Dans Le Temple de l’aube, Honda est le témoin des amours de
Ying Chan et de son amante Keiko :
Dans la pénombre, des membres inextricablement emmêlés se tordaient
sur le lit qui lui faisait face. Un corps blanc rondelet et un autre
brun foncé étaient étendus, les têtes dans des directions opposées,
épuisant leurs désirs lascifs. (…) Deux chevelures noires ondulées
pressaient intimement deux monticules noirs pubescents d’ombres
également remplis. Les mèches gênantes échevelées épandues sur les joues
se changeaient en marques d’amour. Des cuisses brûlantes et lisses
reposaient en contact intime avec les joues lisses et brûlantes et les
tendres abdomens se soulevaient telles des baies menues sous la lune.
(…) Des seins qu’avait abandonnés la partenaire tournaient à la lumière
leurs tétons innocents, tremblant parfois comme par l’effet d’un courant
électrique.
Yasunari Kawabata Les Servantes d’auberge 1930
Je ne sais pas qui est le
traducteur