Le roman de Violette n'est-il pas l'un des plus pur livre érotique jamais écrit ? Violette,
jeune lingère ingénue de 15 ans, pour échapper aux avances d’un patron,
se réfugie un soir chez son voisin, Christian. Elle va alors découvrir
les joies de l'amour.
Attribué à
Alexandre Dumas père, fils, à Théophile Gautier ou encore à Guy de
Maupassant (qui l’a dénié), il est aujourd’hui admis que l’auteur en
fut une femme, Mme Mauriac de Boissiron connue sous son titre
de Comtesse de Mannoury d'Ectot. Mais là encore, nous ne sommes guère
plus avancés puis qu’il s’agit sans doute d’un pseudonyme !
Dans cet extrait, Christian propose à Violette un remède pour adoucir ses petites douleurs intimes :
– Eh bien, je vais achever de te guérir. Elle vit que je prenais le pot au lait et que je le portais à ma bouche.
– Mon Dieu, que fais-tu donc ? »
Je lui fis signe de ne pas s’inquiéter, mais en même temps de regarder dans la glace.
Pendant
ce temps, le lait avait tiédi dans ma bouche, j’approchai mes lèvres
contre la petite cloison brisée et je poussai dans un baiser un jet de
lait à plusieurs reprises à travers des corolles de ce nymphéa qu’on
appelle le vagin.
Au premier jet, elle poussa un petit cri.
« Ah !
dit-elle, que fais-tu donc ? Ah ! comme c’est bon, comme c’est tiède,
on dirait que cela pénètre jusqu’au cœur. Tu ne m’avais pas encore fait
cela. Tu m’apprendras ainsi une foule d’excellentes choses, n’est-ce
pas ? »
Je changeai d’exercice ; j’avais la bouche vide.
« Ah !
cela, dit-elle, c’est autre chose, tu me l’as déjà fait, je le
reconnais. Ah ! comme c’est bien meilleur encore que l’autre jour. Oh !
ta langue, où la mets-tu donc pour me faire une pareille jouissance ?
Mon Dieu !… mon Dieu !… Voilà encore que je vais mourir… Mais non, je ne
veux pas me laisser aller, je lutterai… je… je… ah !… j’ai perdu… Cher
bien-aimé, mes yeux se ferment, je ne vois plus rien… mon âme s’en va…
je me meurs !… »
Pour illustrer ces billets consacrés au Roman de Violette, je vous propose ces 69 féminins
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