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dimanche 27 juin 2021

Le calamiste alizé

Jeune ami de Guglielmo  Apollinare de Kostrowitzky au collège à Monaco, Louis de Gonzague-Frick partage avec Guillaume Apollinaire une passion pour l'écriture manuscrite. Si Guillaume invente le mot caligramme (formé par la contraction de « calligraphie » et d'« idéogramme »), Louis va créer ses manuscrits : l'idéal manuscrit en 1911

Il était sur parchemin royal. Quelques élus avaient été invités à le venir admirer. De vrai l'ouvrage était splendide. Un jour l'auteur décida de le faire imprimer. 

Quand il la reçut, cette chose à l'impression lui parut d'une pauvreté inouïe, sans caractère, presque anonyme. La vision de bibliopoles malpropres appréciant au simple point de vue du numéraire le volume l'emplit de dégoût.
Tout de suite il comprit son erreur. Il donna l'ordre à l'éditeur de faire détruire tous les exemplaires et de commencer par L'Idéal Manuscrit" qui avait permis tant de laideur livresque

Le Calamiste Alizé fait l'objet d'une première édition en 1921 chez Kra sous couvert d'anonymat. La deuxième édition est gravée par Auguste Brouet.


Le texte 
est gravé à l'eau-forte comme l'indique le justificatif de tirage. Ce manuscrit, illustré de neuf dessins, a été entièrement gravé en taille douce et reproduit à 65 exemplaires, tous réservés aux amis du Calamiste.


Aujourd'hui grâce à Honesterotica on peut consulter Le Calamiste Alizé.



A genou devant ton connin
Je tire une langue lubrique
Elle connait ce beau chemin
Ouvert à mes seuls gymniques

Elle pénètre avec délice
Et frotte ton ardent bouton
J'aime habiter entre tes cuisses
Qui sont mon splendide donjon

Prolonge cette exquisité
Et jouis dans ma bouche heureuse
De boire, unique volupté
Ta décharge si savoureuse

Et ton mirely que veut-il?
Mon doigt, ma langue, ma mentule
Qu'il choisisse bien - c'est subtil
Oh! viens amour que je t'encule

dimanche 20 juin 2021

Les deux amis de la feuille de rose

Nouvelle entrée dans cette anthologie : Louis de Gonzague Frick (1883-1958). Ami collégien d'Apollinaire le grand monsieur de cet anthologie, qui  lui attribua le titre de « prince de la dédicace » et le « Prince de Phyllorhodomanciens ». Est-ce parce qu'ils partageaient la même passion pour la feuille de rose?

Trou du cul de la Bien-Aimée
Te donnerai-je un nom de fleur

Lorsque ta matière embaumée
Se répand dans ma bouche en coeur

C’est toi, petit, que je préfère,
Mais j’aime aussi que ton voisin
Jute, jute comme un raisin
Afin que je me désaltère.

Ce sont là mes plus chers mignons,
Je leur donne ce qu’ils demandent
Des fruits fourrés et qu’ils me rendent
Tout imprégnés d’exhalaisons,

Gloire à ces deux trous brun et blond.

Page III du manuscrit Le calamiste alizé



samedi 6 juillet 2019

J’humilie maintenant à une pauvre fille au rire horrible ma bouche

J’humilie maintenant à une pauvre fille au rire horrible ma bouche

C'est la dernière étape du voyage au bout de cette nuit mais aussi le récit d'une vie de Zone le poème d'Apollinaire à la suite de sa rupture avec Marie Laurencin.

Dans le brouillon de Zone la vision est plus scabreuse et trop explicite :

Et j'humilie à cette pauvre fille ma bouche 
Je baise cette sorte de plaie chevelue et rouge

Après cette humiliation suprême le matin peut se lever, il peut rentrer à la maison le deuil est fait. Il y aura d'autres amours. Bien que, qu'en savons nous; Soleil cou coupé.




Luc Lafnet

dimanche 26 mars 2017

ODF La blanche hermine

Elle avait mis ses deux cuisses sur les bras du fauteuil, pendantes des deux côtés, le bassin très élargi, offrant le con dans l’écartement le plus indécent et le plus favorable pour l’inspection et pour l’exploration de la cavité satinée, exhibant dans le haut à l’entrée, au-dessous d’une fine toison noire, un vrai clitoris de tribade, gros, luisant, et d’un rouge vif, que je voyais très bien de ma cachette éloignée. Le bas des fesses reposait sur le bord du fauteuil, larges, épanouies, le dos renversé, la chemise retroussée jusqu’au nombril.

J’aurais volontiers pris la place de la langue qui allait venir labourer cette chair ouverte, des lèvres qui allaient se coller là, des dents qui allaient croquer cette praline rose parfumée. Une furieuse démangeaison fouettait mon sang incendié par cette exhibition luxurieuse de chairs nues étalées dans la plus lubrique indécence, mais je devais rester simple spectateur.


Mais déjà la soubrette agenouillée devant le vermeil sanctuaire, me cachait l’objectif, et priait avec une aimable ferveur, qui se manifestait sur le visage ému de la maîtresse, et sur la petite gorge menue, que la chemise très ouverte laissait toute entière à découvert les petits seins blancs et ronds se soulevaient berçant la pointe vermeille ; ses lèvres s’entr’ouvrirent, et elle soupira tendrement, la tête penchée sur l’épaule, les yeux mi-clos.



La soubrette se releva, tandis que la maîtresse restait dans la même posture, plus indécente encore, avec la chair plus ouverte, et la mousse qui luisait sur son bouton rutilant, et dans les poils noirs d’alentour, comme dans l’attente d’une seconde fête.

Ici je vous laisse découvrir cette chose mais uniquement si votre lubricité est suffisante. Ce chapitre de la blanche hermine inspirera Apollinaire pour Les onzes milles verges publié en 1907 et signé des initiales A.G.. On retrouve également l'odor di femina dans les mémoires d'un jeune Don Juan

Illustration Mario Tauzin
Le recueil de planches érotiques de Mario Tauzin (1909-1979) Interdit aux adultes paru pour la première fois vers 1930. 

mardi 29 mars 2016

You suck me

La poésie la plus scabreuse d'Apollinaire et de Mallarmé mixée sur les beats electro de Chinese man.

L’instrumental de cette chanson ainsi que les choeurs viennent de la chanson Sleeping Trees de Nina Soul. Tandis que la phrase You Suck Me est lancée par Robert Plant de Led Zeppelin dans la chanson You Shoock Me. (Chimie Paris Tech) - et +



Ah faites-moi feuille de rose
Prenez pitié en mon aveu
C'est une langue que veux
C'est mon cul que je vous propose

Mon cul s'éveille au souvenir
D'une inoubliable caresse
Que m'enseigna une négresse
Dans un hôtel rue d'Aboukir
Julie ou la rose



Qu’en ce monde, ou rien n’est certain,
On peut affirmer une chose:
C’est que ton con vivant et rose
N’est que le con d’une putain !
Qu’est-ce que cela peut foutre ?
Mignonne

dimanche 26 octobre 2014

Glottinage

Merveilleux Apollinaire, le plus visionnaire des hommes.
Habituez-vous comme moi
À ces prodiges que j’annonce
À la bonté qui va régner
À la souffrance que j’endure
Et vous connaîtrez l’avenir


Extrait des onzes milles verges

HÉLÈNE – Ah ! c’est bon, je sens ta langue dans la raie de mon cul !... Elle entre et fouille les plis de ma rosette. Ne le déplisse pas trop le pauvre troufignon, n’est-ce pas, Mony ? Tiens, je te fais beau cul. Ah ! tu as fourré ta figure entière entre mes fesses… Tiens, je pète… Je te demande pardon, je n’ai pas pu me retenir !… Ah ! tes moustaches me piquent et tu baves… cochon… tu baves. Donne-la-moi, ta grosse bitte, que je la suce… j’ai soif…

MONY – Ah ! Hélène, comme ta langue est habile. Si tu enseignes aussi bien l’orthographe que tu tailles les plumes tu dois être une institutrice épatante… Oh ! tu me picotes le trou du gland avec la langue… Maintenant, je la sens à la base du gland… tu nettoyes le repli avec ta langue chaude. Ah ! fellatrice sans pareille, tu glottines incomparablement !… Ne suce pas si fort. Tu me prends le gland entier dans ta petite bouche. Tu me fais mal ! Ah ! Ah ! Ah ! Ah ! Tu me chatouilles tout le vit … Ah ! Ah ! Ne m’écrase pas les couilles… tes dents sont pointues… C’est ça, reprend la tête du nœud, c’est là qu’il faut travailler… Tu l’aimes bien, le gland ?… petite truie… Ah ! Ah !… Ah !… Ah !… je… dé…charge… cochonne… elle a tout avalé… Tiens, donne-le-moi, ton gros con, que je te gamahuche pendant que je rebanderai…

HÉLÈNE – Va plus fort… Agite bien ta langue sur mon bouton… Le sens-tu grossir mon clitoris… dis… fais-moi les ciseaux… C’est ça… Enfonce bien le pouce dans le con et l’index dans le cul. Ah ! c’est bon !… c’est bon !… Tiens ! entends-tu mon ventre qui gargouille de plaisir… C’est ça ! ta main gauche sur mon nichon gauche… Ecrase la fraise… Je jouis… Tiens !… les sens-tu mes tours de cul, mes coups de reins, salaud ! c’est bon… viens me baiser. Donne-moi vite ta bitte pour que je la suce pour la faire rebander dur, plaçons-nous en 69, toi sur moi…

Mony et Hélène déchargèrent en même temps. Il lui nettoya ensuite le con avec la langue et elle lui en fit autant pour le vit.

samedi 25 octobre 2014

Supplément à l'élogue du con


Sur un vit comme il faut, qu'un con a de vertu!
Peut-il bander et passer outre?
J'ignore, Dieu merci! le mal d'avoir foutu. 

Mais je connais le bien de foutre.
C'était hier, c'est aujourd'hui,
Toujours je baiserai, je foutrai pour mieux dire. 

Je suis né par le con, je périrai par lui;
C'est mon aimant que le con, il m'attire:
Ma langue (ineffable douceur!) 

D'un con frais, d'un con pur est la seconde éponge. 
Aussi je le prépare, et lorsque je m'y plonge,
Les plus heureux du monde envieraient mon bonheur. 



L'arétin français pseudo traduction des Sonetti Lussuriosi de Pierre Arétin Pietro Aretino (1492 – 1556) par Félix Nogaret (1740 - 1831) .

Ce texte de 1787 démontre que le libertinage français du XVIII est sous l'influence de l'oeuvre de l'auteur de la renaissance. 

L'arétin est devenu un genre de livre : recueil de gravures figurant des positions sexuelles. Je ne sais pas si à l'époque de youporn cela a encore une certaine notoriété.

Le XXème siècle aussi n'oubliera pas le précurseur italien du langage pornographique :

Son portrait par Maupassant qui n'oublie pas de préciser qu'il est contemporain de Rabelais (sur wikipédia on mentionne plutôt Titien)

Préface de la traduction Française par Apollinaire bien sur, qui présentera également l’éloge du con de Baffo.

 

samedi 8 mars 2014

Le chant d'amour ... entre tes cuisses

Voilà de quoi est fait le chant symphonique de l'amour qui bruit dans la
conque de Vénus
Il y a le chant de l'amour de jadis
Le bruit des baisers éperdus des amants illustres
Les cris d'amour des mortelles violées par les dieux
Les virilités des héros fabuleux érigées comme des cierges vont et viennent
comme une rumeur obscène
Il y a aussi les cris de folie des bacchantes folles d'amour pour avoir mangé
l'hippomane secrété par la vulve des juments en chaleur
Les cris d'amour des félins dans les jongles
La rumeur sourde des sèves montant dans les plantes tropicales
Le fracas des marées
Le tonnerre des artilleries où la forme obscène des canons accomplit le
terrible amour des peuples
Les vagues de la mer où naît la vie et la beauté
Et le chant victorieux que les premiers rayons de soleil faisaient chanter à
Memnon l'immobile
Il y a le cri des Sabines au moment de l'enlèvement
Le chant nuptial de la Sulamite


Je suis belle mais noire
Et le hurlement de Jason
Quand il trouva la toison
Et le mortel chant du cygne quand son duvet se pressait entre les cuisses
bleuâtres de Léda
Il y a le chant de tout l'amour du monde
Il y a entre tes cuisses adorées


Madeleine

La rumeur de tout l'amour comme le chant sacré de la mer bruit tout entier dans le coquillage

Guillaume Apollinaire, Poèmes à Madeleine

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Photo : Emil Cadoo
 Ce poème secret pour Madeleine est le pendant du chant d'amour dans sa version publiée.

Le chant d’amour

Voici de quoi est fait le chant symphonique de l'amour
Il y a le chant de l'amour de jadis
Le bruit des baisers éperdus des amants illustres
Les cris d'amour des mortelles violées par les dieux
Les virilités des héros fabuleux érigées comme des pièces contre avions

Le hurlement précieux de Jason
Le chant mortel du cygne
Et l’hymne victorieux que les premiers rayons de soleil ont fait chanter à
Memnon l'immobile
Il y a le cri des Sabines au moment de l'enlèvement
Il y a aussi les cris d'amour des félins dans les jongles
La rumeur sourde des sèves montant dans les plantes tropicales
Le tonnerre des artilleries qui accomplissent le terrible amour des peuples
Les vagues de la mer où naît la vie et la beauté


Il y a là le chant de tout l'amour du monde

(Guillaume Apollinaire, Calligrammes, 1918)

jeudi 26 décembre 2013

Aus den Memoiren einer Saengerin

Un peu de langue allemande dans ce blog, qui se veut universel avec les Mémoires de Wilhelmine Shroeder-Devrient ou les mémoires d'une cantatrice allemande, Aus den Memoiren einer Saengerin

Comme toujours avec des écrits féminins, son origine est mise en doute mais, pour une fois, pas que l'auteur soit une femme. Guillaume Apollinaire dans son introduction :

Quoi qu'il en soit, on se trouve peut-être en présence d'une rapsodie écrite par un faux mémorialiste, qui aurait réuni à quelques détails, à quelques cancans concernant l'existence de Schrœder-Devrient des histoires de son invention. Peut-être se trouve-t-on aussi en présence de Mémoires authentiquement écrits par une femme, une cantatrice, qui ne serait pas Wilhelmine Schrœder-Devrient. Cette dernière hypothèse paraît d'ailleurs la plus probable, car on ne peut guère douter que ce soit là l'ouvrage d'une femme. Il y a dans les Mémoires trop de renseignements qui paraissent sincères et caractéristiques de la psychologie féminine.

Son portrait : elle fut admirée de Beethoven, Berlioz, Schumann, Liszt ou encore Meyerbeer, mais elle fut l’artiste indispensable de son ami Weber et l’égérie d’un jeune Wagner dont elle marqua au fer rouge la conception du théâtre musical. Rarement personnalité n’aura autant marqué intellectuellement et artistiquement une époque et ses créateurs les plus géniaux.

Le texte est de 1862 ou 1868, il fut traduit en 1913 par Guillaume Apollinaire aidé certainement de Blaise Cendrars. En voici un extrait :

Je n'eus donc pas de peine à pousser Franz a baiser non seulement ma bouche et mes seins, mais à choisir un but plus décisif.

Mais comme l'âme ne peut pas rester tranquille dans un baiser sur la bouche, elle le peut encore moins quand il s'agit de nos autres charmes; et quand mes soupirs, mes palpitations et mes sursauts lui apprirent que j'avais un faible pour cette caresse, il devint même spirituel et me procura une jouissance indescriptible.

Parfois, il semblait vouloir en profiter quand, après le déversement de mon âme, une prostration, un abandon complet me gagnait. Il se soulevait alors et voulait profiter d'une seconde d'inattention.

Chaque fois il fut trompé, car même au moment de l'extase je ne perdais jamais de vue tout ce que je risquais en cédant dans le point principal.
Il descendait alors tout confus du trône qu'il croyait avoir déjà conquis et devait s'adresser là où je pouvais être heureuse sans danger.

Ce que Marguerite m'avait conté de ses jeux secrets avec sa maîtresse, je le goûtais maintenant.
Quand Franz était couché avec sa tête bouclée devant moi, me caressant le cou, le front et les cheveux, je trouvais que sa caresse avait le jeu le plus fou, le plus amusant, me chatouillait, me faisait rire, tâchait même d'être variée autant que possible, et quand tranquillement étendue je jouissais sans inquiétude, je me comparais intérieurement à la baronne et me trouvais beaucoup plus heureuse qu'elle.
Moi j'avais un jeune homme joli et robuste, elle n'avait eu que Marguerite. Je pouvais voir l'influence de mon abandon.
Il était admirable, surtout au moment du plus fort ravissement, quand mon âme rêvait, voluptueuse, et qu'il ne se séparait point de moi, mais au contraire m'aimait plus fortement, comme s'il eût voulu absorber toute ma vie.

Cette espèce de jouissance a toujours eu un attrait extraordinaire pour moi. Cela tient à la passivité complète de la femme qui reçoit les caresses de l'homme et à l'hommage extraordinaire qui est ainsi rendu à ses charmes; d'ailleurs elle est très rare, et surtout quand l'homme a le droit d'exiger davantage. Rien que dans le contact extérieur de la bouche, dans un simple baiser, son effet est plus qu'enivrant; mais si la bouche connaît en outre son devoir ou l'a appris par le tressaillement des parties caressées, je ne sais vraiment si je ne dois pas préférer cette jouissance à toute autre.

D'ailleurs elle dure plus longtemps et ne vous rassasie pas.

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Et pour finir un peu de version originale :

Erst die Hand mit schamhaft weggewendetem Auge, dann den Mund, erst nur oberflächlich küssend, dann nach und nach mehr, endlich das volle von Scheu und Schamhaftigkeit nicht mehr beschränkte Vergnügen. Ich weiß freilich nicht, was Männer fühlen, wenn sie jenen Gegenstand ihrer Begier liebkosen können. Darf ich aber nach dem schließen, was ich empfand, als ich jenes wunderbar gestaltete Werkzeug männlicher Kraft betrachten, liebkosen, drücken, es küssen, an ihm saugen und endlich zu überreichlichem Herausschießen des Lebenssaftes reizen konnte, so ist allerdings die Wollust des Mannes mächtig.

La chose se fit toute seule. D'abord la main, en détournant honteusement les yeux, puis la bouche encore hésitante, mais goûtant peu à peu davantage, et à la fin le plaisir tout entier sans honte et sans vergogne. Je ne sais pas ce que les hommes ressentent quand ils osent caresser tous les objets de leurs vœux. Mais si j'ose en conclure par ce que je ressentis en regardant, caressant, baisant, en faisant toutes les folies imaginables avec tout ce qui m'était dévolu alors, vraiment la volupté de l'homme est alors puissante.

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mardi 14 mai 2013

Glottisme enragé d'un jeune puceau

Je soulevai sa chemise et regardai avec étonnement l’énormité de son ventre, où le nombril était en relief au lieu d’être en creux comme chez ma sœur.
Je léchai ce nombril. Elle était immobile, ses seins pendaient sur les côtés. Je soulevai un de ses pieds et le portai sur le lit. Son con m’apparut. Je m’effrayai d’abord en voyant les deux grandes lèvres, épaisses et enflées, dont la couleur rouge tournait au brun.
Sa grossesse me laissait jouir de cette vue d’une façon très complète. Ses lèvres étaient ouvertes, et à l’intérieur, où je jetai un coup d’œil, j’aperçus tout un étal de boucherie où la viande était d’un beau rouge humide.
En haut des grandes lèvres le trou à pipi se montrait surmonté d’un petit grain de viande. C’était le clitoris, comme je m’en rendis compte par ce que j’avais appris dans l’atlas anatomique.
La partie supérieure de la fente se perdait dans les poils qui couvraient un mont de Vénus d’un embonpoint démesuré. Les lèvres étaient presque dépourvues de poils et la peau, entre les cuisses, était humide et rougie par la sueur.
En vérité, le spectacle n’était pas admirable, mais il me plut d’autant plus que cette femme était assez propre. Je ne pus m’empêcher de placer ma langue dans sa fente et rapidement je léchai et pourléchai le clitoris qui durcissait sous mon glottisme enragé.
Ce léchage me fatigua bientôt, je remplaçai ma langue par un doigt, la fente était très humide. Alors je m’emparai des tétons dont je pris les pointes en bouche en les suçant tour à tour. Mon index ne quittait pas le clitoris qui durcissait et grandissait. Il eut bientôt la taille de mon petit doigt et la grosseur d’un crayon.

Apollinaire Les exploits d'un jeune Don Juan

Et ci dessous une scène du film de Gianfranco Mingozzi, scénariste Jean-Paul Carrière, avec Marion Peterson (Kate- de la scène ci dessous), Marina Vlady (Mme Muller-de la scène ci dessus), Claudine Auger (la mère), Bérangère Bonvoisin (Tante Marguerite) et bien sur Serena Grandi (Ursule)


Marion Peterson-Journal d'un jeune Don Juan par francomac

samedi 11 mai 2013

Odor di femina

Elle sentait la sueur, mais d’une façon assez agréable qui m’excitait. C’était cette odor di femina qui, je l’ai su plus tard, émane du corps de la femme et qui, suivant sa nature, excite le plaisir ou le dégoût.

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Dans la chambre régnait une atmosphère pleine d’odeurs mêlées, exhalées par les corps des servantes, dont les vêtements pendaient à la muraille ou sur le pied du lit. Ces odeurs étaient d’abord très désagréables, mais dès qu’on s’y était habitué, on les trouvait plutôt excitantes que suffocantes : c’était la véritable odor di femina :
Le parfum qui fait bander.
Elle devait s’être lavé, car son con n’exhalait aucune odeur.

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Je léchai le sperme féminin qui avait le goût d’œuf cru.
Ensuite, je mis mon nez dans son con qui sentait l’œuf – à cause de sa récente décharge – et la pisse.

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Je baisai ses fesses, les maniai, les ouvris et sentis son trou du cul qui n’exhalait aucune odeur de merde, mais celle de la sueur. Mais elle se dégagea définitivement en observant qu’elle ne comprenait pas comment un monsieur comme moi pouvait avoir plaisir à sentir les endroits puants d’un corps de paysanne.

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J’approchai mon visage de son cul et sentis sa sueur pénétrante. Son trou du cul gardait encore quelques traces de sa dernière selle.
Sa toison était frisée et sentait fortement la pisse, ce que je remarquai en mettant le nez dedans.

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Il faut dire que ces servantes ne se lavaient le con que le dimanche. Il y a d’ailleurs beaucoup de dames très bien qui n’ont pas le temps de le faire souvent. Mais cette odeur m’excita et je bandais déjà.
Pendant l’action, elle avait fortement transpiré et son odeur saine de jeune campagnarde me faisait souhaiter de tirer un second coup.

 Texte : Guillaume Apollinaire Les exploits d'un jeune Don Juan
Illustration : Gilbert Garnon, «Cent trente deux positions amoureuses»

dimanche 24 mars 2013

Mona lisa ou l'éloge de la chatte

Baffo (1694 - 1768) ne veut pas de métaphores, il donne à la sexualité les noms qu'elle a dans la bouche commune, et l'obscénité de la langue parlée accède alors à sa pleine dignité. Toutes les hyperboles, périphrases, équivoques, toutes les figures du langage érotique de son temps, langage malade, en décomposition, Baffo, comme Sade, les élimine et, plus libre que Sade, il invente une santé. La "littérature", il en va d'elle comme des "parures des dames": il faut la lire, la traverser, la dénoncer, langage qui ne dit rien d'autre en fait que le désir. Maurice Régnault

Giorgio baffo ou le Poeta pornografo

J'ai découvert Giorgio Baffo à partir d'un lien avec Moniche. Tous les poèmes de Giorgo Baffo écrit en vénitien parle de la Mona, le sexe féminin. Je ne sais pas si le bondage était une pratique de l'époque mais il vous faut bien une petite pause visuelle.

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Heureusement toutes les traducteurs (trices) ne traduisent pas mona par moniche. Ainsi du poème le plus connu : LODE ALLA MONA.

Cara Mona, che in mezzo a do colone
    Ti xe là messa, come un capitelo,
    Per cupola ti gà do culatone,
    E ’l bus del Cul de sora xe ’l to Cielo.

Chère Moniche qui, entre deux colonnes,
Est mise là, ainsi qu'un chapiteau,
Pour coupole tu as deux grosses fesses
Et le trou du cul, au-dessus, est ton ciel.
Ou la traduction chez venise libertinage
Chère chatte, qui est à comme un chapiteau
Au sommet de deux colonnes,
Avec pour coupole, deux grosses fesses
Avec le trou du cul et sa sœur le trou du ciel.

(...)
Notte, e zorno ti fà miracoloni,
    Che l’acqua, che trà sù la to fontana,
    Dà vita ai morti, e spirito ai Cogioni

Nuit et jour tu opères de grands miracles,
Car l'eau que fait jaillir ta fontaine
Donne la vie aux morts et l'esprit aux couillons.
Ou
Donne vie à la bite et donne l'esprit aux couilles

Pour ma part je ne peux me permettre d'oser une traduction mais je vous propose celui-ci dont les sonorités me parlent.

Amici, son in mona; oh che gran gusto! 
Amici, son in mona; oh che gran gusto!
E son in mona della mia diletta;
Ora ghe tocco 'l cul, ora una tetta,
E in questo posso dir, che go 'l mio giusto.

La s'ha mollà le cottole, e anca 'l busto,
Acciò che con più comodo ghe 'l metta,
In bocca la m'ha dà la so lenguetta,
E la me trà ogni tanto qualche susto.

Mi me la godo fuora de misura,
E aver vorrìa l'osello longo un brazzo
Per furegarghe ben in la natura.

Ah! che per far più grande el mio solazzo,
E per darghe più gusto a sta creatura,
Esser vorrìa in sto punto tutto cazzo.

Vous pouvez retrouver des poèmes sur les lesbiennes chez venise libertinage, et une grande sélection de poèmes sur wikisource ou chez scribd.

Vous pouvez également trouvez les poèmes de Baffo illustrés par Hugo Pratt. ou par Michèle Teysseyre.

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Et pour finir je ne connaissais pas le mot d'Apollinaire sur Venise : Le Baffo était content de son époque, il était heureux de vivre, et de vivre à Venise, ville amphibie, cité humide, sexe femelle de l’Europe. Apollinaire