samedi 19 décembre 2020

Corps à bouche

 Extraits de la nuit de la bouche d'Etienne Michelet

ventre et la chaleur de ton ventre chaud et plus bas j’embrasse plus bas encore maintenant plus bas ça bouge encore et tu bouges encore sous mes lèvres et encore plus bas tu bouges sous mes lèvres et encore ton corps plus bas humide et chaud plus bas ton corps chaud et humide plus bas tu bouges ton corps et tu trembles et ton ventre et tes seins et ton corps tremblent et tes seins chauds et humides tremblent sous mes doigts humides et tes seins chauds tes seins et ton ventre chauds tremblent encore et tu trembles et tes seins sous ma bouche humide tremblent humides sous ma bouche et tu trembles tu trembles



dans la nuit de tes lèvres d’en bas je me perds dans la nuit de tes lèvres dans le cœur de la nuit de tes lèvres et dans le cœur de la nuit de tes lèvres d’en bas et toi tu t’ouvres tu t’ouvres et tu ouvres tes lèvres tu ouvres ta nuit et tu ouvres tes jambes et tes lèvres et ta nuit et moi je me perds dans ta nuit dans la nuit de tes jambes je me perds et je tremble dans la nuit de tes lèvres et tes jambes et tes lèvres et tes jambes et toi tu t’ouvres toi tu t’ouvres et tu ouvres encore et tu ouvres la nuit et tu ouvres la nuit sans fond la nuit sans fond de tes jambes pour ma langue c’est la nuit la nuit sans fond de tes jambes pour ma


fort tes jambes plus fort sur moi plus fort encore tes jambes encore plus fort tes jambes et tes cuisses plus fort et tes cuisses et tes jambes encore plus fort et tes jambes et tes cuisses et encore tes jambes et encore tes cuisses et tes jambes et tes cuisses humides les cuisses humides de tes jambes humides serre tes cuisses humides serre tout ton corps humide sur la nuit de ma bouche serre et serre ma bouche serre toute ma bouche dans la nuit de tes cuisses tes cuisses dans ma bouche dans toute ma bouche et ta nuit et tes jambes et tes cuisses c’est la fin c’est le début c’est le début de la fin la fin du début


bouton rose le bouton qui tremble tremble rose qui tremble blanc et rose sous ma langue glissante roserose tremblante rose le bouton rose et blanc qui tremble le bouton de la fleur dans mes lèvres qui tremblent dans tes cuisses roses qui tremblent sur la fleur qui tremble qui tremble dans nos cœurs qui tremblent dans nos cœurs roses et roses et noirs c’est la fleur de la nuit la fleur rose et noire de la nuit la fleur en rose rouge rosée je bois et je bois la fleur et je bois ton ciel et ta rosée ton ciel ton ciel rosé dans ma bouche et dans tes lèvres je bois je bois ton corps je bois c’est ton corps que je bois et c’est tout


juin 2019 — 44 pages
Format : 110 x 190 mm
ISBN : 978-3-0361-0062-3
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Illustration : Roméo Zanchett

vendredi 8 mai 2020

Raconte ou comment je sentirais tes mots comme si tu me léchais.

Contes à faire rougir les petits chaperons de Jean-Pierre Enard est indispensable dans votre petite bibliothèque érotique. Dans l'extrait ci dessous la compagne du narrateur l'oblige a raconter l'histoire de Blanche neige et des sept nains.

Carole s'est soulevé. Elle a escaladé mon corps. Elle s'est allongée tête-bêche sur moi. Elle a saisi le bout enflammé de ma queue dans l'anneau de ses lèvres. Elle m'a ordonné :

- Raconte ... Pendant ce temps, je te suce lentement ... Je sentirais tes mots comme si tu me léchais.

Elle a posé son con tout contre mes lèvres. J'avais la voix étranglée. Impossible de parler.

- Raconte ou je m'en vais

J'ai retrouvé la parole, comme par enchantement. Jamais je n'avais parlé bouche à bouche comme cela. C'était comme si mes mots lui entraient dans le con. Parfois mon amie tressaillait de tout son corps. Des gouttes de liqueur me tombaient dans le gosier et me donnaient la vigueur nécessaire pour aller plus loin.



dimanche 17 novembre 2019

Criminal Sit on

Depuis décembre 2018 Amy était en prison en attendant son jugement. Elle vient de retrouver sa liberté en probation (elle a pris 3 ans). Son crime Violence conjugale.

Nue, elle avait poursuivi son conjoint dans leur domicile avant de le jeter à terre en lui hurlant "Eat my pussy".

Pris entre les fesses de sa compagne la victime a eu peur d'étouffer et s'en est tiré avec une fracture du nez.

Amy avec ses percing sa coupe punk a dû beaucoup souffrir du traitement médiatique de cette affaire plus violente que lorsque la violence est d'origine masculine et que la victime décède sous les coups.

Alors Amy je te souhaite une bonne libération et n'y retourne pas.



samedi 6 juillet 2019

J’humilie maintenant à une pauvre fille au rire horrible ma bouche

J’humilie maintenant à une pauvre fille au rire horrible ma bouche

C'est la dernière étape du voyage au bout de cette nuit mais aussi le récit d'une vie de Zone le poème d'Apollinaire à la suite de sa rupture avec Marie Laurencin.

Dans le brouillon de Zone la vision est plus scabreuse et trop explicite :

Et j'humilie à cette pauvre fille ma bouche 
Je baise cette sorte de plaie chevelue et rouge

Après cette humiliation suprême le matin peut se lever, il peut rentrer à la maison le deuil est fait. Il y aura d'autres amours. Bien que, qu'en savons nous; Soleil cou coupé.




Luc Lafnet

mardi 4 juin 2019

Les amies du crime

Après les premières caresses, Durand, moins gênée que lorsque Clairwil était, comme autrefois, en tiers avec nous, me déclara ses fantaisies, en me suppliant de m'y soumettre. A genoux devant moi, il fallait qu'en l'accablant d'invectives, je lui frottasse le nez tour à tour, et de mon con et de mon cul ; il fallait, en frottant le devant, que je lui piquasse sur le visage. Cela fait, je devais la couvrir de coups de pied et de coups de poing, m'emparer d'une poignée de verges, et la fustiger jusqu'au sang. Quand, à force de mauvais traitements, je l'aurais étendue par terre, il fallait que, ma tête entre ses cuisses, je la gamahuchasse un quart d'heure, en la socratisant d'une main, et lui branlant les tétons de l'autre ; ensuite, dès qu'elle serait bien en feu, je devais me laisser enculer avec son clitoris, pendant qu'elle chatouillerait le mien.
    - Je te demande pardon de tant de choses, Juliette, me dit cette libertine, après m'avoir tout expliqué ; mais si tu savais où nous entraîne la satiété !...
    - Après trente-cinq ans d'un libertinage soutenu, on ne doit jamais faire des excuses de ses goûts, répondis-je : tous sont respectables, tous sont dans la nature ; le meilleur de tous est celui qui nous flatte le mieux.






    Et me mettant à l'opération, je la satisfis si bien, qu'elle pensa mourir de plaisir. Rien n'égalait les crises voluptueuses de la Durand. De mes jours je n'avais vu de femme décharger ainsi : non seulement elle élançait son foutre comme un homme, mais elle accompagnait cette éjaculation de cris si furieux, de blasphèmes tellement énergiques, et de spasmes si violents, qu'on eût cru qu'elle tombait en épilepsie. Je fus enculée comme si j'eusse eu affaire à un homme, et j'y ressentis le même plaisir.
    - Eh bien ! me dit-elle, en se relevant, es-tu contente de moi ?
    - Oh ! foutre, m'écriai-je, tu es délicieuse, tu es un vrai modèle de lubricité ! tes passions m'embrasent : rends-moi tout ce que je t'ai fait.

    - Quoi ! tu veux être battue ?
    - Oui.
    - Souffletée, fustigée ?
    - Assurément.
    - Tu veux que je pisse sur ton visage ?
    - Sans doute, et que tu te dépêches ; car je bande et veux décharger.



    

La Durand, plus accoutumée que moi à ces services, s'y prend avec une telle agilité, elle y emploie une si grande adresse, qu'elle me fait à l'instant partir, sous les titillations voluptueuses de sa langue impudique.
    - Comme tu décharges, cher amour ! me dit-elle ; comme tu ressens énergiquement le plaisir ! Ah ! tu ne me le cèdes en rien.
    - Il faut que je te l'avoue, Durand, répondis-je, tu m'échauffes étonnamment la tête ; je suis étonnamment glorieuse d'être liée avec une femme comme toi ; maîtresses toutes deux des jours de l'univers entier, il me semble que notre réunion nous rend supérieures à la nature même. Oh ! que de crimes nous allons commettre ! que d'infamies nous allons faire !




D. -A. -F. Sade
L'Histoire de Juliette, sa soeur ou les prospérités du vice

Dessin Philippe Cavell
BD de Francis Leroi et Philppe Cavell Éditions Dominique Leroy (Vertiges Bulles) - 1979