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mardi 15 juin 2021

Le retour de la petite queue

M. Adolphe Belot est né à la Guadeloupe. Ne lui sachez aucun gré de son style chaud et coloré, de ses conceptions vigoureuses, de ses situations osées, de ses sujets, c’est le sang créole qui coule dans ses veines. Né à quelques degrés plus loin de l’Equateur, Belot eût peut-être fait de bons petits romans à l’eau de rose, mais il est né aux Tropiques, et c’est ce qui nous a valu la Femme de feu. Le Figaro 1873.

Nouvel extrait des stations de l'amour.

Dis donc, sœur, tout à l’heure, pendant que Thérèse et moi faisions soixante-neuf, il m’a semblé sentir quelque chose… qui n’était pas fait comme le nôtre… Mais j’étais si heureuse que je n’ai pas bien regardé.

— Eh bien ! examine-le maintenant…

Thérèse écarta complaisamment les jambes, et la petite curieuse se pencha sur l’objet en question, que sa partenaire exhiba de son mieux, en glissant un coussin sous ses fesses. Line écarta les grandes lèvres et mit au jour ce qui avait déjà suscité chez moi une si vive surprise. Elle prit entre ses doigts le joli clito qui se roidit aussitôt sous cet attouchement : « Que c’est drôle, fit-elle, on dirait une affaire d’homme ! »

— Vous en avez donc déjà vu, mademoiselle ?…

— Que tu es bête !… Et les statues !…

Elle le mit entre ses lèvres, voulant le sucer.

Notre insatiable amie recommençait à pousser de nouveaux soupirs, de nouvelles exclamations ; tout à coup, elle se redressa, et grimpa sur Line qui mit le fameux petit membre juste au bon endroit, en jetant ses bras autour des reins de son « homme », s’écriant : « Oui, oui, baise bien ta petite femme… fais-moi jouir… oh ! je te sens dans moi, tu me brûles… pousse… frotte… pas si fort… va… »


Autre extrait :

J’étais assise sur le lit : Berthe me renversa, et se mit à chercher sous mes jupes, pendant que j’écartais les jambes. Elle arriva juste au point sensible qu’elle fit tressaillir ; se mettant à genoux, elle enfonça sa langue dans la grotte et saisit à pleines lèvres ce clitoris que tu connais, et qui bandait sous ses caresses. Quelle adroite gougnotte !… quelle agilité, quel art dans le frétillement rapide de sa langue pointue et pénétrante !… J’avais mis mes jambes sur ses épaules, et lui serrai tellement la tête que je faillis l’étouffer. Elle se releva à demi suffoqué mais souriante, et se précipita sur ma bouche, criblant mes lèvres de baisers passionnés. Line, restée près de la porte, nous disait : « Oh ! mes chéries, j’ai joui en vous voyant. Ce n’est pas à moi, ma petite Berthe, que tu fais minette comme cela… »

Illustration T. Mertens

lundi 14 juin 2021

Petite queue

 « Non, avec ma bouche, avec ma langue, me dit-elle… laissez-moi vous faire minette… »


Et sans attendre ma réponse, elle s’installa et promena une langue chaude, ardente, sur mon pauvre clitoris qui depuis longtemps ne s’était trouvé à pareille fête, et qui ne tarda pas à cracher sa béatitude, alors qu’elle se pâmait, car pendant ce temps-là son doigt n’était pas resté inactif.

Elle remonta vers moi et me dit câlinement : « Vous aimez cela… c’est bon, n’est-ce pas ?… »

— Oh ! oui… et toi, polissonne ?… Viens, je veux te le faire aussi…

— Oh ! non, pas ça… pas vous, madame…

— Si, si, tu m’as allumée, cochonne, je te veux… Viens…

(...)

Comme je m’étais étendue près d’elle et que ma main caressait sa fourrure soyeuse et fournie, elle écarta les cuisses, en me disant : « Oui, ça… tout ça… tout est à vous… »

Mais je fis un brusque mouvement de surprise. En mettant le doigt sur le clitoris, j’avais senti non pas un simple bouton, se gonflant plus ou moins, mais un véritable appendice, petite queue charnue qui bandait, et dont je ne m’étais pas aperçue la première fois.

— Oui, me dit-elle en m’embrassant, je l’ai très développé. C’est peut-être pour cela que je vous aime si ardemment !…

— Oh ! fais voir, ma mignonne… montre…

Elle rejeta les couvertures. Je vis alors le singulier objet : un joli clitoris rose, d’un bon pouce de longueur, qui frétillait sous mes yeux étonnés.

— C’est drôle, fis-je, on dirait une petit queue de gamin… laisse moi la sucer…

Je la pris entre mes lèvres, comme si ç’avait été la tienne. Elle ne protesta pas cette fois, et se laissa faire avec complaisance ; je la mordais et la lâchais tour à tour pour donner de grands coups de langue dans la vulve. Thérèse cependant se trémoussait convulsivement et poussait de petits cris : « Oh ! quel bonheur !… quelles délices !… pas si vite… attends… encore !… ah ! je t’aime… ta langue… ta langue… je jouis… je jouis !…


Les stations de l'amour Adolphe Belot

Auteur en 1870 de Mademoiselle Giraud, ma femme paru dans le figaro : « Le feuilleton que nous publions en ce moment, Mademoiselle Giraud, ma femme, a éveillé quelques susceptibilités. 

On trouve qu’il repose sur une donnée trop délicate et qu’il est dangereux de traiter des sujets aussi scabreux dans un journal. 

M. Adolphe Belot, plutôt que de modifier son œuvre, préfère en arrêter la publication. »

L’histoire narre les malheurs du narrateur qui épouse une jeune fille qui se refuse alors à lui. Il découvre qu’elle est l’amante d’une femme mariée. 

Le roman sera un succés. Emile Zola préfacera la réédition de 1879 (sous la signature de … Thérèse Raquin !). 

Illustration : André Collot