Affichage des articles dont le libellé est Shu Qi. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Shu Qi. Afficher tous les articles

samedi 30 janvier 2010

Shu qi n'ouvre pas les lèvres

Troisième billet consacré à Shu Qi cela devient une obsession. Il y a quand même une bonne raison.

millennium_image

Je voulais mettre en lien ce bel extrait : le corps de Vicky que son ami vient sentir de la bouche au sexe. 

Elle me rappelle le portrait de la torpille dans Splendeur et misère des courtisanes de Balzac elle peut toujours vous avoir, vous ne l'aurez jamais. 

dimanche 17 janvier 2010

Les lèvres de Shu Qi

Un seul billet n'aura pas suffit pour célébrer les lèvres de Shu Qi. Elle symbolise l'objet de ce blog : célébration du sexe féminin. Pas besoin de photo d'artiste, même les pornographes fond de l'art lorsque le modèle est Shu Qi.

J'ai plutôt tendance à privilégier les photos d'artiste mais les lèvres de Shu Qi n'en ont pas besoin.

Douglas Sirk parlait de son cinéma comme de l'exploration de "la distance infime entre le grand art et l'ordure". Shu Qi aurait été parfaite chez lui. (Olivier Joyard les inrocks)

Elle est la parfaite icône de la dialectique des 2 lèvres : les lèvres apparentes, la bouche, et les lèvres cachés, le pubis. Icône de la dialectique de la pureté et de la luxure.

shu_qi
shu_qi2

samedi 16 janvier 2010

Shu qi : les lèvres de baudelaire

Comme un flot grossi par la fonte
Des glaciers grondants,
Quand l'eau de ta bouche remonte
Au bord de tes dents,
Je crois boire un vin de bohême,
Amer et vainqueur,
Un ciel liquide qui parsème
D’étoiles mon coeur!      

Charles Baudelaire, le serpent qui danse

Pourquoi lorsque l'on voit Shu Qi à l'écran nous sommes subjugué ? Pourquoi évoque-t-elle le serpent qui danse de Baudelaire ?




Shu Qi a de ces fines grossiéretés : entre mille petits détails, ses lèvres ; elles sont si rosement pulpées, si délicatement volumineuses qu’elles débordent vers le petit cœur au-dessus, celui qui touche au bout de son nez, de sa truffe [5] ; elles débordent même, croirait-on, sur la naissance de ses joues (cela était fascinant dans Millenium Mambo où les deux heures du film s’écoulaient tout contre la bouche de Shu Qi). En un sens, son visage entier est lèvres, petites lèvres et grandes lèvres, et sa bouche appelle irrésistiblement un désir de fellation (ou beaucoup plus) ; l’obscénité de Shu Qi, si palpable, est en fait toute en obliques, en suavités indirectes. D’où ce constat, si essentiel : son extrême beauté tient tout autant de la « part putain » [6] de Prigent que de « l’idole immortelle » de Baudelaire. 
« La belle d’abandon » [7] (filmée par Hou) a la grâce de fondre en une même bouffée charnelle ce que la modernité a pour culture d’opposer : l’obscénité et la délicatesse.

Le texte ci dessus est extrait d'un article de Stéphanie Eligert sur remue.net.

La fin est délicieuse on sent le désir chez celle qui écrit : Dire Shu Qi : sentir la petite grâce truffée de ce « shu », si mignon à prononcer parce qu’il s’articule tout doucement et très vite, « au bord des dents » [9], avec une sorte de minutie souffleuse. Cela cerne encore une autre pornographie de Shu Qi, celle qui s’écoule, avant même qu’on la regarde, du chuintement liquide de son nom.

Shu Qi dans toute sa dualité dans ces 2 extraits ...






et notamment Three Times de Hou Hsiao-Hsien


Et le transporteur, alors. Oui j'oubliais, qu'est-ce qu'il en fait Besson de ces lèvres... il les bâillonne.