Le sexe est une affaire de sécrétion ce qui en fait une affaire secrète, car si cela nous excite, cela nous dégoute aussi. On a souvent une vision confuse de toutes ces sécrétions extrèmement complexes.
Ainsi l'éjaculation féminine n'est pas la glaire cervicale, fluide sexuel fabriquée par le col de l'utérus dans le but d'aider les spermatozoïdes à remonter. Que les filles connaissent sous le nom de perte blanche.
Lors de l'excitation le principal fluide lubrifiant est dû au phénomène de transsudation. Lors de l'excitation sexuelle, la circulation sanguine augmente et les pores de la muqueuse du vagin qui filtrent le sang laisse passer plus de liquide lubrifiant. Notamment la partie du vagin coté ventre qui est composée de plexus veineux très réactifs.
Ensuite vous pouvez avoir sur la langue la production des glandes vestibulaires majeures (anciennement glandes de Bartholin) qui sont situées de chaque côté de la vulve, dans sa moitié postérieure et dans l'épaisseur des grandes lèvres. Ce qui en fait plutôt un lubrifiant extérieur.
Enfin la glande para-urétrale, parce qu’elle est située autour de l’urètre, produit lors de l'orgasme de manière réflexe une quantité plus ou moins grande d'un liquide translucide dont la composition est proche du liquide séminal masculin. On ne connait pas le rôle de ce liquide, qui peut-être ne sert à rien.
Site pointpointpoint
Cette glande a longtemps porté un autre nom, toujours utilisé par certains médecins et par les médias : la « glande de Skene ». Skene, c’est un gynéco écossais du 19ème siècle, grand admirateur du Dr Sims, connu pour être à la fois le « père » de la gynécologie américaine (il a mis au point le spéculum) et le pire tortionnaire que tu puisses imaginer. En effet, le mec a expérimenté comme un porc pendant des années sur des esclaves noires. Sa « patiente » (ou son cobaye) la plus célèbre s’appelait Anarcha. C’est ainsi que, pour rendre justice à ces femmes, d’autres femmes d’aujourd’hui ont décidé de renommer la glande Anarcha.
Comme toujours après ces articles gynecologiques on peut préférer une petite illustration de Tauzin coloriée ou pas.
dimanche 28 octobre 2018
dimanche 21 octobre 2018
Censurer l'éjaculation féminine
Le Digital Economy Act britannique pourrait être prochainement complété par interdiction de la représentation de certains actes sexuels, des actes considérés comme extrêmes.
Le British Board of Film Classification (BBFC) n’impose pas de critères officiels explicites, mais dans les faits, images et vidéos de fessée, mises en scène sadomasochistes, scènes de sexe en public, menstruation et éjaculation féminine sont notamment susceptibles de disparaître, pour se conformer aux pratiques acceptées par le BBFC dans les DVD classés X.

Le British Board of Film Classification (BBFC) n’impose pas de critères officiels explicites, mais dans les faits, images et vidéos de fessée, mises en scène sadomasochistes, scènes de sexe en public, menstruation et éjaculation féminine sont notamment susceptibles de disparaître, pour se conformer aux pratiques acceptées par le BBFC dans les DVD classés X.

jeudi 11 octobre 2018
Bassesse mortelle
Le Saint Louis était un paquebot allemand à bord duquel 963 Juifs allemands quittèrent l'Allemagne nazie durant le printemps 1939. Pour les Nazis, ce voyage servait à montrer que les Juifs allemands étaient libres d'émigrer s'ils le désiraient.Les passagers se virent refuser l'entrée à Cuba.Le , Roosevelt ordonna d'interdire l'entrée au bateau dans les eaux territoriales. Il fut également interdit au Canada et dû revenir en Europe. Ou comme aujourd'hui les réfugiés furent répartis entre différents pays.
La mère d'Erich Godal était sur le Saint Louis et fut victime de la barbarie de l'épuration nazie.
Ci dessous le dessin représentant deux fonctionnaires du Département d'Etat ignorant avec insouciance un rapport sur l'assassinat de 100 000 Juifs polonais chaque jour.

La mère d'Erich Godal était sur le Saint Louis et fut victime de la barbarie de l'épuration nazie.
Ci dessous le dessin représentant deux fonctionnaires du Département d'Etat ignorant avec insouciance un rapport sur l'assassinat de 100 000 Juifs polonais chaque jour.

Erich Godal dessinait aussi divinement les femmes
vendredi 5 octobre 2018
dimanche 30 septembre 2018
On baise avant, pendant la fin du monde, après c'est trop tard
jeudi 13 septembre 2018
Les 10 ans du blog cunni
Retour sur le premier billet il y a 10 ans. Avec une oeuvre de Gilles Langureau.
Elle est allongée, je me place dans le prolongement de son corps, la tête entre ses jambes.
La vision est magnifique avec une parfaite profondeur de champ : visuellement le plaisir est complet le sexe parfaitement net, alors qu'au delà du ventre le reste du corp, les seins sont floues. Ou le sexe est flou et les seins sont nets.
Dans cette position, le visage de ma bien aimée est invisible excepté lorsque dans les soubresaut de son plaisir elle veut me voir lapper le foyer de cette extase.
J'enfouis ma tête entre ses cuisses et ma bouche rencontre son sexe humide, ma langue entre en branle, infatigable, je lèche à pleine bouche la fente, les lèvres, le clitoris.
Mon plaisir est le sien.
Tableau : Gilles LANGOUREAU
samedi 8 septembre 2018
Au commencement était le Sexe
Au commencement était le sexe, Louis Calaferte Septentrion écrit en 1962 et censuré par le ministère de la santé. Edité en 1984.
Ô, mes vénales ! Huppes renardes, lippe engrossée, siphonnez-moi ! Des dents ! Des yeux ! Des fronts ! Des nuques ! Des langues coulomelles ! Pas de nuit sans vos vulves muscates. Tel —, je me hampe sur vos sveltes fumiers. Je fouine, foutre, mange, bâfre et broie, ronge. Mes sordides nourrices ! Tous vos corps ! Tous vos corps ! Tous vos membres ! Les orties de la peau ! Vos salives qui bêlent. Vos mousses alcalines. Vulgaires ! Vos abois ! Je vous hume à la chienne. Je vous constate. Vous octroie. Couvrez, harcelez-moi de vos mamelles floches. Dans le sang ! Dans l'onguent ! Ce sirop ! Ce gluten ! Je gobe vos oursins. Bêtes crottées. Boales. J'entorse vos cheveux. Griffures ! L'acide amer sous vos aisselles. Lèche. Lape. Liche. Râpe. Grumeaux. Sorcières ! Crapulez-moi ! Mon Mal est diabolique. Ruses ! La claque des hanches. Aux lèvres charnelantes je tranche des baisers de boue. Saintes souilleuses ! Abrégez-moi ! Vos grandes bouches disloquées de félicité silencieuse sont mes Rosaires à moi. Je roule. Rauque. Courroucé. Je râle dans vos culs pluvieux. Goules !
Satori 1997
La femme s'assied pesamment sur la chaise, les cuisses écartées ; on peut apercevoir dans la profondeur du creux de la jupe tendue, au-dessus de la couleur uniformément chocolatée des bas, deux lunules, renflements laiteux qui pourraient être des ventres de poissons morts.
Il me semble que dans cet enfoncement ombreux la chaleur doit être toujours onctueuse, et qu'il serait bon d'y enfouir sa tête comme dans un oreiller.
L'incarnation 1987
La langue à plat, elle la lèche, un peu de salive coule, dont elle enduit ses doigts pour en maculer l'emplacement de son sexe, qu'elle enfonce dans sa propre image avec une suite de grimaces obscènes qu'elle se regarde avec complaisance exécuter, les yeux violentés de désir.
La mécanique des femmes 1992

Ô, mes vénales ! Huppes renardes, lippe engrossée, siphonnez-moi ! Des dents ! Des yeux ! Des fronts ! Des nuques ! Des langues coulomelles ! Pas de nuit sans vos vulves muscates. Tel —, je me hampe sur vos sveltes fumiers. Je fouine, foutre, mange, bâfre et broie, ronge. Mes sordides nourrices ! Tous vos corps ! Tous vos corps ! Tous vos membres ! Les orties de la peau ! Vos salives qui bêlent. Vos mousses alcalines. Vulgaires ! Vos abois ! Je vous hume à la chienne. Je vous constate. Vous octroie. Couvrez, harcelez-moi de vos mamelles floches. Dans le sang ! Dans l'onguent ! Ce sirop ! Ce gluten ! Je gobe vos oursins. Bêtes crottées. Boales. J'entorse vos cheveux. Griffures ! L'acide amer sous vos aisselles. Lèche. Lape. Liche. Râpe. Grumeaux. Sorcières ! Crapulez-moi ! Mon Mal est diabolique. Ruses ! La claque des hanches. Aux lèvres charnelantes je tranche des baisers de boue. Saintes souilleuses ! Abrégez-moi ! Vos grandes bouches disloquées de félicité silencieuse sont mes Rosaires à moi. Je roule. Rauque. Courroucé. Je râle dans vos culs pluvieux. Goules !
Satori 1997
La femme s'assied pesamment sur la chaise, les cuisses écartées ; on peut apercevoir dans la profondeur du creux de la jupe tendue, au-dessus de la couleur uniformément chocolatée des bas, deux lunules, renflements laiteux qui pourraient être des ventres de poissons morts.
Il me semble que dans cet enfoncement ombreux la chaleur doit être toujours onctueuse, et qu'il serait bon d'y enfouir sa tête comme dans un oreiller.
L'incarnation 1987
La mécanique des femmes 1992

Illustration : Otto Rudolf Schatz
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