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mercredi 29 mars 2017

Viens lécher ça

Une nouvelle lettre de Paul Léautaud à Anne Cayssac.Il n'y a pas de retenue bête.
Mardi 18 septembre 1928
J’envoie ces notes griffonnées samedi soir chez moi. J’espère qu’on pourra lire.
Te rappelles-tu, aux débuts, quand je te faisais déjà des compliments de ton con, que tu t’amusais à le regarder dans une glace pour voir comment c’était fait : tout rose, me disais-tu.
Te rappelles-tu un jour d’été, tous les trois dans la salle à manger là-bas, toi en train de coudre, il t’a pris soudain une idée – tu t’es levée en me faisant signe, nous sommes partis du côté de la cuisine et dans le couloir tu m’as dit : « Viens me lécher le con », ce qui a été fait aussitôt, toi installée et troussée sur la table de la cuisine.
Je parie que tu ne te rappelles pas où se situe la première fois que tu m’as branlé si merveilleusement, en regardant la figure que je faisais ?
Tu dois te rappeler – c’est plus près – la première fois où tu m’as fait si bien décharger avec la bouche, sans aucun secours des mains. C’était au retour d’une scène fameuse. Elle t’avait mise en train, il faut croire. Tu étais ravie d’avoir si bien [illisible]. Madame…
Te rappelles-tu dans quelles circonstances tu m’as dit : « Je sucerai, mon cher. Je sucerai tant que vous voudrez. J’avalerai si vous voulez. »
Te rappelles-tu une fois que je t’ai baisée là-bas par terre, allongée par terre dans la cuisine, un matin. Tu étais si jolie, tu avais un visage d’une telle expression en te faisant remplir ainsi que je le revois toujours.
Te rappelles-tu quand nous faisions les lettres pour la L… ta façon de me donner du style, en te fichant le cul à l’air sur la chaise longue d’une chambre en me donnant ton con à lécher.
Te rappelles-tu un peu avant ton départ, cette année, ce que tu as dit te sentant en état : « Ca coule, ça jute, viens lécher ça. Mieux vaut que ce soit toi qui l’aies que ma chemise. »
Te rappelles-tu il n’y a pas longtemps, chez toi, un soir, au commencement d’une séance, pour me lécher les couilles, que tu as voulu t’y prendre en me faisant coucher sur le côté et en passant la tête par-derrière, ce qui était encore plus cochon.
J’en passe ! Il a fallu que je te rencontre pour savoir ce qu’est une femme qui aime et sait faire l’amour et sait s’y montrer spirituelle, c’est-à-dire sans retenue bête. Rien ne compte pour moi avant toi. Je crois de mon côté que je n’ai pas été un trop mauvais partenaire. Nous nous sommes complétés l’un l’autre. Le mérite t’en revient. Rien que la vue de ton nez me met la queue en l’air.
 Dessinateur inconnu

dimanche 5 mai 2013

Allez! Dans le con

Heureux jeune homme! Le voilà qui se met à décharger une seconde fois  en plein dans la bouche du Fléau, toute heureuse du résultat et le visage pétillant de vice. "Ca a marché? lui demande-t-elle. C'était bon? Je le crois, hein? Petit cochon, il y en a un foutre! Vous vous souviendrez de la salope. Je crois que c'est mon tour maintenant. Ca coule joliment vous savez. Il y a de quoi lécher. Allez! vous allez vous offrir ça." Elle s'étend à son tour sur le lit, tout le cul à l'air, le con tout juteux, le foutre lui dégoulinant le long des cuisses. "Qu'est-ce qui va nettoyer ça? dit-elle. Et vivement. Je ne peux plus attendre. Qui me bouffe le con?" Je m'étais réservé cela et je me mis à lui faire une minette complète, qui la fit bientôt décharger, un foutre épaix comme celui d'un homme. Il fallut alors la laisser un moment à sa langeur. Au bout de quelques minutes, s'adressant au petit jeune homme : "Eh! Bien, vous n'avez pas envie d'entrer la dedans. Vous ne bandez plus! Allez! Arrivez. Je vais vous faire bander moi!" - et elle se mis en pause, bien calé sur le lit, les jambes large écartées, tout son con prêt dont elle écartait les lèvres avec les doigts. Il monte sur le lit, s'étend sur elle, elle lui manie un peu la queue, et quand il est à point :" Allez! Fous moi ça dans le con, salaud. T'es pas bien? Un riche con comme ça? Allez, marche. Mets tout. Allez!  Oh! le salaud, je vais encore décharger. Va, va. Oh ! c'est tout de même rudement bon, une pine. Et pour toi ? C'est pas bon ? Tenez ! Le voilà déjà qui pisse son foutre. Frotte encore, encore. Là, là… oh ! oh ! ça y est, ça y est, salaud : tu sens si ça coule. Oh !…Oh !…”»

Journal Particulier 1933 Paul Léautaud

Correspondance obscène

Paul Léautaud Lettre inédite à la barbouilleuse

Tu es un ange de putasserie de m'écrire de si agréables
chose. je n'ai aucun mérite de te bouffer le con comme
je fais et de le lécher quand tu décharges. J'y ai grand
plaisir. Quel dommage que je ne bande pas mieux. Je
t'aurais mis quelque chose: 18 centimètre de longueur,
13 de grosseur. Représente-toi cela.
Je bande en t'écrivant.
Ne te branle pas de trop. Pelote-toi le con, mets-toi un
doigt dans le cul, ce te sera très agréable, en attendant
que je le fasse moi-même. Je me tiens la queue en
t'écrivant.
A bientôt le plaisir de te voir sans voile et le con tout
trempé dès le premier baiser
.

Paul Léautaud


Une autre lettre de Léautaud à celle qu'il avait appelé le Fléau (Mme Cayssac):

« Ma chère amie,

…J’ai oublié de souhaiter une fête. Je ne la souhaite pas à la partie d’en haut qui ne vaut rien. Je la souhaite à la partie d’en bas qui est délicieuse – qui l’a été du moins.

Amitiés. »

Lèche moi comme un timbre

En attendant Léautaud, un petit détour vers les blogs avec celui d'Ann Aroïs et de sa correspondance

Tout d’abord, vous êtes le premier homme que je rencontre qui me parle de con en parlant du sexe de ses amantes. J’entends plus souvent le mot chatte dans la bouche des hommes. Mais je dois vous dire que j’adore l’utilisation de ce mot con car il me rappelle Paul Léautaud et son « Journal Particulier ». Un ouvrage paru bien après sa mort dans lequel il décrit ses parties de plaisir avec son amante dodue et polissonne. Il décrit son con, sa façon de couler et j’adore ces écrits. Personnellement, mon con mouille beaucoup et très facilement sous les caresses de mon partenaire.Il peut donc me lécher comme bon lui semble. 
Qu’il me caresse la chatte avec les doigts et cela m’excite aussitôt, mais lui donner ma chatte à lécher et boire est autre chose, il faut alors que je me donne totalement et je n’ai pas toujours envie de cela. Avec mon amant actuel, j’ai expérimenté une façon de me faire jouir sur sa bouche qui m’a souvent donné plusieurs orgasmes à la suite. Sa tête entre mes cuisses, je soulève mon bassin et vient frotter moi-même ma chatte ouverte et mouillée sur sa bouche. Lui ne bouge pas. Il ouvre simplement la bouche et sort sa langue.
Ann


Parfois je me masturbe. Mais j'ai toujours en tête et j'ignore pourquoi, l'idée et l'image de votre chatte, juteuse, toujours comme un gaspaccio de fruits frais.
Jacob

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Les minettes de Léautaud

Marie Dormoy est une femme qui a eu des amants :

Lucien Michelot organiste et maitre de chapelle elle a 17 ans lui 40 elle l'excite et est excité d'un regard : M. Michelot me regarda de ses beaux yeux clairs et dit en riant : « Comme elle est gentille, la petite Marie. Regardez donc, Andrès, comme elle est gentille. –Je le vois bien », répondit Andrès, riant lui aussi. Pendant quelques secondes tous deux me regardèrent avec une expression telle qu’à la fin de ma vie j’en garde encore le souvenir. Ce double regard me rendit femme.

André Suarès et Auguste Perret dont elle sera la maitresse qui la laissera certainement frustré physiquement : cette nuit ne dormant pas, je faisais le point comme disent les marins : un an d’amour, quatre nuits d’amour, et trois cent soixante-et-une inutiles. Ne crois-tu pas que c’est à pleurer ?


Marie Dormoy bibliothécaire qui a la charge pour le Mercure de France de taper les manuscrits de Léautaud devait être autant fasciné par le coté spirituel de Léautaud que dégouté par son enveloppe physique : Je savais d’avance qu’avec lui il me faudrait admettre l’inadmissible, supporter l’insupportable, accepter l’inacceptable.

Il pense sexe, elle songe littérature. Et pour réaliser son grand œuvre révéler au monde le journal littéraire de Léautaud Marie Dormoy malgré son dégoût accepte le baiser du lépreux : Il me regarda, indécis, note Marie dans ses Mémoires, me prit dans ses bras, posa ses lèvres sur les miennes. Je n'avais pas prévu cela. Cette bouche édentée, ces lèvres mouillées, ce menton mal rasé…Je me résignai, me laissai faire. »

Mais lui ne le voit pas :
Après l'avoir vue nue un instant, être sage m'est dur. Enfin! Je lui donne des baisers sur le visage. En riant aussi, elle se plaint, ce n'est pas la première fois, que mes baisers, donnés à pleine bouche, lui mouillent le visage. Je lui dis que je ne sais pas donner des baisers tièdes, des baisers de blonde, que je suis un brun, moi .

Et la première fois où Marie Dormoy se donne :

La scène se passe chez elle, le 4 février 1933. « Aussitôt arrivé, il m'embrassa. Pour me dérober à cette caresse qui m'était un supplice, je m'en fus dans ma chambre et revins complètement nue sous un peignoir léger. Ses caresses se précisèrent et je pris goût à ces jeux voluptueux dont j'étais privée depuis de si longues années et qui, seuls, me comblaient. Il entreprit, à son tour, de se dévêtir. De ses vêtements entrouverts s'exhala une odeur fade qui me souleva le coeur, et comme il semblait assez fier de sa nudité, je ne trouvai à lui dire que cette phrase stupide : “Tu es priapique…” Afin d'arriver le plus tôt possible à une conclusion qui mettait fin à mon supplice, je m'étendis brusquement sur le tapis en lui disant : “Prends-moi.” Il crut ainsi que j'étais avide de ses baisers, de ses caresses.

Il pense que ses goûts pornographiques sont partagés. Mais elle sait elle ce qu'il pense:

Je pense que la capacité de faire l'amour constitue une grande part de l'être, une part qui a aussi son élément spirituel: le plaisir d'aller à un rendez-vous avec sa maîtresse. Le plaisir des baisers, de la vue, des caresses. Le plaisir du retour dans la rêverie du plaisir qu'on vient de donner et de recevoir, tout cela ajoute aux capacités de l'esprit, les complète, leur donne une excitation. On ne peut perdre cela sans que l'esprit, les facultés de l'intelligence en soient atteints. Certainement, il y a là comme une première déchéance. Si grand talent qu'ait un homme, ce talent perd quelque chose le jour qu'il perd la faculté amoureuse. Je pense cela profondément.
 
Et elle accepte beaucoup :

Elle a un visage délicieux quand elle me regarde lui faire minette, et avec quelle gourmandise, avalant tout.
Quand est-ce que je t'enfilerai ? — Demain. — Quand est-ce que je te ferai minette ?
Dix heures, place du Panthéon, à sa sortie de la Bibliothèque. Sitôt en voiture ... Je lui dis : « Bon ! Bon ! On pourra toujours se faire minette. » Elle répond : « Certainement. »

Petite séance, sur sa demande, de lui pisser sur le c ... à son grand délice, ensuite plaisir par derrière, entre ses cuisses et le visage penché en avant, regardant. Quand j'ai fini, ce mot: «C'est copieux!...» Et ensuite encore très tendre, charmante.

Je n'en revenais pas. M'a fait cette remarque, auparavant, sur le divan, quand, d'elle-même, elle a commencé à me caresser, que je suis beaucoup plus aimable quand j'ai fait l'amour, qu'avant, que même ma voix n'est plus la même, comme si le sperme me rendait nerveux, méchant, comme une chose dont j'ai à me délivrer. C'est assez curieux, car, généralement, on est plus aimable dans l'état de désir que lorsque celui-ci est satisfait. Toujours son visage grave en faisant l'amour. Je la regardais en train de me br...: très sérieuse. Je le lui dis en riant. Non! On ne dirait vraiment pas que tu tiens... Répondu qu'elle trouve toujours très grave de faire l'amour. Moi, je n'en reviens pas encore.

Et cette femme qu'il ne trouvait pas belle mais il n'avait pas mieux sous la main car il lui fallait une femme à disposition (car il ne semblait pas fréquenter les prostitués et n'était pas fait pour les petitesses de la drague) il va la découvrir et s'apaiser.

Elle a été jolie, voluptueuse au possible, merveilleuse comme toujours, à regarder, nue, le visage tout marqué par le plaisir, même des gestes très tendres et des regards. Quant à moi, je ne vais pas trop mal. Je suis resté en érection pendant trois quarts d'heure, du début de nos caresses à mon plaisir personnel.

Je lui ai dit lundi soir que, dimanche dernier, assise, nue, sur le lit, pour goûter, elle était un vrai Renoir - ce qui est vrai.
Elle était encore parfaitement jolie, le visage très expressif, ses merveilleux seins visibles presque en entier par l'échancrure d'un peignoir flottant. Il me semble que j'ai trouvé l'expression de son nu: un Renoir.
Je me suis assis à côté de sa baignoire. C'est vrai ce que je lui ai dit des mille nuances de tendresse que me font éprouver certaines de ses façons de me faire plaisir, de se montrer tendre elle-même. Pour la première fois de ma vie, je trouve une femme à qui pouvoir parler de cette sorte. J'ai même fini par tourner cela en plaisanterie, en disant qu'il m'arrivera peut-être, moi qui ai toujours célébré uniquement le derrière, de tomber dans l'amour platonique, en quoi m'aidera la nature un jour en me supprimant tous moyens. 

Ce journal d'un amour véritable et non celui de l'érotisme bla bla bla du plaisir partagé.