mercredi 4 janvier 2017

Les gousses vous avez raison

Les gousses vous avez raison
raison de taillader les sexes érigés
comme les cous tendus des poules vers le grain
raison de recracher le sperme âcre et gluant
raison de rejeter l'éventrement brutal
nous ne vous aimons pas

Nous n'avons pas besoin de vous les gousses
nos sexes resteront las et morts devant vous
sexes mous, plus méprisants
que vos miroirs qui vous regardent
pourtant nous aimerions parfois nous abreuver
du lait frais de vos figues fendues
broyer entre nos dents vos seins aux pointes sombres
écarter de nos mains douces vos coins d'ombre
et blottir notre langue au creux de vos vagins
plus beaux de n'avoir pas connu le coutre révoltant
le doigt capuchonné plein de foutre et de sang.


Boris Vian Ecrits pornographiques 

 Photo : Tony Ward

dimanche 1 janvier 2017

Un calice exaspéré


Commencer l'année avec Boris Vian qui vante le sexe proscrit par l'Etat bras armée d'une conspiration pour le nuisible. Et puisque l'amour, qui est tout de même, je le répète, le centre d'intérêt de la majorité des gens sains, est barré et entravé par l'Etat, comment s'étonner que la forme actuelle du mouvement révolutionnaire soit la littérature érotique? Extrait de la conférence sur l'utilité d'une littérature érotique en 1948.



Illustration T. Mertens pour Johannes Gros (à confirmer)

Ce sur quoi, percevant une certaine humidité sur ma lèvre supérieure, je léchai cette humidité et ma langue pénétra dans une fente charnue et brûlante qui entreprit à cet instant une longue série de contractions. J'aspirais le jus succulent qui me coulait maintenant dans la bouche et je me rendis compte alors que quelqu'un se tenait étendu sur moi de tout son long, tête-bêche, me rongeant le membre tandis que lui rendais, de l'autre côté, la politesse ; moi, David Benson, j'étais en train de brouter l'organe d'une créature, et j'en tirais un plaisir extrême.
Cette constatation me frappa d'ans l'instant que, pris d'un violent transport, je laissai échapper une grande quantité de sperme, avalé aussitôt. En même temps, les cuisses qui m'enserraient la tête se raidirent; je fis de mon mieux, plongeant et ramenant la langue aussi vite que je le pouvais, et j'absorbai tout ce que je pus tirer du calice exaspéré qui dansait contre ma bouche.


Cet extrait de Drencula de Boris Vian est apprécié de nos amis hispaniques d'ici et là.


una mata de vello me rozaba la nariz y la boca; un olor particular, un poco mareante, me llenaba la nariz y, cuando levanté las manos, me topé con dos globos lisos y sedosos que se estremecieron al tocarlos y se levantaron ligeramente; en éstas, percibí cierta humedad en mi labio superior, lamí esa humedad y mi lengua entró en una raja carnosa y ardiente que, en ese instante, inició una larga serie de contracciones. Sorbí el suculento jugo que entonces se me derramaba en la boca y me percaté de que alguien estaba tumbado sobre mí boca abajo todo lo largo que era y me comía el miembro mientras yo le devolvía la cortesía por el otro lado; yo, David Benson, estaba chupándole el órgano a una criatura, y eso me producía un placer extremo”

Meilleurs voeux pour 2017

vendredi 9 décembre 2016

lundi 28 novembre 2016

A Dream Come True (Celebrity Cunnilingus)

Alors que la mode du cunni est en plein essor, Alexandra Rubinstein fait le buzz avec ses Celebrity Cunnilingus.
Alexandra Rubinstein




samedi 17 septembre 2016

De la motte

Je veux vous adorer ainsi qu'une déesse,
Et,quand le ciel mettra son manteau brun du soir,
J'élèverai vers vous,ô blonde enchanteresse!
Ma pine,comme un encensoir!


Et je ferai sortir en blanchissante écume,
Le foutre parfumé de ce rude flacon,
Et je transvaserai cette liqueur qui fume
Dans le vase de votre con!




Votre con,si barbu qu'un sapeur de la Garde,
En voyant sa toison est devenu jaloux,
O madame! j'en veux faire le corps de garde
Où campe mon vit en courroux!


J'y veux fourrer mon nez,j'y veux plonger ma langue,
Et noyé dans cette ombre,alors j'irai cherchant
Tous les mots inconnus de la molle harangue
Que l'on fait en gamahuchant!


Albert Glatigny,Vers d'album.


dimanche 28 août 2016

Ouverture de la chasse

Bientôt l'ouverture de la chasse, le patron de café mytho raconte à ses piliers de comptoirs ses exploits de chasse de l'année passé :

Je suis tombé nez a nez avec un sanglier. Sans mentir, il faisait au moins 200 kg. J'arme le fusil, une seule cartouche, et j'ai tiré pile entre les 2 yeux.

Je peux pas ramener la bête, alors je découpe la cuisse énorme et la met sur l'épaule.

J'ai pas fait 2 kilomètres que je tombe nez a nez avec un cerf . Putain, con, au moins 500 kg, ce cerf.

J'hésite pas un instant, bonne mère, je lâche la cuisse du sanglier,prends  mon fusil et le tire pile entre les 2 yeux.


Je peux pas ramené la bête entière, alors je découpe un cuissot.

J'ai mis les 2 cuisses sur mes épaules, et je laisse le reste de la carcasse.

A ce moment, le téléphone sonne.

Il va décrocher.  A son retour au comptoir:

"J'en étais où, les gars ?"

"Tu avais les 2 cuisses sur les épaules..."

"Ah oui !! Et bien vous auriez vu comme je lui ai bouffé la chatte à cette salope !!! "

samedi 27 août 2016

Dubout de la langue

Avec Albert Dubout les femmes sont souvent énormes et les hommes maigrelets, la preuve. Ce n'est d'ailleurs pas le seul car vous trouverez d'autres cas sur ce blog.

« Ses premiers dessins sont sortis dans l'Écho des étudiants de Montpellier en 1923. […] et on y trouve déjà les personnages [du] petit bonhomme et [de] la grosse femme. Les principaux thèmes et personnages étaient déjà formés. Des personnages pris dans la réalité, entre autres : un couple de gros bourgeois de Montpellier. Elle, était une belle femme, plantureuse et autoritaire, lui, avec son canotier, un petit bonhomme qui suivait Madame. »

Suzanne Ballivet in Éclats de Rire n° 21-22


Et vu dans Dubout L'oeuvre secrète publié 6 ans après sa mort.