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jeudi 24 avril 2014

Cunnilingus orthographique

Nos amis belges s'amusèrent de dictées osées. A découvrir au cercle d'or cénacle d'apétiste. Et pour illustrer ce propos je vous propose les gravures de Garnon. Le texte ci dessous n'est qu'un extrait.

Pendant qu'elle enceignait de sa lippe pulpeuse son vit tumescent - divine fellation ! -, elle malaxait ses testicules boursouflés entre ses appas ballottants et affriolants. Alors que sa langue experte titillait avec volupté son gland rubescent, elle l'interrogea dans son français quelque peu fruste mais si excitant : « Ton méat coule pas ? » Lui, qui se retenait à grand-pine, pardon ! - lapsus linguae - à grand-peine, lâcha enfin la coulée. Et c'est goulûment qu'elle dégusta sa semence - du vingt ans d'âge assurément - qui giclait en longs jets brûlants.

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Ne voulant pas demeurer en reste, il lui rendit aussitôt la politesse et lui écarta délicatement les fesses. Ancien maître queux, il avait gardé un bon coup de langue et c'est par-devers qu'il entama l'exploration de son mont de Vénus, effleurant d'abord, puis suçotant son clitoris turgescent. Tout émoustillée par son cunnilingus expert, elle geignit de plaisir et, conséquemment, ses grandes lèvres s'humectèrent de cyprine dégoulinante. Il explora également sa rosette en profondeur jusqu'à la limite de ses muscles rectaux ; Verseau, elle adora cette sodomie linguale ex abrupto.

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Après ces amuse-bouches - la mise en branle, si j'ose m'exprimer ainsi -, ils passèrent aux choses sérieuses. Comme il s'était quelque peu imprudemment vanté en termes machos de ses performances orgastiques, elle le soumit à un véritable schibboleth libidinal, enchaînant jusqu'à l'aurore les positions les plus époustouflantes du Kama-sutra. Quelle fabuleuse oaristys ! Quoique en nage, frôlant quelquefois l'épectase - male heure de rêve - , il fut cependant à la hauteur et tint surtout la longueur.

vendredi 3 janvier 2014

Cochon de français

Nouvel extrait de Lourdes, Lentes d'André Hardellet. On quitte Germaine pour Vanessa l'hotesse de l'air.
Elle est étendue sur son divan, nue. La cicatrice d'une césarienne. Vanessa aux yeux graves, Vanessa de Hollande, avec, un capital de souvenirs, je suppose, pas tellement plus gais que les miens. Vanessa qui a envie, Vanessa des Mers Mortes, Vanessa pour vaincre la fatigue.
— Je vais te brouter, ma grande.
— Brouter ?
— Oui. Manger ton trésor. Le casse-croûte du Diable.
— What ?
— The Devil's lunch.
— Oh ! Elle a compris.

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— Mais je suis sale. Quite dirty. Je n'ai pas eu le temps… It's so intime,you know, what I mean.
— Justement, c'est meilleur comme ça. Je sais ce que tu mean,  je sais ce que tu aimes.
— Mais… depuis ce matin.
— Non.
— Vous êtes un porc, un cochon de Français. 
— D'accord, d'accord. Je vais te manger toute crue. Ton miel. Toi. Tu sens bon. Installe-toi confortablement. 
— Écoutez, Stève. 
— Grande fauve ! 
— You are… 
Nous sommes.

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Elle s'ébouriffe. De ses mains, elle appuie ma tête contre son sexe. Elle se parle en anglais, m'insulte, ou s'injurie. Un fond de barque au soleil sicilien, avec un peu d'eau salée, une fouine à bout de forces, l'alcali des fauves, au cirque, pendant l'entracte. Elle. C'est trop bon, on s'en ferait crever. J'étouffe. Elle a crié comme une chatte dont on écrase la queue – et cet étrange mécanisme crispé, vibrant, ruades et saccades, s'est détendu. Ses mains m'écartent, elle me rejette de son ciel, coule à pic, me nie.

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Tiré de GarnonCent trente deux positions amoureuses, préface de Gérard Zwang. Paris, Borderie, Collection Images obliques, 1981, 158 p

samedi 11 mai 2013

Odor di femina

Elle sentait la sueur, mais d’une façon assez agréable qui m’excitait. C’était cette odor di femina qui, je l’ai su plus tard, émane du corps de la femme et qui, suivant sa nature, excite le plaisir ou le dégoût.

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Dans la chambre régnait une atmosphère pleine d’odeurs mêlées, exhalées par les corps des servantes, dont les vêtements pendaient à la muraille ou sur le pied du lit. Ces odeurs étaient d’abord très désagréables, mais dès qu’on s’y était habitué, on les trouvait plutôt excitantes que suffocantes : c’était la véritable odor di femina :
Le parfum qui fait bander.
Elle devait s’être lavé, car son con n’exhalait aucune odeur.

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Je léchai le sperme féminin qui avait le goût d’œuf cru.
Ensuite, je mis mon nez dans son con qui sentait l’œuf – à cause de sa récente décharge – et la pisse.

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Je baisai ses fesses, les maniai, les ouvris et sentis son trou du cul qui n’exhalait aucune odeur de merde, mais celle de la sueur. Mais elle se dégagea définitivement en observant qu’elle ne comprenait pas comment un monsieur comme moi pouvait avoir plaisir à sentir les endroits puants d’un corps de paysanne.

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J’approchai mon visage de son cul et sentis sa sueur pénétrante. Son trou du cul gardait encore quelques traces de sa dernière selle.
Sa toison était frisée et sentait fortement la pisse, ce que je remarquai en mettant le nez dedans.

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Il faut dire que ces servantes ne se lavaient le con que le dimanche. Il y a d’ailleurs beaucoup de dames très bien qui n’ont pas le temps de le faire souvent. Mais cette odeur m’excita et je bandais déjà.
Pendant l’action, elle avait fortement transpiré et son odeur saine de jeune campagnarde me faisait souhaiter de tirer un second coup.

 Texte : Guillaume Apollinaire Les exploits d'un jeune Don Juan
Illustration : Gilbert Garnon, «Cent trente deux positions amoureuses»