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mardi 12 février 2019

C'est pas du Claudel

Ell' m'emmerde, ell' m'emmerde , quand je tombe à genoux
Pour cetain's dévotions qui sont bien de chez nous
Et qui donn'nt le vertige
Croyant l'heure venue de chanter le credo
Elle m'ouvre tout grand son missel sur le dos
Ell' m'emmerde, vous dis-je


Misogynie à part 
Georges Brassens
Première chanson du douzième album studio créé en 1969 après 3 ans d'absence et dans la société post-soixante huit. 

Georges Brassens répond avec gourmandise et en riant a ses détracteurs comme il l'avait fait dix auparavant avec le pornographe du phonographe. Il propose également sur l'album ce vers 


samedi 20 juillet 2013

L'érotisme de Paul Fort

Sans Brassens et la « Complainte du petit cheval blanc », Paul Fort serait aujourd’hui entièrement tombé dans l’oubli. Le prince des poète de 1912 à 1960 est pourtant un sacré numéro. Marié à Marie-Suzanne Theibert avec Verlaine et Mallarmé pour témoin il eut pour maitresse Marguerite Gillot ci dessous immortalisée par Marie Laurencin

marguerite gillot

ll a le coup de foudre pour la très jeune Germaine Pouget connu comme Germaine Tourangelle qu'il va enlever et entrainer dans une tournée de conférences à travers l’Europe entre février et mai 1914 et qu'il épousera à la mort de Suzon à 85 ans.

Sa vie amoureuse si riche en fait un héros ayant sa place ici et pourtant pas de trace de textes érotiques dans son oeuvre littéraire au contraire de ses amis qu'il publie dans sa revue Vers et Prose Rimbaud, Verlaine, Apollinaire, Henri-Pierre Roché, Pierre Louÿs.

Peut-on trouver dans l'amour marin ou comme hier une trace d'érotisme
Hé ! donn' moi ta bouche, hé ! ma jolie fraise !
L'aube a mis des frais's plein notre horizon
Garde tes dindons, moi mes porcs, Thérèse
Ne r'pousse pas du pied mes p'tits cochons

Va, comme hier ! comme hier ! comme hier !
Si tu ne m'aimes point, c'est moi qui t'aim'rons
L'un tient le couteau, l'autre la cuiller
La vie, c'est toujours les mêmes chansons

Pour sauter l'gros sourceau de pierre en pierre
Comme tous les jours mes bras t'enlèv'ront
Nos dindes, nos truies nous suivront légères
Ne r'pousse pas du pied mes p'tits cochons


m_ausg

Marcel Vertès Pays à mon gout


Va, comme hier ! comme hier ! comme hier !
Si tu ne m'aimes point, c'est moi qui t'aim'rons
La vie, c'est toujours amour et misère
La vie, c'est toujours les mêmes chansons

J'ai tant de respect pour ton coeur, Thérèse
Et pour tes dindons, quand nous nous aimons
Quand nous nous fâchons, hé ! ma jolie fraise
Ne r'pousse pas du pied mes p'tits cochons

Va, comme hier ! comme hier ! comme hier !
Si tu ne m'aimes point, c'est moi qui t'aim'rons
L'un tient le couteau, l'autre la cuiller
La vie, c'est toujours les mêmes chansons


La revue Vers et prose  a 2 pôles : un « grand ton », celui d’une poésie sérieuse et grave, parfois hautaine, solidaire d’une tradition savante (et ici bien sûr on ne peut pas ne pas songer à l’exemple de Mallarmé, mais aussi, plus généralement, au Parnasse et à toute une tradition du sublime romantique), tout ce que Saint-Pol Roux appelle « la façon de l’aigle » qui se donne « mission de ramener une proie de soleil ». Et puis, d’autre part, d’entrée de jeu et jusqu’à la fin, ce que le même auteur emblématise sous la figure de la « sauterelle » : un ton beaucoup plus familier, qui ne dédaignent pas d’afficher une certaine forme de naïveté, une proximité avec les genres « populaires », comme la chanson, par exemple. Ce dont témoignent au premier chef les ballades de Fort.

mardi 16 juillet 2013

L'amour marin

On les r’trouve en raccourci, dans nos p’tits amours d’un jour, toutes les joies, tous les soucis des amours qui durent toujours !

C’est là l’sort de la marine, et de toutes nos p’tites chéries. On accoste. Vite ! un bec pour nos baisers, l’corps avec.

Et les joies et les bouderies, les fâcheries, les bons retours, il y a tout, en raccourci, des grands amours dans nos p’tits.

Tout c’ qu’on fait dans un seul jour ! et comme on allonge le temps ! Plus d’ trois fois, dans un seul jour, content, pas content.


MODIGLIANI KERDONIS
On a ri, on s’est baisés sur les neunœils, les nénés, dans les ch’veux à pleins bécots, pondus comme des œufs tout chauds.

On s’en est allé, l’matin, souffler les chandelles des prés. Ça fatigue une catin : ça n’y est pas habituée.

On s’est r’levé des bleuets, les joues rouges et 1’cœur en joie, et l’on est r’tourné chez soi, après un si grand bonheur...

Peu à peu, le cœur en peine, on s’en est r’tourné chez elle, en effeuillant sur les blés une grande marguerite jaune.

La mer !... ah ! elle est là-bas, qui respire sur les épis, et mon bateau, que j’y vois, se balance sur les épis…

On arrive. – Avant d’entrer, on se r’garde, les bras ronds. Ça m’fait clic au fond d’mon fond : elle sort sa petite clé.


MODIGLIANI KERDONIS 3

Le jour tombe, on reste là. On s’met au lit, c’est meilleur, On se r’lève pour faire pipi dans le joli pot à fleurs.

On allume la chandelle, on s’montre dans toute sa beauté ! Vite, on se r’couche, on se r’lève, on s’étire, — c’est l’été.

Y a dans la chambre une odeur d’amour tendre et de goudron. Ça vous met la joie au cœur, la peine aussi, et c’est bon.

Et l’on garde la chandelle pour mieux s’voir et s’admirer. On se jure d’être fidèles. On s’écoute soupirer.

Et, tout à coup, v’là qu’on pleure, sans savoir pourquoi, mon Dieu ! et qu’on veut s’tuer tous les deux, et qu’on s’ravise, cœur à cœur.

Alors, on s’dit toute sa vie. Ça vous intéresse bien peu. Mais ça n’fait rien, on s’la dit. Et l’on croit qu’on s’comprend mieux.

On s’découvre des qualités, on s’connaît, on s’plaint, et puis, demain comme il faut s’quitter, on n’dit plus rien d’toute la nuit.

On n’est pas là pour causer… Mais on pense, même dans l’amour. On pense que d’main il fera jour, et qu’ c’est une calamité.


MODIGLIANI KERDONIS 2

C’est là l’sort de la marine, et de toutes nos p’tites chéries. On s’ accoste. Mais on devine qu’ ça n’sera pas le paradis.

On aura beau s’dépêcher, faire, bon Dieu ! la pige au temps, et l’bourrer de tous nos péchés, ça n’sera pas ça ; et pourtant

toutes les joies, tous les soucis des amours qui durent toujours, on les r’trouve en raccourci dans nos p’tits amours d’un jour.

Mais la nuit se continue. Elle ronfle, la petite poupée, plus doucement, sur son bras nu, qu’une souris dans du blé.


MODIGLIANI NU ROUGE KERDIONIS

Alors, quoi ! faut-y pas s’plaindre, ah ! faut-y pas bougonner, de voir la chandelle s’éteindre en fondant sur la ch’minée.

On r’garde au mur quelque chose, qui grimpe jusqu’au plafond... Ah ! saleté !... c’est gris, c’est rose... V’là l’jour rose comme un    cochon !

On pleure contre l’oreiller. Y en avait qu’un pour nous deux. Ça suffit !... on s’lève… adieu... On part sans la réveiller.

Mais c’qui est l’plus triste, au fond, c’est que, nous qui naviguent, les regrets sont aussi longs, des p’tits amours que des grands.

Et l’on s’demande, malheureux, quand on voulait s’tuer tous deux, rester là, s’éterniser, pourquoi qu’on s’est ravisé ?


L'amour marin
Paul Fort
1900
Tome 2 des Ballades françaises
L'amour et l'aventure

Magnifique évocation du corps à corps amoureux et du baiser (le becot)
J'ai choisi les superbes nues d'Amédéo Modigliani pour illustrer ce texte : génie de la peinture, libéré des contraintes de ses prédécesseurs il peut ajouter de l'érotisme à la Vénus de Titien avec de beaux seins lourds, et quoi de plus beau qu'un peu de poil sur le pubis et les aisselles. On sent l'amour et le goudron de cette chambre pauvre habitant l'amour d'un jour.
La version de Georges Brassens est une grande relecture qui donne une légèreté au thème en diminuant le caractère chronologique de l'histoire.


lundi 12 novembre 2012

La mélopée sexuelle

En accord avec lui, dois-je écrire dans la presse
Qu'un soir je l'ai surpris aux genoux de ma maîtresse,
Chantant la mélopée d'une voix qui susurre,
Tandis qu'elle lui cherchait des poux dans la tonsure?


(Quelques vers extraits des Trompettes de la renommée de Georges Brassens

 
La mélopée est un chant déclamatoire, monotone, récitatif. La mélopée c'est l'harmonie, la mesure et le mouvement.

La mélopée est une partie de la tragédie dans Aristote : toute tragédie se compose de six parties qui déterminent son caractère ; ce sont: la fable, les moeurs, le langage, la pensée, l'appareil scénique et la mélopée. La mélopée est la partie la plus importante au point de vue du plaisir à produire.

Rappelons nous ce vers lorsque nous pratiquons le baiser : il faut aller vers le sexe de la belle dans la plus grande tradition poétique.

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mercredi 15 août 2012

La guerre des blasons

Albert Mérat est un poète connu aujourd'hui pour une parodie de son oeuvre l'idole écrite en 1869. Il était même vexé "que Verlaine et Rimbaud l’aient ridiculisé dès le début du cahier Zudique en parodiant son recueil de sonnets, L’Idole, par leur Sonnet du Trou du Cul. Il s’était à tel point fâché qu’il avait refusé de figurer auprès de ces deux poètes-voyous dans le tableau de Fantin-Latour, le Coin de table" Rimbaud Zutique

Le sonnet du trou du cul est créé par les deux plus fameux iconoclates en pleine fièvre suivant la commune de Paris. Ecrite en octobre 1871 ou en 1872 le sonnet fait parti de l'album Zutique.

C'est l'olive pâmée, et la flûte caline ;
C'est le tube où descend la céleste praline

Ces vers de Rimbaud (les quatrains sont de Verlaines et les tercets de Rimbaud) illustre sa vision révolutionnaire de l'obscénité et de la pornographie. La poésie de Mérat révèle l'auto-censure de cette fin de siècle bourgeoise qu'il faut combattre. Pour Rimbaud la poésie doit être subversive.

Le dernier sonnet de l'idole a-t-il était censuré par l'éditeur et le sonnet du cul a-t-il était remplacé par un avant et un dernier sonnet ou bien l'auteur a-t-il voulu rester dans un érotisme du non dit, laissant sa lectrice imaginer le reste.

Cette guerre des blasons n'est pas nouvelle. En 1530 à la suite des premiers Blason anatomique du corp féminin de Marot dont le blason du beau tétin, la guerre fit rage avec ceux qui firent des blasons de l'intimité féminine. Dont Eustorg de Beaulieu a qui on attribua le blason Le cul.

Revenons à l'idole de Mérat et son érotisme doux, à ces baisers sur tout le corps d'une femme excepté le cul et le sexe. S'il n'a pû faire son sonnet sur le cul féminin (si ce n'est l'avant dernier), chaque poème claque comme un hommage au mont de Vénus.

LE SONNET DE LA BOUCHE
Ô lèvres, fleurs de sang qu’épanouit le rire,
Frais calice du souffle et rose du baiser,
Où, malgré moi, revient mon rêve se poser,
Si douces que les mots ne peuvent pas le dire,

Lèvres, coupes d’amour après qui l’on aspire,
Désireux de l’ivresse et craignant d’y puiser ;
Le buveur délicat a peur de vous briser,
Et lentement avec extase vous attire.

Je veux tarir ma soif à vos calices clairs ;
À votre humide bord irradié d’éclairs
Je boirai comme on boit à l’eau d’une fontaine.

Versez-moi la caresse, irritante douceur,
Ô lèvres ! souvenir, espérance lointaine,
Dont je veux mordre encor la fragile épaisseur !


LE SONNET DE L’OREILLE
C’est la volute et c’est la conque ; c’est la chair
Devenue arabesque avec son ourlet clair
Où préside une loi d’harmonie ancienne ;


LE SONNET DU VENTRE
Au milieu, sur le fond de blancheur précieuse,
Le nombril, conque rose et corolle aux plis clairs,
Entr’ouvre son regard de fleur silencieuse.


LE SONNET DE LA JAMBE
Comme pâlit la joue au baiser de l’amant,
Une invisible lèvre a touché la peau rose

(...)
Voici qu’un peu plus haut le divin gonflement
De la chair semble un marbre où la sève est enclose.


LE SONNET DU PIED
Peureux, lorsque ma lèvre amoureuse vous touche,
Je crois sentir trembler, au souffle de ma bouche,
Des oiseaux retenus captifs loin de l’azur.


LE SONNET DE LA NUQUE
Et ma bouche osera baiser l’éclat vermeil
Des minces cheveux fous brodés par le soleil,
Dont la confusion étincelante brille.


LE SONNET DES ÉPAULES
Une ombre d’or que font des duvets et des mousses
À l’aisselle en finit l’épanouissement ;

lundi 10 octobre 2011

Anthologie musicale du cunnilingus

Love on the beat de Serge Gainsbourg

D'abord je veux avec ma langue 
natale deviner tes pensées 
mais toi déjà déjà tu tangues 
au flux et reflux des marées 

je pense à toi en tant que cible 
ma belle enfant écartelée 
là j'ai touché le point sensible 
attends je vais m'y attarder

Chasseur de nuages Jean-Louis Aubert

Allez Maintenant je reviens entre tes jambes, c'est Con mais bon, si tu le veux Demain sera parfait, Puisses-tu vouloir que je te lèche, que je redeviennes Chasseur de nuages, de ce petit cunnilingus, laisse moi faire le lépidoptère sur tes lèvres, si tu ne le veux pas ce n'est pas grave,Demain La-bàs Peut-être tu me laisseras revenir, Oui, Regarde-moi, le Matin magicien, tu prends enfin du plaisir, Marcelle, ma belle.

Bouton de rose Hubert Felix Thiéfaine

Mes lèvres sur sa déchirure explosent
Son bouton de rose

WooHoo Christina Aguilera

You Know You Really Wanna (HEY) , Wanna Tasty My ,
You Know You Wanna Get a Peak Wanna See My ,
You Wanna Put Your Lips Where Hips Are , Kiss On My , All Over My ,
All The Boys Think Its Cake When They Taste My ,
You Dont Even need A Plate , just Your face Ha!

Je vous aime Jean Ferrat

Pour vos toisons de ronces douces
Qui me retiennent, me repoussent
Quand mes lèvres vont s'y noyer

L'amour est cerise Jean Ferrat

Venir à genoux
Goûter ton absinthe
Boire ton vin doux
 
Sur le bout de la langue et la chose Bazbaz

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Louise Thomas Fersen
Sur tes lèvres, Louise,
Les miennes sont assises.
Je ne décolle plus les fesses
De ce banc de messe.

Le nombril des femmes d'agents Georges Brassens

Voir le nombril d'la femm' d'un flic
N'est certain'ment pas un spectacle
Qui, du point d'vue de l'esthétiqu'
Puiss' vous élever au pinacle

L'eau à la bouche Serge Gainsbourg

Je t'en prie ne sois pas faroucheQuand me viens l'eau à la bouche
 
Le serpent qui danse Léo ferré


Comme un flot grossi par la fonte
Des glaciers grondants,
Quand l'eau de ta bouche remonte
Au bord de tes dents,

Light as the breeze Leonard Cohen

She stands before you naked
you can see it, you can taste it,
and she comes to you light as the breeze.
Now you can drink it or you can nurse it,
it don’t matter how you worship
as long as you’re down on your knees.
So I knelt there at the delta,
at the alpha and the omega,
at the cradle of the river and the seas.

All the Way Lover de Millie Jackson

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Le blason Georges Brassens
En attendant madame il semblerait dommage 
Et vos adorateurs en seraient tous peinés 
D'aller perdre de vue que pour lui rendre hommage 
Il est d'autre moyen et que je les connais 
Et que je les connais.
Misogynie à part Georges Brassens
Ell' m'emmerde, ell' m'emmerde , quand je tombe à genoux
Pour cetain's dévotions qui sont bien de chez nous
Et qui donn'nt le vertige
Croyant l'heure venue de chanter le credo
Elle m'ouvre tout grand son missel sur le dos
Ell' m'emmerde, vous dis-je
Brown sugar Rolling Stones
rolling-stones

samedi 23 janvier 2010

Le cunnombrilisme

Une des nombreuses chansons du pornographe du phonographe célébrant le bas ventre des femmes. Rare sont les chanteurs ayant autant chanté le sexe féminin. Si aujourd'hui j'ai développé une telle attirance pour le cunnilingus je le dois certainement à Georges Brassens et à Serge Gainsbourg.


 



Voir le nombril d'la femm' d'un flic
N'est certain'ment pas un spectacle
Qui, du point d'vue de l'esthétiqu'
Puiss' vous élever au pinacle
Il y eut pourtant, dans l'vieux Paris
Un honnête homme sans malice
Brûlant d'contempler le nombril
D'la femm' d'un agent de police

nombril

"Je me fais vieux, gémissait-il
Et, durant le cours de ma vie
J'ai vu bon nombre de nombrils
De toutes les catégories
Nombrils d'femm's de croqu'-morts, nombrils
D'femm's de bougnats, d'femm's de jocrisses
Mais je n'ai jamais vu celui
D'la femm' d'un agent de police"
nombril

"Mon père a vu, comm' je vous vois
Des nombrils de femm's de gendarmes
Mon frère a goûté plus d'une fois
D'ceux des femm's d'inspecteurs les charmes
Mon fils vit le nombril d'la souris
D'un ministre de la Justice
Et moi, j'n'ai même pas vu l'nombril
D'la femm' d'un agent de police"
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Ainsi gémissait en public
Cet honnête homme vénérable
Quand la légitime d'un flic
Tendant son nombril secourable
Lui dit: "Je m'en vais mettre fin
A votre pénible supplice
Vous fair' voir le nombril enfin
D'la femm' d'un agent de police"

"Alleluia ! fit le bon vieux
De mes tourments voici la trêve !
Grâces soient rendues au Bon Dieu
Je vais réaliser mon rêve !"
Il s'engagea, tout attendri
Sous les jupons d'sa bienfaitrice
Braquer ses yeux sur le nombril
D'la femm' d'un agent de police

Mais, hélas ! il était rompu
Par les effets de sa hantise
Et comme il atteignait le but
De cinquante ans de convoitise
La mort, la mort, la mort le prit
Sur l'abdomen de sa complice
Il n'a jamais vu le nombril
D'la femm' d'un agent de police

PS : Je me rends compte a-postériori que ce billet peut prendre place dans la série des cunnilingus mortel.

jeudi 10 septembre 2009

La claire fontaine

Pas de grands discours pour rendre hommage à cette fontaine éternelle.

Auteur photo inconnu

zzzzzzz





Parole et musique Georges Brassens - Version Yannick Noah

mardi 19 mai 2009

L'amour est cerise

Le thème du baiser aux lèvres féminines est fondamentalement libertaire.
Chanté par Georges Brassens : retrouver les analyses

Le blason
Alors que tant de fleurs ont des noms poétiques
Tendre corps féminin' c'est fort malencontreux
Que la fleur la plus douce la plus érotique
Et la plus enivrante en ait de plus scabreux
En attendant madame il semblerait dommage
Et vos adorateurs en seraient tous peinés
D'aller perdre de vue que pour lui rendre hommage
Il est d'autre moyen et que je les connais
Et que je les connais.

Misogynie à part
Ell' m'emmerde, ell' m'emmerde , quand je tombe à genoux
Pour cetain's dévotions qui sont bien de chez nous
Et qui donn'nt le vertige
Croyant l'heure venue de chanter le credo
Elle m'ouvre tout grand son missel sur le dos
Ell' m'emmerde, vous dis-je
Le nombril des femmes d'agent 

(vous pouvez retouver l'analyse des chansons sur les gendarmes sur le site du defense.gouv.fr)

Je me fais vieux, gémissait-il
Et, durant le cours de ma vie
J'ai vu bon nombre de nombrils
De toutes les catégories
Nombrils d'femm's de croqu'-morts, nombrils
D'femm's de bougnats, d'femm's de jocrisses
Mais je n'ai jamais vu celui
D'la femm' d'un agent de police

Il a été chanté par Jean Ferrat :

Laisse-moi sans crainte
Venir à genoux
Goûter ton absinthe
Boire ton vin doux
Ô rires et plaintes
Ô mots insensés
La folle complainte
S'est vite élancée

Défions le monde
Et ses interdits
Ton plaisir inonde
Ma bouche ravie
Vertu ou licence
Par Dieu je m'en fous
Je perds ma semence
Dans ton sexe roux