Sur un vit comme il faut, qu'un con a de vertu!
Peut-il bander et passer outre?
J'ignore, Dieu merci! le mal d'avoir foutu.
Mais je connais le bien de foutre.
C'était hier, c'est aujourd'hui,
Toujours je baiserai, je foutrai pour mieux dire.
Je suis né par le con, je périrai par lui;
C'est mon aimant que le con, il m'attire:
Ma langue (ineffable douceur!)
D'un con frais, d'un con pur est la seconde éponge.
Aussi je le prépare, et lorsque je m'y plonge,
Les plus heureux du monde envieraient mon bonheur.
Ce texte de 1787 démontre que le libertinage français du
XVIII est sous l'influence de l'oeuvre de l'auteur de la
renaissance.
L'arétin est devenu un genre de livre : recueil de gravures
figurant des positions sexuelles. Je ne sais pas si à l'époque de youporn cela
a encore une certaine notoriété.
Le XXème siècle aussi n'oubliera pas le précurseur italien du langage pornographique :
Préface de la traduction Française par Apollinaire bien sur, qui
présentera également l’éloge du con de Baffo.