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samedi 26 décembre 2020

Implacable machine happante

Sorcier le héros du roman du même nom de Jim Harrison réve tout éveillé  de sa première fois, vingt ans plus tôt:

- Je crois que c'était mon destin de devenir artiste. Enfin ... de faire de l'art, quoi!

Elle écarta un peu plus les jambes

- Tu ne crois pas qu'on est en train de perdre du temps? observa-t-elle. Quel sont tes préférences au lit?

- Moi? Je suis partant pour tout. Il se redressa et commença a retirer sa chemise.

- Moi je suis plutôt une buccale. On donne et on reçoit. Tu vois ce que je veux dire.

- Je crois que je vois, oui.

Il se livra à des contorsions compliquées afin d'ôter ses chaussures, son pantalon et son caleçon en même temps. Dès qu'il fut à l'air libre, elle se rua en avant et s'empara de son sexe comme pour démarrer un moteur de hors-bord. Si seulement le grand Gauguin pouvait me voir. Elle fit mine de viser, puis plongea et engloutit son pénis d'un seul coup. Ah, ça changeait sérieusement des mordillades confuses reçues à l'université ! Voilà, c'est ça, New York. C'est ça, Greenwich Village. Elle l'attira sur le lit,semblable à une implacable machine happante et aspirante. Elle se plaça de manière à pouvoir passer une cuisse par dessus la tête de Johnny. Très vite, il tenta de ralentir le rythme forcené qu'elle lui imposait ; les poussées brutales du pubis sur sa bouche menaçaient de lui endommager sévèrement les lèvres.


Illustration : Frans de Geetere






jeudi 2 novembre 2017

The bargees from Amsterdam

The bargees from Amsterdam  c'est le surnom donné à May den Engelsen et Frans de Geetere. Ils arrivèrent de leur Hollande natale en péniche dans le Paris des années folles pour exprimer leurs talents d'artiste peintre. La péniche la Marie-Jeanne, était amarré au square du Vert-Galant, situé à la pointe ouest de l'île de la Cité. Une vie de bohème dans un décors de rêve. Sandra Jane Smith

Frans de Geetere est l'auteur de L'homme qui oublia de mourir.


Les cerfs-volants de 1960


 

 

samedi 1 février 2014

Descendons à la cave

Le caviste est en français du Gabon un adepte du cunnilingus. Cette petite info d'Afrik.com me permet d'alimenter ma rubrique Planète cunnilingus. Jean Ditougou, enseignant-chercheur au département de littératures africaines de l’université de Libreville, a consacré un ouvrage à ce « français carrefour » mélange d’expressions gabonaises et de mots détournés de leur sens habituel.
  
J'y apprend également que je suis un cabinateur de part ma fréquentation active du cabinet ... des curiosités, bien sur. Et que le passé glorieux se rapporte, lui, au postérieur des femmes, véritable lieu de gloire tourné vers le passé.

Descendre à la cave consiste en argot français à pratiquer le cunnilingus. On peut aussi descendre au barbu (de moins en moins avec toutes ces monts de vénus épilés), descendre au lac ou descendre au panier.A moins que vous glottiner, gougnotter ou gouiner pour celles qui préfère la lettre G.

Est-ce que l'on peut descendre à la parfonde (si profonde) ou à la fraîche (si fraîche)?

Mieux vaux ne pas confondre avec la cavée(l'église) ou la cave (cellule du commissariat) et ne pas finir décavé (tout perdre au jeu).


On peut s'y faire chasser dicave si on est un rat des caves (commis des contributions indirectes ou inspecteur chargé des archives), un cave (personne honnête pour un homme du milieu), un cavillon (petit cave) ou un poucave (informateur).

Mais ce n'est pas mon cas et je vais pouvoir rincer la profonde (vider la cave) et boire la cyprine l'eau bénite de cave à boire pure sans marier la cave et le puit (mettre de l'eau dans son vin)

Car il est l'heure de s'enivrer ; pour ne pas être les esclaves martyrisés du temps, enivrez-vous, enivrez-vous sans cesse de vin, de poésie, de vertu, à votre guise. (Baudelaire bien sur)

Moi j'ai choisi ma cave ou devrais-je dire la votre.

Illustration : Frans de Geetere