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lundi 1 mai 2017

With my tongue in your tail

Wiliam Shakespeare The Taming of the Shrew la mégère apprivoisée (la musaraigne est la métaphore de la mégère) probablement écrite en 1594(année du sacre d'Henri IV)
La première rencontre de Petruchio  et Katherina est tendue, et le premier dialogue est très soutenu. Dialogue comique il est rempli de sous-entendus.

PETRUCHIO.
Who knows not where a wasp does wear his sting?
In his tail.
KATHERINA.
In his tongue.
PETRUCHIO. 
      Whose tongue?
KATHERINA.
Yours, if you talk of tales; and so farewell.
PETRUCHIO.
What! with my tongue in your tail? Nay, come again,
Good Kate; I am a gentleman

Ma traduction

PETRUCHIO.
Vous ne savez pas où la guêpe a son dard?
A sa queue
KATHERINA.
A leur langue.
PETRUCHIO.
Quelle langue?
KATHERINA.
La votre, si vous dites des contes; et donc adieu.
PETRUCHIO.
Quoi! avec ma langue sur votre con? Non, venez encore,
Bonne Kate; I am a gentleman 
Shakespeare joue sur l'homophonie entre tales et tail; conte et queue. La langue sur la queue s'entend comme la langue sur le con ou sur le cul. Good Kate = Bon gâteau.

Mais les traductions françaises vont occulter ce point. Ci-dessous celle de 1869 de François-Victor Hugo, le fils de Victor, qui préfère inventer la blague du corps sage. Limite pathétique.

Petruchio.
— Qui ne sait où la guêpe porte son aiguillon ? — Au bout de son corsage !

Catharina.
— Au bout de ses lèvres !

Petruchio.
— Les lèvres de qui ?

Catharina.
— Peut-être les vôtres, si vous aviez un corps sage ! Adieu. 

Petruchio.
la retenant.
       — Un corsage ! Mes lèvres trouveraient vite le vôtre ! Allons, — revenez, bonne Cateau, je suis un gentilhomme.

La traduction de François Guizot (l'homme fort de la monarchie de Juillet, une femme honnête qui tiendrait un bordel selon la saillie de Victor Hugo) reprend les mots de Shakespeare mais perd également le fil de l'humour.

Les aspects négligés de The Taming of the Shrew

Et rien de mieux que les Monty Python pour comprendre l'humour anglais : Sit on my face

PETRUCHIO
Thou hast hit it: come, sit on me.

 


Sit on my face and tell me that you love me
I'll sit on your face and tell you I love you, too
I love to hear you oralize
When I'm between your thighs
You blow me away

Sit on my face and let my lips embrace you
I'll sit on your face and then I'll love you truly
Life can be fine if we both sixty-nine
If we sit on our faces in all sorts of places
And play, 'til we're blown away

mercredi 13 janvier 2010

Shakespeare in love

Je ne résiste pas à publier ces vers de Venus et Adonis qui sont la source de l'inspiration du blog Pleasant Fountains.

Fondling','she saith, 'since I have hemm'd thee here
Within the circuit of this ivory pale,
I'll be a park, and thou shalt be my deer;
Feed where thou wilt, on mountain or in dale:
Graze on my lips; and if those hills be dry,
Stray lower, where the pleasant fountains lie
.


Within this limit is relief enough,
Sweet bottom-grass and high delightful plain,
Round rising hillocks, brakes obscure and rough,
To shelter thee from tempest and from rain.
Then be my deer, since I am such a park;
No dog shall rouse thee, though a thousand bark.'

At this Adonis smiles as in disdain,
That in each cheek appears a pretty dimple:
Love made those hollows, if himself were slain,
He might be buried in a tomb so simple;
Foreknowing well, if there he came to lie,
Why, there Love lived and there he could not die.

These lovely caves, these round enchanting pits,
Open'd their mouths to swallow Venus' liking.
Being mad before, how doth she now for wits?
Struck dead at first, what needs a second striking?
Poor queen of love, in thine own law forlorn,
To love a cheek that smiles at thee in scorn!

Now which way shall she turn? what shall she say?
Her words are done, her woes are more increasing;
The time is spent, her object will away,
And from her twining arms doth urge releasing.
Pity,' she cries, 'some favour, some remorse!'
Away he springs and hasteth to his horse.


La traduction de la première strophe proposée par Pleasant Fountains :
Je serai ton parc et tu seras mon cerf
Broute où tu veux : sur monts ou en vallée
Viens paître sur mes lèvres ; et si ces collines sont sèches
Egare-toi plus bas, là où gisent les agréables fontaines
.

Si les lecteurs maitrisent aussi bien la langue de Shakespeare, n'hésitez pas à compléter la traduction.

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mardi 12 janvier 2010

Pleasant Fountains

Pleasant Fountains est un cabinet de curiosités littéraires. Une suite de textes, extraits d’œuvres connues ou moins connues, qui rendent compte des relations bucco-génitales !

On y lit beaucoup de fellation mais pas seulement et l'on prend le temps de remonter à l'origine. Non pas à Dieu tout de même mais à Shakespeare.

Madame Edwarda est une nouvelle de Georges Bataille


Je tremblais : je la regardais, immobile, elle me souriait si doucement que je tremblais. Enfin, je m’agenouillai, je titubai, et je posai mes lèvres sur la plaie vive. Sa cuisse me caressa mon oreille : il me sembla entendre un bruit de houle, on entend le même bruit en appliquant l’oreille à de grandes coquilles. 

American Psycho de Bret Easton Ellis

Elle est couchée sur le dos, nue, les jambes écartées – des jambes bronzées, aérobiquées, musclées, entraînées –, et je suis à genoux, en train de la sucer tout en me masturbant ; depuis que j’ai commencé à la lécher et à lui bouffer la chatte, elle a déjà joui deux fois, et son con est tendu et brûlant et mouillé, et je lui écarte et la doigte d’une main, tout en me branlant de l’autre. 

La famille royale  de William T. Vollmann.  

Le con de la Reine avait le goût du crack. Les filles pouvaient s’y abreuver toute la journée et le manque disparaissait.. Mais plus elles buvaient, plus elles devenaient accros.


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Cette magnifique exposition ci-dessus est l’œuvre de Jean-Francois Lefranc