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samedi 12 juin 2021

La sensualité de Guino

Il faut trouver des mains pour Renoir ! Le marchand d’Art Ambroise Vollard, veut que Renoir exploite son talent en faisant des sculptures. Hélas, le maître est atteint d’arthrite ; il faut, chaque matin, attaché des pinceaux sur ses mains pour qu’il puisse peindre ses derniers tableaux.
Maillol est pressenti mais refuse et propose Richard Guino. Celui-ci sera pendant près de 5 ans (1913 - 1918) « les mains de Renoir ».
Les sculptures de Renoir et Guino sont éditées et vendues sous le seul nom du peintre par Vollard, et à sa suite bien d'autres éditeurs.
La qualité de coauteur est reconnue à Richard Guino le  par la troisième Chambre Civile du Tribunal de grande instance de Paris, jugement définitivement confirmé par la Cour de cassation le .




u.

jeudi 10 juin 2021

Tête triste

Viens ici, tête triste, lèche moi. Aussitôt je m'enfouis en elle et j'adore. En même temps mémoire de la figure sombre de l'un des rois dans l'Adoration de Poussin, air grave, tête sévère et triste, oui, comme si sur elle retentissait l'angoisse du destin de cette belle chair enfantine montrée là. L'annonce aussi du scandale inscrit dans le pur corps exposé là. Donc j'adorais et adorant, la tête triste plantée en elle par la langue et par les dents je me souvenais du chagriné visage du roi adorateur de Poussin sur quoi se reflète le destin de l'Agneau. Agnus Dei. Te semper adorabo in excelsis et profundis. Et sicut Lola vincit me adorabo carnem tuam et in profundis urinam.

(...)

Mais vous êtes le seul à les voir, ces gouffres, monsieur le sale, où nous ne voyons qu'un corps de cochonne à quoi s'agrippe un malade ! Vous n'auriez pas tort, chers censeurs, si vous viviez dans le même tableau que moi.

Passage de l'ombre Jacques Chessex


Je me sens obligé d'illustrer ce texte avec la fille au bas blanc de Gustave Courbet le tableau dans lequel je vis. Et vous dans quel tableau vivez-vous?


Pour le coté adoration cette sculpture de Fritz Klimsch




mercredi 8 mai 2019

La beauté en mouvement

Rodin passe presque tout son temps à dessiner

La Beauté est partout. Ce n’est point elle qui manque à nos yeux, mais nos yeux qui manquent à l’apercevoir.

La Beauté, c’est le caractère et l’expression.

L'art, entretiens réunis par Paul Gsell (Grasset 1911)







mardi 14 novembre 2017

Cunni en bronze

Les 2 premiers de Jean Chauchard

L'atelier est une sorte de paradis retrouvé où l'acte sexuel n'est plus caché comme une tare, mais présenté comme un ballet d'amour.



Le suivant à attribuer.




dimanche 17 septembre 2017

Thick cunnilingus

Kate Klingbeil printmaker turned painter, sculptor, and animator. Originaire du midwest, elle a vécu à Oakland avant de s'installer à Brooklyn. Interview

Sometimes it seems some men think that because I make sensual artwork that I must be easy or always horny or simply want to hear about their own private sex lives. People are quick to judge. Most of the time the work is more psychological than anything, but sex and emotion are so deeply connected that they co-exist in the work in the same way they do in real life. The Hundreds

Son site









dimanche 2 juillet 2017

Auparishtaka sixties

Auparishtaka est un mot sanskrit que l'on trouve dans le Kama Sutra de Vatsyayana. L'auparishtaka correspond aux actes effectués avec la bouche sur le jaghana ou la partie médiane de l'homme ou de la femme. Il correspond donc à la fellation et au cunnilingus.

Ron Boise (1931-1966) sculpteur du Colorado vivant dans la vallée de la mort, utilisant les épaves d'automobiles pour composer ses sculptures. Une exposition de son oeuvre en 1964 comprenant 26 sculptures dont des nus de taille réelle, des bustes et des torses, plusieurs instruments de musique et 12 petits morceaux (environ 18 pouces de haut) représentant des unions sexuelles décrites dans le Kamasutra donnera lieu à une descente policière et à un procès pour obscénité. 

Liens ici et et



Illustration Auparishtaka




embrace of the jaghana
 


samedi 1 juillet 2017

Kama Sutra et mouth congress


Auparishtaka est un mot sanskrit que l'on trouve dans le Kama Sutra de Vatsyayana. Il signifie mouth congress selon la traduction de Sir Richard Burton qui introduisit cet ouvrage en Europe et traduit l'ouvrage en 1876. L'auparishtaka correspond aux actes effectués avec la bouche sur le jaghana ou la partie médiane de l'homme ou de la femme. Il correspond donc à la fellation et au cunnilingus.


La façon de faire le baiser du yoni (sexe féminin) doit être appris du baiser sur la bouche.Quand un homme et une femme se couchent dans un ordre inversé, c'est à dire avec la tête de l'un vers les pieds de l'autre et pratiquent ce congrès, il est appelé le congrès du corbeau, congress of a crow.

Vatsyayana moreover thinks that in all these things connected with love, everybody should act according to the custom of his country, and his own inclination.

Illustration Maithuna  des temples de Khajurâho notamment la frise du Lakshmana
  






dimanche 14 mai 2017

Le baiser barbare

Il était à genoux, par terre, devant elle ; et il lui entourait la taille de ses deux bras, la tête en arrière, les mains errantes ; les disques d'or suspendus à ses oreilles luisaient sur son cou bronzé ; de grosses larmes roulaient dans ses yeux pareils à des globes d'argent ; il soupirait d'une façon caressante, et murmurait de vagues paroles, plus légères qu'une brise et suaves comme un baiser.

Salammbô était envahie par une mollesse où elle perdait toute conscience d'elle-même. Quelque chose à la fois d'intime et de supérieur, un ordre des Dieux la forçait à s'y abandonner ; des nuages la soulevaient, et, en défaillant, elle se renversa sur le lit dans les poils du lion. Mâtho lui saisit les talons, la chaînette d'or éclata, et les deux bouts, en s'envolant, frappèrent la toile comme deux vipères rebondissantes. Le zaïmph tomba, l'enveloppait ; elle aperçut la figure de Mâtho se courbant sur sa poitrine.

«Moloch, tu me brûles ! » et les baisers du soldat, plus dévorateurs que des flammes, la parcouraient ; elle était comme enlevée dans un ouragan, prise dans la force du soleil.

Il baisa tous les doigts de ses mains, ses bras, ses pieds, et d'un bout à l'autre les longues tresses du ses cheveux.


Magnifique passage de Salammbô de Gustave Flaubert (1862)

Théodore Rivière, Pierre Bingen  
Salammbô chez Mâtho, Je t'aime ! Je t'aime en 1895

 Samantha Wolov

Je ne résiste pas à citer cette remarque de Gustave Flaubert dans sa correspondance en 1880 dont je devrais me souvenir : Plus je vais, plus je trouve farce l'importance que l'on donne aux organes uro-génitaux. Il serait temps d'en rire, non pas des organes - mais de ceux qui veulent coller dessus toute la moralité humaine.

Et comme ce génie n'est jamais avare de perspicacité :
Les honneurs déshonorent. Le titre dégrade. La fonction abrutit.
Il n'y a pas de vrai. Il n'y a que des manières de voir. 
 
La correspondance avec Mathieu Lindon, Thierry Savatier et Philippe Sollers.


                                                                    Almery Lobel Riche

lundi 17 avril 2017

Pompilius cunnilingus

Pompilius est le compagnon (son complice car elle est âgée) de Lady A dans le roman de San Antonio La vieille qui marchais dans la mer.

C'est en usant d'un  aphrodisiaque chinois que le vieux diplomate roumain arrive à ses fins :


Ayant compris le dessein du bonhomme, elle décrivit un quart de tour sur son siège, posant sa jambe gauche sur le dossier du conducteur et plaçant son dos contre la portière de manière à lui offrir le plus commodément possible ce qu’il convoitait.

Il réprima une sorte de plainte étrange qui ressemblait à un sanglot de bonheur et plongea son visage dans la fournaise.

  Noémie se mit à contempler la mer qui paraissait complètement blanche sous le soleil.


Cela ne l'empêche pas de critiquer la performance du nouveau complice (même s'il est jeune) de sa maitresse.


- Puis-je vous demander ce que Lambert fait de ses mains pendant que sa langue s’active ? interrogea le Roumain.
- Il tient celles de la petite pute, et alors ? 
- Âme divine, qui sait tous des frivolités parce qu’elle fut une virtuose des sens, n’y a-t-il pas un meilleur usage à faire de sa dextre et de sa senestre en pareil cas ? Moi, madame la vieille truie fétide, quand j’ai eu le fabuleux privilège de goûter à l’élixir de cette fille, de ma main gauche j’attisais ses seins et, de la droite je provoquais chez elle des plaisirs sodomites au lieu de lui bouffer le cul comme un veau, madame la truie-à-la-gueule-défoncée. Comme un veau qui lèche un bloc de sel. Votre sous-lope mange sans appétit ! Parce qu’il a vu, dans les films pornos de Canal Plus, que cela se pratique. Il bouffe par « on-dit », madame Noenoeil ! Pour faire croire à sa partenaire qu’il est au courant des beaux usages, mais la divine pratique est lettre morte pour lui. Il lèche cette adorable chatte comme s’il s’agissait de timbres-poste, vous vous en rendez trop bien compte, vous pour qui la fellation était un dû et la première des manœuvres amoureuses ; toujours présente dans l’étreinte ; abandonnée un instant pour être reprise avec plus de passion. Comment avez-vous dit, avec votre fierté de grand-maman, en me le montrant, tout à l’heure ? Qu’il était délicat ! Délicat ! Je pouffe ! Délicat ? Dégoûté, vouliez-vous dire ! Délicat, ce léchouilleur imbécile ! Mais, madame, en le voyant perpétrer, le dos à votre infernale caméra, on comprend tout de suite qu’il n’aime pas le cul, ce chérubin, qu’il ne l’aimera jamais. Ce n’est pas des chattes qu’il lui faut bouffer, mais des gâteaux, madame. Des gâteaux !

lundi 20 mars 2017

Rocking Bed Cunnilingus


Je n'ai pas trouvé d'entrée pour Steve Ashby en français. C'est le rôle de Planète cunni de pallier à cette absence.


Steve Ashby est né en 1904 en Virginie, travailleur agricole, il a commencé sa production artistique qu'en 1960 à la mort de sa femme. L'article d'artnet précise que certaines de ses œuvres explorent les positions sexuelles comme la bestialité et la masturbation femelle (la traduction est correcte?). Des pièces cinétiques, certaines se déplacent à la manivelle. Et la plupart utilisent des collages de photos de magazine ainsi que des morceaux des vêtements, des bijoux et des cheveux de sa femme.



Steve Ashby, born in 1904, did not begin making art until his wife died in 1960 and he’d retired from farm work in rural Virginia where he spent his whole life. Some of the painted plywood and tin pieces on view explore sexual positions as well as bestiality and female masturbation. Of the kinetic pieces, some move by hand-crank. And most make use of collaged magazine photos—ostensibly for realism—as well as snippets of Ashby’s wife’s clothing, jewelry, and hair. 


Voir un autre portrait sur le site americanart

 
Illustration Rocking Bed Cunnilingus de Steve Ashby
Wood with polychrome and metal parts. 13 1/2 x 20 3/4 x 22 in. Courtesy of Ricco/Maresca Gallery (Bob Roth Collection)

samedi 2 juillet 2016

Cunnilingus de la femme moche

Pour une première approche de la culture Moche une des plus anciennes et les plus problématiques dans les civilisations précolombiennes du Pérou. unsansecond

La poterie funéraire Moche montrant des actes sexuels explicites notamment fellation et sodomie. La femme source de vie qui est violée par les morts dans des actes non procréatifs. Eros et Thanatos.

Mais même la femme moche a droit au plaisir.

Vous aurez remarqué que la femme est enceinte. Et qu'elle est également sodomisée.

Poterie Moche au musée Larco



jeudi 3 mars 2016

L’odeur maquillée de la fente

Mademoiselle mon cœur
Mise à nue dans la dentelle
La bouche parfumée
Le pipi coule de ses jambes
L’odeur maquillée de la fente
Est laissée au vent du ciel
Un nuage
Dans la tête
Se réfléchit à l’envers
Une merveilleuse étoile
Tombe
Cœur criant comme la bouche
Le cœur manque
Un lis est brûlant
Le soleil ouvre la gorge.


Mademoiselle mon cœur
Georges Bataille 


il y en a un qui est quand même plus hardcore, c’est là où il dit cette phrase sublime qui est vraiment assez marquante : « Je t’aime comme on chie ». C’est du pur Bataille, c’est encore assez cosmique et il parle des étoiles, de la nuit, d’un cerf qui bande, d’un orage, il y a une sorte de coït cosmique, qui est aussi très cru. Le texte passe aussi d’images très poétiques à des images crues et je trouve cela très fort parce que c’est perturbant. J’ai beaucoup d’admiration pour lui parce que je le trouve courageux d’avoir exploré ces abîmes, tous ces entre-deux complètement glissants, doubles, où on ne sait plus comment on s’appelle ou où l’on est ; il a été loin dans certains territoires, par exemple même dans l’abjection, où il faut un certain héroïsme pour aller explorer, parce qu’on n’a pas envie d’aller là où c’est sale. Et même il faut être courageux pour aimer cela et pour le dire, en fait (Arthur H