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jeudi 3 mars 2016

L’odeur maquillée de la fente

Mademoiselle mon cœur
Mise à nue dans la dentelle
La bouche parfumée
Le pipi coule de ses jambes
L’odeur maquillée de la fente
Est laissée au vent du ciel
Un nuage
Dans la tête
Se réfléchit à l’envers
Une merveilleuse étoile
Tombe
Cœur criant comme la bouche
Le cœur manque
Un lis est brûlant
Le soleil ouvre la gorge.


Mademoiselle mon cœur
Georges Bataille 


il y en a un qui est quand même plus hardcore, c’est là où il dit cette phrase sublime qui est vraiment assez marquante : « Je t’aime comme on chie ». C’est du pur Bataille, c’est encore assez cosmique et il parle des étoiles, de la nuit, d’un cerf qui bande, d’un orage, il y a une sorte de coït cosmique, qui est aussi très cru. Le texte passe aussi d’images très poétiques à des images crues et je trouve cela très fort parce que c’est perturbant. J’ai beaucoup d’admiration pour lui parce que je le trouve courageux d’avoir exploré ces abîmes, tous ces entre-deux complètement glissants, doubles, où on ne sait plus comment on s’appelle ou où l’on est ; il a été loin dans certains territoires, par exemple même dans l’abjection, où il faut un certain héroïsme pour aller explorer, parce qu’on n’a pas envie d’aller là où c’est sale. Et même il faut être courageux pour aimer cela et pour le dire, en fait (Arthur H


mercredi 11 février 2015

Ma splendide fleur sauvage des haies

« Dis-moi les plus petites choses sur toi, pour autant qu’elles sont obscènes et secrètes et dégoûtantes. N’écris rien d’autre. Que chaque phrase soit pleine de sons et de mots sales. Ils sont tous également charmants à entendre et à voir sur le papier, mais les plus sales sont les plus beaux. »

Tell me the smallest things about youfself so long they are obscene and secret and filthy. Write nothing else. Let every sentence be full of dirty immodest words and sounds. They are alliovely to hear and to see on paper even but the dirtiest are the most beautiful.

Ainsi sera la correspondance de Nora Barnacle  avec James Joyce.

Vu par Philippe Sollers 


Moi aussi une fois je te surprendrai endormie, je te remonterai les jupes et j’ouvrirai doucement ta culotte brûlante, puis je m’étendrai doucement à côté de toi et je commencerai à lécher paresseusement tout autour de ta fourrure. Tu commenceras à te remuer et à t’agiter alors je lécherai les lèvres du con de ma chérie. Tu commenceras à gémir et grogner et soupirer et péter de joie dans ton sommeil. Alors je lécherai plus vite et plus vite comme un chien vorace jusqu’à ce que ton con soit une masse de bave et que ton corps se torde sauvagement.
Bonne nuit, ma petite Nora péteuse, mon dégoûtant petit oiseau fouteur. Il y a un mot charmant , chérie, que tu as souligné pour que je me branle mieux. Ecris-moi plus sur ça et toi, avec douceur, plus sale , PLUS SALE.

Jim

Interprété Par Arthur H et Nicolas Repac




C’est une vraie lettre à sa femme. Et c’est un des textes que je trouve le plus émouvant parce que déjà ce n’est pas un texte littéraire, c’est une lettre, pas un poème ou une œuvre. Ce qui est très touchant, c’est qu’il est très sentimental, très spirituel, très poétique et tout d’un coup sans transition, il passe à quelque chose de très cru, très sexuel. Et du coup, il y a une vraie émotion dans le sexe. Je trouve la liberté qu’il se donne très moderne, mais surtout je trouve cela très honnête dans l’approche. Il n’a aucune autocensure, il dit toujours ce qu’il ressent. S’il ressent un élan poétique pour sa femme il le dit, et puis si ça l’excite et qu’il a envie de dire quelque chose d’obscène, il le dit aussi. Et il passe de l’un à l’autre de manière fantastique. (Arthur H)

samedi 11 février 2012

Je te ...

Je te narine je te chevelure
je te découvre je t'invente
tu me lèvres humides
je te respire
je te bouche
je te vulve je te paupières
je te langue
Vers extraits de Prendre corps de Ghérasim Luca
Poésie complète ici
 
Tu me suicides, si docilement.
Je te mourrai pourtant un jour.
Vers extraits de Au Mocassin Le Verbe de Robert Desnos
 Poésie complète ici



Prendre corps est actuellement chanté par Arthur H sur les scènes de France. Il invite tous ses spectateurs et spectatrice à rêver (faire) l'amour. Pour moi toute bonne musique, toute musique intéressante, est sexuelle ; qu’elle soit douce, rythmique, évanescente, furieuse, son identité profonde est sexuelle. Je suis baba

Prendre corps une descente en apnée dans les profondeurs de l’expérience sexuelle, une description scientifique de l’abandon, de la folie passagère, de l’excitation sensuelle jusqu’à une démence acceptable mais aussi une langue joyeuse qui ne désire aucune convenance