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mercredi 14 juin 2017

Eté 37

Eté 1937 on connait cette photo  sur lequel Paul Eluard joue avec Nusch sous le regard de Roland Penrose, Man Ray et Ady Fidelin avec son sourire radieux et sa poitrine qui ne l'est pas moins. Photo pouvant être prise par Lee Miller.



La suivante prise certainement par Roland Penrose avec Lee Miller et ses seins de blonde et la moue d'Ady Fidélin.



Quel témoignage de la liberté de ce groupe. Loin de la vie politique entre front populaire et montée du fascisme.

On retrouve l'art de la mise en scène sexuelle de Paul Eluard avec Ady et Lee.



Et la série devient encore plus sexuelle sur les rochers de Cannes avec toujours la mise en scène cette fois dirigée par Nush pour ce cunni de Paul et d'Ady.  Photo de Man Ray.




 

 Vraiment un bel été.




Voir également  Monsieur Cocosse

Mettez vous en scène, sortez vos smartphones, l'été 17 sera chaud.

mardi 2 mai 2017

Gran masturbator

En avril 1929 Paul Eluard rencontre le jeune catalan Dali de passage à Paris pour la présentation de Un Chien Andalou qu'il a réalisé avec Luis Buñuel

Le 10 avril 1929, Paul Eluard écrit à Gala, je te veux nue toute la nuit. Je vais me branler en pensant à toi. Et j'en est assez du reste, je ne veux que toi. Si je t'aime, c'est faire l'amour que je veux, terriblement. Et te tenir dans mes bras, te lécher partout, t'écraser, te faire plus légère que tout, plus mouiller, plus molle et plus dure que tout. Ma langue est toute entière dans ta bouche, dans ton sexe, mon sexe te pare de sperme. Tu en as sur les mains, sur le ventre, sur les seins, sur ton visage follement vivant, et nous recommençons à nous caresser, à nous embrasser, à nous perforer. Je veux t'aimer plus que jamais.
 
 

En Eté 1929, Dali invite le couple Eluard à Cataquès. Gala restera avec Dali pour toujours. 


La première toile de Dali Visage du Grand Masturbateur suite à la rencontre avec Gala.



avril 1930. Eluard continue d'écrire à Gala. Toujours les mêmes rêves, les mêmes mots.

Ma belle Gala, mon trésor merveilleux de chair et d'esprit, je mène une assez triste vie sans toi. Mes seuls délices sont de regarder sans cesse tes photos nues, où tes seins si doux à manger, où ton ventre se respire et je te le lèche et le mange, ton sexe est tout ouvert sur mon visage entier, puis mon sexe y pénètre tout entier et je tiens tes fesses qui bougent merveilleusement, comme le printemps. Tu as les plus beaux yeux du monde, je t'aime, tu prends mon sexe avec la main, tu as les jambes écartées, ton corps se creuse doucement, tu me branles furieusement, j'écrase tes seins, tes cheveux, et soudain tu as la main pleine de sperme et tu es forte et sûre de mon pouvoir sur toi, de ton pouvoir sur moi, sur Tout. […]
Je veux que tu sois heureuse, à tout prix, je veux que tu aies la sensation de rayonner, de jouir de tout. Je t'adore. Je t'embrasse partout.



Dali, Gala, Eluard et Nush en 1931
 
Eluard dont le destin a été d'unir les hommes, les femmes et luard. Dali et Gala. Gala et Dali.

dimanche 29 janvier 2017

Pour Nusch 2

Ma bouche s'est séparée de ta bouche
Ma bouche s'est séparée de ton plaisir
Et du sens de l'amour et du sens de la vie


Le temps déborde 1946

Paul Eluard en hommage à Nusch





Pour Nusch

A 17 ans Paul Eluard rencontre Gala et lui écrit encore après leur séparation en 1929 Ma langue est tout entière dans ta bouche, dans ton sexe.

Il écrira plus tard en pensant à sa compagne Nusch qui vient de décéder


Et tu te fends comme un fruit mûr ô savoureuse
Mouvement bien en vue spectacle humide et lisse
Gouffre franchi très bas en volant lourdement
Je suis partout en toi partout où bat ton sang
Limite de tous les voyages tu résonnes
Comme un voyage sans nuages tu frissonnes
Comme une pierre dénudée aux feux d’eau folle
Et ta soif d’être nue éteint toutes les nuits.

Corps mémorable (1947)


Corps mémorable (opus 78, 1947) sera publié en 1957 par Pierre Seghers avec les photos de Lucien Clergue





On raconte que Pierre Seghers espérait secrètement que les photos de nus – où l'on pouvait voir les seins et les poils pubiens d'une jeune femme – se chargeraient de la publicité. Mais étant donné que son visage n'était pas visible, la publication échappa aux caprices de la censure :

là où il y a le poil il ne peut y avoir la tête, et là où il y a la tête, il ne faut pas le poil. 

dimanche 27 janvier 2013

Sexe liquide univers de liqueur

Ce vers de Paul Eluard pour introduire ce collage de Paul Eluard que j'ai découvert chez petite mélancolie. Vous ne connaissez pas encore c'est magnifique.

ELUARD PETITE MELANCOLIE

Paysage avec deux femmes nues

samedi 27 octobre 2012

Prête aux baisers résurrecteurs (hommage aux baisers de Marseille, de Nantes et d'ailleurs)

Il est parait-il un homme qui connais votre secret. Le connait-il par coeur ou physiquement et pas "pas coeur"? Il connait dit-il Toutes les portes de ton empire, Celle des yeux celle des mains, Des seins et de ta bouche où chaque langue fond.

Mais il ne s'arrête pas là il accentue le ET et se lance:


ET la porte du temps ouverte entre tes jambes.
La fleur des nuits d’été aux lèvres de la foudre
Au seuil du paysage où la fleur rit et pleure
Tout en gardant cette pâleur de perle morte


Il revient au coeur et il reste physique
Tout en donnant ton coeur tout en ouvrant tes jambes


Cet homme c'est Paul Eluard. Peut-on imaginer un homme ayant plus aimé les baisers que lui?

Le poème c'est Prête aux baisers résurrecteurs
 
Comment faut-il lire Prête? Comme une chose qui va arriver (verbe prêter), ou est-ce que tu es préparé, disponible aux baisers.
 

Prête aux baisers résurrecteurs

Pauvre je ne peux pas vivre dans l'ignorance
Il me faut voir entendre et abuser
T'entendre nue et te voir nue
Pour abuser de tes caresses

Par bonheur ou par malheur
Je connais ton secret pas cœur
Toutes les portes de ton empire
Celle des yeux celle des mains
Des seins et de ta bouche où chaque langue fond
ET la porte du temps ouverte entre tes jambes
La fleur des nuits d'été aux lèvres de la foudre
Au seuil du paysage où la fleur rit et pleure
Tout en gardant cette pâleur de perle morte
Tout en donnant ton cœur tout en ouvrant tes jambes

Tu es comme la mer tu berces les étoiles
Tu es le champ d'amour tu lies et tu sépares
Les amants et les fous
Tu es la faim le pain la soif l'ivresse haute

Et le dernier mariage entre rêve et vertu.

Paul Éluard

Je vous propose le poème en berbère car vous êtes sur planète cunnilingus.

Timhhâcin ed yetterren iman
 
D igellin ur zdâregh ad idiregh g gar tussna
Da ttirigh ad izîregh sellegh s wuzzur
Ad am sellegh thêzzêd izîregh kem thêzzêd
Mar ad i tesslufed s wuzzur

Iheyya negh ur iheyyi
Nek hêtigh tuffirt nnem
Hêtigh akw tiwwura n tgelda nnem
D tin wallen nnem d tin ifassen nnem
Iffan d teqmut nnem nnag ed ku yils da yfessey
Hêtigh tawwurt n ukud yeldin ger idârn nnem
Aledjig n yîd unebdu bu tancucin n wusm
G imi n ulmu nna g da yettêssa ar yalla uldjig
S twerghi n tallubant yemmutn ed yulin f udm im
S kemm yakken ul nnem ar ttanfed idârn nnem

Tgid zun d lebhêr da tesnuhennud itran
Tgi d iger n tayri da tesmuned ar tbêdu d
Ayt tayri d infaln
Tgi d lâz aghrum irifi aduhdu axatar

Tgid aggwal ameggaru ger twargit d wuddur.
Yessaghwel ten gher tmazight Ali Iken

Paul Éluard

samedi 6 octobre 2012

Puisqu'il le faut

Dans le lit plein ton corps se simplifie
Sexe liquide univers de liqueur
Liant des flots qui sont autant de corps
Entiers complets de la nuque aux talons
Grappe sans peau grappe-mère en travail
Grappe servile et luisante de sang
Entre les seins les cuisses et les fesses
Régentant l'ombre et creusant la chaleur
Lèvre étendue à l'horizon du lit
Sans une éponge pour happer la nuit
Et sans sommeil pour imiter la mort.


Ernest Pignon-Ernest-mai1968 
 
Frapper la femme monstre de sagesse
Captiver l'homme à force de patience
Doucer la femme pour éteindre l'homme
Tout contrefaire afin de tout réduire
Autant rêver d'être seul et aveugle.

Je n'ai de cœur qu'en mon front douloureux.

L'après-midi nous attendions l'orage
Il éclatait lorsque la nuit tombait
Et les abeilles saccageaient la ruche
Puis de nos mains tremblantes maladroites
Nous allumions par habitude un feu
La nuit tournait autour de sa prunelle
Et nous disions je t'aime pour y voir.

Le temps comblé la langue au tiers parfum
Se retenait au bord de chaque bouche
Comme un mourant au bord de son salut
Jouer jouir n'était plus enlacés
Du sol montait un corps bien terre à terre
L'ordre gagnait et le désir pesait
Branche maîtresse n'aimait plus le vent


Par la faute d'un corps sourd
Par la faute d'un corps mort
D'un corps injuste et dément.


Paul Eluard

Puisqu'il le faut - Corps mémorable 1947 (publié en 1957) 
Recueil de Poésies écrites avant et après l'annonce de la mort de Nusch.