Dans J'irais cracher sur vos tombes, le cunnilingus est utilisé deux fois, le premier érotique, le deuxième violent et meurtrier. Lequel aura le plus choqué Daniel Parker, le président du cartel d'action sociale et morale, qui fut le plus ardent pourfendeur de Vernon Sullivan en 1947. Écrit en 2 semaines, le succès du livre permet à Boris Vian d'acquérir sa BMW 1500, alors que l'écume des jours n'a pas eu la reconnaissance attendue.
Elle était lisse et mince comme une herbe, et odorante comme un magasin
de parfumerie. Je m’assis et me penchai au-dessus de ses jambes, et je
lui embrassai l’intérieur des cuisses, à l’endroit où la peau des femmes
est aussi douce que les plumes d’un oiseau. Elle resserra ses jambes et
puis les écarta presque aussitôt, et je recommençai un peu plus haut.
Son duvet brillant et bouclé me caressait la joue, et, doucement, je me
mis à la lécher à coups légers. Son sexe était brûlant et humide, ferme
sous la langue, et j’avais envie de la mordre, mais je me redressai. Elle s’assit en un
sursaut et saisit ma tête pour la remettre en place. Je me dégageai à
moitié.
L’assassinat de Lou
Alors je lui ai répondu que les Blancs avaient descendu mon frère, et
que je serais plus dur à avoir, mais qu’elle, en tout cas, allait y
passer, et j’ai crispé ma main sur un de ses seins jusqu’à ce qu’elle
manque s’évanouir, mais elle ne disait rien. Je l’ai giflée à mort. Elle
a ouvert les yeux de nouveau. Le jour venait, et je les voyais briller
de larmes et de rage ; je me suis penché sur elle; je crois que je
reniflais comme une espèce de bête et elle s’est mise à gueuler. Je l’ai
mordue en plein entre les cuisses. J’avais la bouche remplie de ses poils noirs et durs ;
j’ai lâché un peu et puis j’ai repris plus bas où c’était plus tendre.
Je nageais dans son parfum, elle en avait jusque là, et j’ai serré les
dents. Je tâchais de lui mettre une main sur la bouche, mais elle
gueulait comme un porc, des cris à vous donner la chair de poule. Alors,
j’ai serré les dents de toutes mes forces, et je suis rentré dedans.
J’ai senti le sang me pisser dans la bouche, et ses reins s’agitaient
malgré les cordes. J’avais la figure pleine de sang et j’ai reculé un
peu sur les genoux. Jamais je n’ai entendu une femme crier comme ça ;
tout d’un coup, je me suis rendu compte que tout partait dans mon slip ;
ça m’a secoué comme jamais.
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samedi 11 février 2017
mercredi 4 janvier 2017
Les gousses vous avez raison
Les gousses vous avez raison
raison de taillader les sexes érigés
comme les cous tendus des poules vers le grain
raison de recracher le sperme âcre et gluant
raison de rejeter l'éventrement brutal
nous ne vous aimons pas
Nous n'avons pas besoin de vous les gousses
nos sexes resteront las et morts devant vous
sexes mous, plus méprisants
que vos miroirs qui vous regardent
pourtant nous aimerions parfois nous abreuver
du lait frais de vos figues fendues
broyer entre nos dents vos seins aux pointes sombres
écarter de nos mains douces vos coins d'ombre
et blottir notre langue au creux de vos vagins
plus beaux de n'avoir pas connu le coutre révoltant
le doigt capuchonné plein de foutre et de sang.
Boris Vian Ecrits pornographiques
raison de taillader les sexes érigés
comme les cous tendus des poules vers le grain
raison de recracher le sperme âcre et gluant
raison de rejeter l'éventrement brutal
nous ne vous aimons pas
Nous n'avons pas besoin de vous les gousses
nos sexes resteront las et morts devant vous
sexes mous, plus méprisants
que vos miroirs qui vous regardent
pourtant nous aimerions parfois nous abreuver
du lait frais de vos figues fendues
broyer entre nos dents vos seins aux pointes sombres
écarter de nos mains douces vos coins d'ombre
et blottir notre langue au creux de vos vagins
plus beaux de n'avoir pas connu le coutre révoltant
le doigt capuchonné plein de foutre et de sang.
Boris Vian Ecrits pornographiques
Photo : Tony Ward
dimanche 1 janvier 2017
Un calice exaspéré
Commencer l'année avec Boris Vian qui vante le sexe proscrit par l'Etat bras armée d'une conspiration pour le nuisible. Et puisque l'amour, qui est tout de même, je le répète, le centre d'intérêt de la majorité des gens sains, est barré et entravé par l'Etat, comment s'étonner que la forme actuelle du mouvement révolutionnaire soit la littérature érotique? Extrait de la conférence sur l'utilité d'une littérature érotique en 1948.
Illustration T. Mertens pour Johannes Gros (à confirmer)
Ce sur quoi, percevant une certaine humidité sur ma lèvre supérieure, je léchai cette humidité et ma langue pénétra dans une fente charnue et brûlante qui entreprit à cet instant une longue série de contractions. J'aspirais le jus succulent qui me coulait maintenant dans la bouche et je me rendis compte alors que quelqu'un se tenait étendu sur moi de tout son long, tête-bêche, me rongeant le membre tandis que lui rendais, de l'autre côté, la politesse ; moi, David Benson, j'étais en train de brouter l'organe d'une créature, et j'en tirais un plaisir extrême.
Cette constatation me frappa d'ans l'instant que, pris d'un violent transport, je laissai échapper une grande quantité de sperme, avalé aussitôt. En même temps, les cuisses qui m'enserraient la tête se raidirent; je fis de mon mieux, plongeant et ramenant la langue aussi vite que je le pouvais, et j'absorbai tout ce que je pus tirer du calice exaspéré qui dansait contre ma bouche.
Cet extrait de Drencula de Boris Vian est apprécié de nos amis hispaniques d'ici et là.
una mata de vello me rozaba la nariz y la boca; un olor particular, un poco mareante, me llenaba la nariz y, cuando levanté las manos, me topé con dos globos lisos y sedosos que se estremecieron al tocarlos y se levantaron ligeramente; en éstas, percibí cierta humedad en mi labio superior, lamí esa humedad y mi lengua entró en una raja carnosa y ardiente que, en ese instante, inició una larga serie de contracciones. Sorbí el suculento jugo que entonces se me derramaba en la boca y me percaté de que alguien estaba tumbado sobre mí boca abajo todo lo largo que era y me comía el miembro mientras yo le devolvía la cortesía por el otro lado; yo, David Benson, estaba chupándole el órgano a una criatura, y eso me producía un placer extremo”
Meilleurs voeux pour 2017
lundi 9 septembre 2013
Ce n'est pas du Viandox
Boris Vian avait peu de temps à vivre et il a vécu ses 20 ans pendant l'occupation. Le reste de sa vie a donc était extrèmement rempli. Il en savait un bout sur les choses importantes, le jazz, le roman, l'humour, la chanson, l'amour et le sexe. (et la politique quand c'est crucial)
Dès ses premiers recueil de poèmes (ici Cantilène en gelée) il montre son intérêt pour un bon cunnilingus. Les illustrations de Cantilène en gelée sont de Christiane Alanore.
Où tu sais
Un pot de Khonfiture
De groseilles de saison
Ma Lison
Bien rouges et bien mûres.
À coups de langue mutins
Le matin
Je prélèverai ma dose
Et tu prendras en retour
Mon amour
Ta ration de gyraldose.

Et les baisers de celle
Que ceci que cela
La belle que voilà
Mon Ourson, l'Ursula
Je voudrais pas crever
Avant d'avoir usé
Sa bouche avec ma bouche
Son corps avec mes mains
Le reste avec mes yeux
J'en dis pas plus faut bien
Rester révérencieux
Que ceci que cela
La belle que voilà
Mon Ourson, l'Ursula
Je voudrais pas crever
Avant d'avoir usé
Sa bouche avec ma bouche
Son corps avec mes mains
Le reste avec mes yeux
J'en dis pas plus faut bien
Rester révérencieux
Chanson Galante
Je voudrais te renverserOù tu sais
Un pot de Khonfiture
De groseilles de saison
Ma Lison
Bien rouges et bien mûres.
À coups de langue mutins
Le matin
Je prélèverai ma dose
Et tu prendras en retour
Mon amour
Ta ration de gyraldose.

Des goûts et des couleurs
Il y a des sexes courts
Et d’autres pendent aux genoux
Rayés de jaune et de violet
Comme l’ombre du soleil à travers la grille
Et les femmes, certaines sentent
Le bouillon, le lapin sauvage
C’est bon, avec du pain grillé
Et d’autres pendent aux genoux
Rayés de jaune et de violet
Comme l’ombre du soleil à travers la grille
Et les femmes, certaines sentent
Le bouillon, le lapin sauvage
C’est bon, avec du pain grillé
vendredi 6 septembre 2013
Dépucelage de Vian
Je suis allongé sur le dos… heureusement, sinon, je souffrirais… et je n’y vois plus rien… Deux mains se posent sur ma poitrine, deux longues jambes se collent aux miennes… Je suis prêt à hurler tellement c’est douloureux d’attendre comme ça… Et d’un coup, la première des deux s’allonge sur moi. Je la pénètre de toutes mes forces… presque immédiatement, elle s’écarte et c’est la seconde qui prend la place… Je tire désespérément sur le cordon qui m’attache les mains… Il casse… Elle ne s’est aperçue de rien… Au moment où elle va s’éloigner à son tour, mes bras se referment sur elle… Je la tiens d’une main et de l’autre, je réussis à attraper les jambes de la seconde… je la fais tomber à côté de moi et mes lèvres remontent le long de ses cuisses… jusqu’où je peux aller… J’aime ça… J’aime beaucoup ça… Elles gémissent un peu… tout doucement.
… Le temps passe…
Il passe beaucoup, aujourd’hui… »Vous venez de lire un extrait de Et on tueras tous les affreux de Boris Vian paru en 1948 aux Editions du Scorpion sous le pseudonyme de Vernon Sullivan.
Le héros Rock Bailey est beau, baraqué mais il veut rester puceau jusqu'à vingt ans mais Mona et Beryl comme vous l'avez lu ci dessus l'empêche de réaliser son serment. (de vigne ou de coeur).
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