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vendredi 3 juillet 2015

La langue verte


Félicien Rops, belge ramené à Paris par Alfred Delvau va rencontré l'amour auprès de 2 soeurs Aurélie et Léontine Duluc modistes de 16 et 19 ans quand il les rencontre qui signe leurs lettres d'une fusion de leur 2 prénoms AureLéon.

Cher bien-aimé, comme nous t'aimons, et comme nous avons hâte de te le prouver !
AureLéon



A en croire sa correspondance il y eu d'autres aventures comme cette humaniste : C’est que j’ai couché avec une pionne belge (! !) Oui mon amy, une femme qui a ses parchemins de l’université & elle ne les porte pas aux tétons ! un docteur ès sciences « Etiam Erpertissimus Doctor in amoris sciencia ! ! un docteur aux lêvres rouges ! » – Os vulvæ roseus ! » 

Je tondis de ces prés la largeur de ma langue. 


Rien de forme la bouche d’une femme comme le grec.
 
Et de dire dans une autre lettre L'amour est un trésor quand la vertu l'épure : Lamartine con !

 

De Delvau citant Andréa de Nerciat cette pétulante évocation de l'anulingus : Déjà le comte, dans un moment de délire est allé jusqu’à déposer un baiser fixe et mouillant sur cette bouche impure de laquelle, en pareil cas, il serait disgracieux d’obtenir un soupir.



Titre du billet = Dictionnaire de la langue verte d'Alfred Delvau  Langage libre et cru.

dimanche 13 avril 2014

Petit Théatre de l'intimité

Les deux gougnottes d'Henry Monnier 1864 sous-titrée « Dialogues infames. Scènes réelles de la vie de nos mondaines » et sur-titrée Pour servir à l'histoire de nos moeurs est une pièce en 1 acte.

Deux dames du monde Louise Laveneur et Henriette de Frémicourt sont hébergées dans un appartement séparé chez Madame de Crécy, abonnées par leurs maris qui sont à leur partie de chasse. Elles se couchent dans le même lit en tout bien tout honneur. Mais c'est sans compter sur la finesse de Louise.



Louise
Et pas d'enfants à craindre!

Henriette
Et nos maris?

Louise
Traitons les comme ils les méritent. Faisons les cocus


Henriette
Où vas-tu, cher trésor, où vas-tu?

Louise
Laisse moi ma reine laisse moi tout visiter comme avec ma petite nini

Henriette
Que fais-tu mamie? Que me fais-tu? Que veux-tu?

Louise
Te montrer combien je t'aime!

Henriette
Ah? mon ange tu me combles. Je ... Je me ... Je me meurs... Ah! Ah! Tu m'as tués... Tu m'as tués...
Que m'as-tu fait, Louise, que m'as-tu fait?...

Louise
Ce que tu vas me faire... Viens, Viens, je t'en prie ...

Henriette
Oui, mais souffle la bougie...

Louise
Je ne te verrais plus...

Henriette
Tu as raison.

Louise
Tu ne m'en veux pas, cher trésor, des jolies petites choses que je me suis permises.

Henriette
Je serais bien ingrate...Et la preuve c'est que je vais te rendre la pareille...



Louise
Mets toi à ton aise, mon Henriette.

Henriette
 Oui Mignonne

Louise
Ta petite tête est-elle bien?

Henriette
Ne t'occupe pas de moi... Me sens-tu?

Louise
Oui, mon trésor, je sens ta bonne petite langue. Ah, que c'est bon ... C'est donc bon! Va, va, mon ange chéri, va,... Ne me quittes pas!...Suce, suce! Promène ta petite langue, promène-la  comme je fais... Merci, Merci, viens me baiser, viens que la baise; ta bonne bouche fraiche, toute humide de moi...


Henriette
Vous êtes satisfaite, chère madame, de votre petite élève?
 
Louise
Ma petite élève est une petite ....

Henriette
Une petite ....

Louise
Une petite cochonne.

Henriette
Nous sommes deux petites cochonnes. 

 

Illustration d'Henri Monnier





Puis Illustration d'André Collot

et une de Félicien Rops

mercredi 22 avril 2009

Un 69 d'antan

Le Chevalier.
- Tout est con chez cette divinité !Nicole (avec transport)
- Ah ! c’est bien chez toi que tout est vit.

Cet éloge est à peine prononcé que déjà sa bouche, qui ne veut pas se laisser vaincre de procédés par celle du Chevalier, s’est remplie du frais et rubicon bigarreau dont l’orgueilleux engin est couronné ; la folle fredonne en cette posture, une espèce d’air en remuant les doigts le long de cette étrange clarinette, à laquelle ce doigté ne laisse pas de causer un vif surcroît de plaisir. Elle ne dédaigne point de caresser aussi les ornements inférieurs, ni même de postillonner légèrement ce réduit plus inférieur encore, que la Nature a fait le quiproquo de ne pas rendre absolument insensible aux atteintes variées de la volupté. Ces stimulantes manœuvres ont bientôt conduit l’ardent Chevalier au même degré de prurit que sa langue fait éprouver à Nicole ; ils sont mutuellement électrisés au même instant, et l’élixir de vie que reçoit dans sa bouche l’enchanté fellateur est aussitôt quadruplement restitué à celle de l’expirante fellatrice. Deux déterminés ivrognes ne vident pas leurs verres avec autant de ferveur qu’en ont nos capricieux exaltés à savourer l’huile essentielle de Cythère. L’un et l’autre semblent désirer de tarir les sources où ils viennent de s’abreuver. – Enfin, il est temps d’avoir un moment de relâche. On reprend ses chemises après s’être bien rincé la bouche, d’abord avec de l’eau ; ensuite chacun avec un petit verre d’excellent Marasquin, dont Nicole s’est à propos souvenue d’avoir encore un flacon échappé, par bonheur, à l’intempérance du vilain Hilarion.- 

André de Nerciat, le diable au corps, roman libertin, 1798, tome troisième.

Félicien Rops, gravure pour l’édition de 1865 du diable au corps d’André de Nerciat.

Vous retrouvez cette citation et cette gravure sur le site @mateurdart

Felicien_Rops_69

Et je ne résiste pas au plaisir de vous proposer cette autre oeuvre Hokusai sur un thème également traité par Rops et que vous trouvez également chez l'@mateur d'art.

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