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mercredi 12 mars 2014

Frétillant baisers

La comtesse regarda un instant cette charmante petite ogive de la nature qui donne si droit sur le cœur ; puis tout à coup, les narines dilatées, les lèvres retroussées, les dents frissonnantes comme une panthère qui se jette sur sa proie, elle y appliqua sa bouche.

 

Jamais je n'avais pressé de mes lèvres pêche plus parfumée que celle dont ma langue ouvrait la chair.


Les lèvres qui sucent, les dents qui mordent et la langue qui chatouille.


Vous retrouverez les extraits du Roman de Violette de la Comtesse de Mannoury sur ce blog. L'occasion de faire une nouvelle entrée pour l'illustrateur Frédillo qui illustre ces pages.

Un lien vers JF Launay pour consulter le petit récit de Frédillo

lundi 13 janvier 2014

Tes lèvres, tes dents, ta langue

Nouvel extrait du Roman de Violette, avec l'une des scènes clés du livre : Christian prend la place de Violette pour donner du plaisir à la comtesse. 

Le Roman de Violette est publié à Bruxelle en 1883, souvent attribué à Alexandre Dumas. Comme nous l'avons souligné dans ce blog il n'existe pas un écrit érotique d'un auteur féminin qui ne soit attribué à un homme. Au final l'auteur restera inconnu. Pas si inconnu puisque la célébritée masquée pourrait être la marquise de Mannoury d'Ectot née H. Nicolas Le Blanc qui a écrit les cousines de la colonelle sous le pseudonyme de vicomtesse de Coeur-Brûlant.

– Mets-toi sur le lit, la tête renversée en arrière du côté de la glace et moi à genoux, je te caresserai avec ma bouche.
– Tout ce que tu voudras. »
La comtesse se redressa en bondissant, elle se renversa sur les reins, les yeux au plafond, les jambes écartées, le corps cambré par la rotondité du lit.
C’était le moment convenu, je sortis en rampant du cabinet.
« Suis-je bien comme cela, demanda Odette, avec un charmant mouvement des fesses qui acheva de lui faire perdre son assiette.
– Oui, je crois, répondit Violette.
– Là, maintenant, fais ma raie, écarte-moi le poil des deux côtés. »
Je suivis à la lettre les instructions qui étaient données à ma petite amie.
« Est-ce là ? demanda Violette.
– Oui, et maintenant… la bouche… et si tu ne me fais pas jouir, je t’étrangle. »
J’avais appliqué ma bouche à l’endroit indiqué et je n’avais pas eu de peine à rencontrer l’objet que dans sa maladresse feinte Violette était accusée de ne pas trouver ; la chose était d’autant plus facile qu’il était comme je l’avais prévu plus allongé chez la comtesse que chez les femmes ordinaires ; on eut dit le bouton d’un sein vierge raidi par la succion ; je commençai par le prendre et le rouler doucement entre mes lèvres.
La comtesse poussa un soupir de sensualité :
« Oh, dit-elle, c’est cela, si tu continues, je crois… je crois que tu ne me devras plus rien. »
Je continuai, tout en attirant Violette à moi, et en lui montrant la part qu’elle avait à faire dans le trio.
Mais avec moi, Violette n’était pas la maîtresse maladroite d’Odette. C’était la complice du plaisir : devinant les mille caprices de la volupté, où je m’étais contenté de mettre la main elle mit la bouche, et je sentis avec une suprême jouissance qu’elle me rendait, sauf la différence de forme, la même caresse que je faisais à la comtesse. Celle-ci continuait d’être satisfaite.
« Oh ! vraiment, disait-elle, c’est que cela va très bien. Ah ! petite menteuse qui disait qu’il lui faudrait apprendre, c’est que c’est cela, c’est cela… pas trop vite. Je voudrais que cela durât toujours, ah… oh… ta langue, je la sens. Mais… tu es… très… oh là… très adroite ! Les dents maintenant… oh, bien oui… mordille-moi… ah ! mais… c’est que c’est tout à fait bien ! »
Si j’avais pu parler, j’aurais fait les mêmes compliments à Violette, l’ardente enfant avait l’instinct des choses d’amour.
J’avoue que je prenais un grand plaisir aux caresses que je faisais à la comtesse ; jamais je n’avais pressé de mes lèvres pêche plus parfumée que celle dont ma langue ouvrait la chair. Tout était ferme et jeune dans cette femme de vingt-huit ans, comme dans une enfant de seize. On voyait que la brutalité masculine n’avait passé par là que pour ouvrir la voie des caresses plus délicates.
Ces caresses, je ne les centralisai pas sur le clitoris, siège du plaisir chez la jeune fille qui s’amuse seule ; il partage chez la femme faite, sans rien perdre de son intensité, son plaisir avec le vagin.
Ma langue descendait de temps en temps dans les chaudes et riches profondeurs où s’allonge le col de la matrice. Alors la jouissance était égale, mais changeait de nature. D’ailleurs, en ce moment-là, pour ne pas laisser de répit à la comtesse, mon doigt remplaçait mes lèvres sur le clitoris. La comtesse était dans l’admiration.
« Oh ! disait-elle, c’est étrange, jamais je n’ai éprouvé tant de plaisir. Oh ! je ne te laisse pas finir, si tu ne me promets pas de recommencer. Tu sais que je sens tout, que je distingue tout, tes lèvres, tes dents, ta langue. Oh ! si tu continues ainsi, je ne pourrai plus me retenir, je n’en aurai plus la force… Je jouis… tu sais… je jouis… Oh ! c’est impossible que ce soit toi qui me donnes une pareille jouissance. Violette !… Violette !… » Violette n’avait pas la moindre envie de répondre.
« Violette, dis-moi que c’est toi. Oh ! non, il y a trop de science de la femme là dedans. C’est impossible. »
La comtesse fit un effort pour se relever, mais de mes deux mains appuyées sur sa gorge, je la fixai au lit ; d’ailleurs l’extrême jouissance commençait, je sentais tous les organes du plaisir se contracter sous mes lèvres. Je redoublai le mouvement de ma langue ; j’y mêlai le chatouillement de mes moustaches que j’avais jusque-là rendues témoins et non agents. La comtesse se tordit en criant, puis je sentis cette chaude effluve qui semble ruisseler de tout le corps et se concentrer au vagin, j’enveloppai une dernière fois le tout de mes lèvres, dans une suprême aspiration, et bon gré mal gré, je reçus la véritable âme de la comtesse.
Je n’avais attendu moi-même que ce moment-là pour m’abandonner à toute la violence du plaisir.
Violette gisait mourante à mes pieds.
Je n’eus pas la force de m’opposer au mouvement que fit la comtesse qui poussa un cri terrible en jetant les yeux sur le champ de bataille et qui bondit hors du lit.

Comme pour les autres extraits une illustration de 69 lesbien qui excite aussi bien les hommes que les femmes

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dimanche 12 janvier 2014

Violette et la comtesse

Vous avez aimé le 1er extrait du roman de Violette? Dans ce deuxième extrait du roman de Violette, Violette la charmante lingière a rendez vous avec Odette comtesse de son état, qui ne peut souffrir les hommes. Christian est caché et ne va rien manquer du gamahuchage lesbien.

– Alors, viens hors de la baignoire, je ne puis pas mettre la tête sous l’eau et j’ai deux mots à ajouter de vive voix à ce que mon doigt vient de te dire. (...)
Je les vis passer nues toutes les deux.

La comtesse portait Violette sur le lit, donc j’allais parfaitement les voir. La comtesse coucha Violette sur la peau d’ours noir, lui écarta doucement les cuisses, regarda un instant cette charmante petite ogive de la nature qui donne si droit sur le cœur ; puis tout à coup, les narines dilatées, les lèvres retroussées, les dents frissonnantes comme une panthère qui se jette sur sa proie, elle y appliqua sa bouche.

Cette caresse est en général le triomphe de la femme qui se fait la rivale de l’homme. Il faut qu’à force d’habileté, d’adresse, d’agilité, elle ne laisse rien à regretter à la maîtresse près de laquelle elle joue un rôle pour lequel elle n’a pas été faite.

Il paraît qu’en promettant toutes les ivresses de la volupté à Violette, la comtesse ne s’était pas vantée. Je vis avec une certaine jalousie, ma chère petite maîtresse se rouler, se tordre, crier, haleter, mourir sous cette bouche impitoyable qui semblait vouloir aspirer son âme jusqu’au dernier souffle.
La comtesse, ramassée sur ses genoux, les fesses bien assises sur ses talons, suivait de son corps tous les mouvements du corps de Violette, ses reins avaient alors des soubresauts adorables et le désir lui donnait des frémissements de jouissance à jurer qu’elle ne perdait rien à être active et peut-être même y gagnait-elle quelque chose.

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dimanche 10 novembre 2013

L'oreille chaste

« Ah ! lui dis-je, je donnerais toutes les comtesses du monde pour un de ces poils si fins qui restent dans mes moustaches quand… »
Violette mit la main sur mes lèvres ; j’avais déjà remarqué que, ainsi que les natures fines et nerveuses, elle laissait tout faire, jouissait de tout, mais avait instinctivement l’oreille chaste.
J’ai souvent constaté cette délicate anomalie chez les femmes qui ont la vue curieuse, la bouche complaisante, l’odorat sensuel et les mains savantes.

Cette remarque est de l'auteur(e) du Roman de Violette, la Marquise de Mannoury d'Estoc. Chez beaucoup de femmes l'oreille est plus chaste que le comportement, chez d'autres c'est l'inverse. Et pour vous chères lectrices?

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Querelle d'Andy Warhol
Querelle est aussi le dernier film de R. W. Fassbinder adaptation du romain Querelle de Brest de Jean Genet avec Brad Davis dans le rôle du marin Querelle.

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Il lui restait à accomplir la dernière formalité : son exécution.
- «Faut que j'm'exécute, quoi»!
Querelle comprit que l'instant était venu qu'il
« s'exécute».
Cette exécution serait capitale.
Son exécution il va la jouer au dé, au bordel, dont le tenancier joue sa femme au dé. Si tu perds il t'encule. Querelle triche pour perdre.

dimanche 20 octobre 2013

Encore les lèvres, encore les dents, encore la langue

Quatrième extrait du Roman de Violette et autre morceau de bravoure, la scène de sexe entre la comtesse et Florence dont les poils pubiens la couvre jusqu'à la poitrine. Etrange.

Alors elle se mit à genoux et comme les somptueux ornements qu’elle venait d’ajouter au saint ne l’empêchaient pas de faire ses dévotions à la chapelle, elle posa doucement les cuisses de Florence sur ses deux épaules, écarta cette toison touffue qui voilait l’entrée de la grotte, arriva aux lèvres qu’elle ouvrit et qui semblèrent un écrin de velours noir doublé de satin rose.
À cette beauté inattendue, elle poussa un cri de joie, y colla sa bouche, commença à mordiller et à sucer le clitoris, qui se raidit voluptueux et qu’elle caressa un instant de la langue, puis elle voulut lui rendre la caresse plus profonde et plus amoureuse encore quelle avait reçue de moi, mais à son cri de joie succéda un cri d’étonnement : elle trouvait clos un passage quelle avait cru ouvert.
(...)
Et elle s’élança sur Florence, écarta son doigt et appliqua ardemment sa bouche sur le voluptueux vagin dont la nature a fait le siège du plaisir.
Florence jeta un petit cri ; peut-être avait-elle un peu vivement senti les dents qui la caressaient, mais presque aussitôt la langue d’Odette prit la place de ses dents et cette langue savante s’assura bien vite que Florence n’avait pas menti, et que si elle n’était pas vierge, elle était aussi complètement pucelle que possible.
Quant à Florence, elle s’aperçut bientôt de deux choses, la première : combien il est plus doux d’être dévorée par une bouche ardente qui a à son service, pour varier les plaisirs, des agents différents, les lèvres qui sucent, les dents qui mordent et la langue qui chatouille, ou d’être seulement surexcitée par un doigt si agile et si caressant qu’il soit ; et la seconde ; c’est qu’il y avait un abîme entre la Russe Denise et la Parisienne Odette.
Le plaisir se traduisit chez elle par des cris de volupté, tels qu’on eût pu les croire des cris de douleur et elle était presque évanouie lorsque la comtesse continua sur sa bouche les baisers qu’elle venait de lui donner ailleurs.

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lundi 14 octobre 2013

Un baiser de lait tiède

Le roman de Violette n'est-il pas l'un des plus pur livre érotique jamais écrit ? Violette, jeune lingère ingénue de 15 ans, pour échapper aux avances d’un patron, se réfugie un soir chez son voisin, Christian. Elle va alors découvrir les joies de l'amour.
 

Attribué à Alexandre Dumas père, fils, à Théophile Gautier ou encore à Guy de Maupassant (qui l’a dénié), il est aujourd’hui admis  que l’auteur en fut une femme, Mme Mauriac de Boissiron connue sous son titre de Comtesse de Mannoury d'Ectot. Mais là encore, nous ne sommes guère plus avancés puis qu’il s’agit sans doute d’un pseudonyme !

Dans cet extrait, Christian propose à Violette un remède pour adoucir ses petites douleurs intimes :

– Eh bien, je vais achever de te guérir. Elle vit que je prenais le pot au lait et que je le portais à ma bouche.
– Mon Dieu, que fais-tu donc ? »
Je lui fis signe de ne pas s’inquiéter, mais en même temps de regarder dans la glace.
Pendant ce temps, le lait avait tiédi dans ma bouche, j’approchai mes lèvres contre la petite cloison brisée et je poussai dans un baiser un jet de lait à plusieurs reprises à travers des corolles de ce nymphéa qu’on appelle le vagin.
Au premier jet, elle poussa un petit cri.
« Ah ! dit-elle, que fais-tu donc ? Ah ! comme c’est bon, comme c’est tiède, on dirait que cela pénètre jusqu’au cœur. Tu ne m’avais pas encore fait cela. Tu m’apprendras ainsi une foule d’excellentes choses, n’est-ce pas ? »
Je changeai d’exercice ; j’avais la bouche vide.
« Ah ! cela, dit-elle, c’est autre chose, tu me l’as déjà fait, je le reconnais. Ah ! comme c’est bien meilleur encore que l’autre jour. Oh ! ta langue, où la mets-tu donc pour me faire une pareille jouissance ? Mon Dieu !… mon Dieu !… Voilà encore que je vais mourir… Mais non, je ne veux pas me laisser aller, je lutterai… je… je… ah !… j’ai perdu… Cher bien-aimé, mes yeux se ferment, je ne vois plus rien… mon âme s’en va… je me meurs !… »

 Pour illustrer ces billets consacrés au Roman de Violette, je vous propose ces 69 féminins


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