie,que j’aime à baiser ce petit poil follet… Ton clitoris, que je vois mieux maintenant, est peu formé, mais bien sensible… Comme tu frétilles… Laisse-moi t’écarter… Ah ! tu es bien sûrement vierge, dis-moi l’effet que tu vas éprouver dès que nos langues vont s’introduire, à la fois, dans tes deux ouvertures.
On exécute.
EUGÉNIE : Ah ! ma chère. C’est délicieux, c’est une sensation impossible à peindre ; il me serait bien difficile de dire laquelle de vos deux langues me plonge mieux dans le délire.
DOLMANCÉ : Par l’attitude où je me place, mon vit est très près de vos mains, madame ; daignez le branler, je vous prie, pendant que je suce ce cul divin. Enfoncez davantage votre langue, madame, ne vous en tenez pas à lui sucer le clitoris, faites pénétrer cette langue voluptueuse jusque dans la matrice, c’est la meilleure façon de hâter l’éjaculation de son foutre.
EUGÉNIE, se roidissant : Ah ! je n’en peux plus, je me meurs, ne m’abandonnez pas, mes amis, je suis prête à m’évanouir.
Elle décharge au milieu de ses deux instituteurs.
MME DE SAINT-ANGE : Eh bien ! ma mie, comment te trouves-tu du plaisir que nous t’avons donné ?
EUGÉNIE : Je suis morte, je suis brisée…, je suis anéantie…

C'est une lecture que l'on doit lire en se caressant. N'est-il pas vrai? De mon coté je ne me censure pas.

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