lundi 14 avril 2014

Dirty words des 2 gougnottes

Un petit plus d'Henri Monnier et ses 2 gougnottes ou l'enfer de monsieur Prudhomme. 



Louise
Je voudrais, te dis-je, une chose ...

Henriette
Quelle chose?

Louise
Que nous disions ...

Henriette
Que veux-tu que je dise?

Louise
De vilains mots ...
Henriette
Je n'en connais pas

Henriette essaye timidement je voudrais te sucer, et Louise la relance tu voudrais sucer quoi? ton petit cucu. Louise lui apprend le mot con. Dis mon con. Puis elle lui apprend pine.

Louise
Suce aussi ... Bien, bien ... Con ... Pine ... Con ... Pine ... Mon con

Henriette
Ma pine ... Mon vit ... Dis mon vit ...

...

Louise
Ma mie nous pinons sans piner

...

Louise
Les pines nous manquent

Henriette
Mais les hommes point.

...


Henriette
Demain, en nous réveillant, que ferons-nous?


Louise
Nous recommencerons.


Illustration Jean Dulac

dimanche 13 avril 2014

Petit Théatre de l'intimité

Les deux gougnottes d'Henry Monnier 1864 sous-titrée « Dialogues infames. Scènes réelles de la vie de nos mondaines » et sur-titrée Pour servir à l'histoire de nos moeurs est une pièce en 1 acte.

Deux dames du monde Louise Laveneur et Henriette de Frémicourt sont hébergées dans un appartement séparé chez Madame de Crécy, abonnées par leurs maris qui sont à leur partie de chasse. Elles se couchent dans le même lit en tout bien tout honneur. Mais c'est sans compter sur la finesse de Louise.



Louise
Et pas d'enfants à craindre!

Henriette
Et nos maris?

Louise
Traitons les comme ils les méritent. Faisons les cocus


Henriette
Où vas-tu, cher trésor, où vas-tu?

Louise
Laisse moi ma reine laisse moi tout visiter comme avec ma petite nini

Henriette
Que fais-tu mamie? Que me fais-tu? Que veux-tu?

Louise
Te montrer combien je t'aime!

Henriette
Ah? mon ange tu me combles. Je ... Je me ... Je me meurs... Ah! Ah! Tu m'as tués... Tu m'as tués...
Que m'as-tu fait, Louise, que m'as-tu fait?...

Louise
Ce que tu vas me faire... Viens, Viens, je t'en prie ...

Henriette
Oui, mais souffle la bougie...

Louise
Je ne te verrais plus...

Henriette
Tu as raison.

Louise
Tu ne m'en veux pas, cher trésor, des jolies petites choses que je me suis permises.

Henriette
Je serais bien ingrate...Et la preuve c'est que je vais te rendre la pareille...



Louise
Mets toi à ton aise, mon Henriette.

Henriette
 Oui Mignonne

Louise
Ta petite tête est-elle bien?

Henriette
Ne t'occupe pas de moi... Me sens-tu?

Louise
Oui, mon trésor, je sens ta bonne petite langue. Ah, que c'est bon ... C'est donc bon! Va, va, mon ange chéri, va,... Ne me quittes pas!...Suce, suce! Promène ta petite langue, promène-la  comme je fais... Merci, Merci, viens me baiser, viens que la baise; ta bonne bouche fraiche, toute humide de moi...


Henriette
Vous êtes satisfaite, chère madame, de votre petite élève?
 
Louise
Ma petite élève est une petite ....

Henriette
Une petite ....

Louise
Une petite cochonne.

Henriette
Nous sommes deux petites cochonnes. 

 

Illustration d'Henri Monnier





Puis Illustration d'André Collot

et une de Félicien Rops

Régine Deforges l'outrageuse

Dans sa carrière d'éditeur Régine Deforges a du subir de nombreuses condamnation jusqu'à perdre temporairement ses droits civiques.

Et subir la vulgarité du notable : Monsieur Hardellet, arretez de vous tripoter!

Mais si Outrage vient de l'au delà, au delà de la bien pensance, au delà de la vulgarité, au delà de la tiédeur alors Régine Deforges doit être chez elle dans l'au delà.

Extrait chez ceriselibertine
Hardellet
Aragon
Deforges
 
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vendredi 11 avril 2014

Besame

Besame 

Besame mucho




Como si fuera esta noche la ultima vez



Besame 



Besame mucho



Que tengo miedo pederte, perderte otra vez


Hommage aux inoubliables Dalida et Cesaria Evora.

vendredi 4 avril 2014

La femme du marchand - Борис Михайлович Кустодиев

La femme du marchand, the merchant wife, est une source d'inspiration inépuisable pour Boris Koustodiev. Né en 1878 à Astrakhan au bord de la Mer Caspienne. La famille Koustodiev loue une petite aile de la maison d'un riche commerçant. C'est là que le petit garçon conçoit ses premières impressions de la vie de la classe des riches marchands. Plus tard, l'artiste écrira « Toute la substance du riche et abondant mode de vie des marchands était là sous mon nez. Il devient paraplégique en 1916 et son souvenir de la femme du marchand ne cesse de le hanter.


La femme du marchand rencontre un jour le Domovoï. Le domovoï est l'esprit domestique protecteur du foyer et de la famille. Petit, poilu et barbu, il vit derrière le four. L'une des exigences du paganisme slave était de laisser chaque soir près du four des morceaux de nourriture.


 Est-ce que la pastèque était un prélude à ce rêve?



jeudi 3 avril 2014

Elle ne connaît pas le vice, mais elle l'invente

Etrange, la place des femmes dans cette France de la fin du 19ème siècle début du XXème. Siècle masculin, on y découvre des femmes que l'on ne saurait imaginer aujourd'hui. Dans mon éducation scolaire il y a eut Colette et c'est tout. 

Mais il y en a bien d'autres que vous retrouverez sur ce site : Alice Babette Toklas et Gertrude Stein, Athénaïs Mialaret, Helen Hessel, Marie Dormoy, H. Nicolas Le Blanc, Renée Vivien, Renée Dunan, Adrienne Monnier et Sylvia Beach.

Cette fin de siècle et le début du XXième siècle est l'époque des femmes : Sarah Bernhardt remplace Victor Hugo. Est-ce pour cela que le mouvement intellectuel de cette période a pu être qualifié de décadent?

L'une d'elle Rachilde ne parle pas de sexe, ni de cunnilingus et pourtant elle représente avec Joris Karl Huysmans ce mouvement de la décadence. Dans Monsieur Vénus, avec son personnage, Raoule de Vénérande, elle va détruire le sexe :

Etre Sapho, ce serait être tout le monde! Mon éducation m'interdit le crime des pensionnaires et les défauts de la prostituée.

Dans l'antiquité, le vice était sacré parce qu'on était fort. Dans notre siècle, il est honteux parce qu'il naît de nos épuisements.

Combien de fois n'avait-elle pas entendu ces cris-là, hurlements pour les uns, soupirs pour les autres, préambules polis chez les savants, débuts tâtonnants chez les timides.....? Et quand ils avaient tous bien crié, quand ils avaient tous enfin obtenu la réalisation de leurs vœux les plus chers, selon l'éternelle expression, ils devenaient les assouvis béats qui sont tous également vulgaires dans l'apaisement des sens.
Je ne sais pas aimer... moi... Raoule de Vénérande!... Ne dis donc pas cela puisque je sais attendre!.....

Ils s'unissaient de plus en plus dans une pensée commune: la destruction de leur sexe.

mercredi 2 avril 2014

Godalisme

Illustration d'Erich Godal né en 1899 à Berlin, et mort en 1969 à Hambourg. Outre son oeuvre érotique, ses dessins politiques contre les nazis sont remarquables participant dès 1920 à The Cooperative for Proletarian Art. où l'on trouve George Grosz.


On trouve par contre beaucoup d'images notamment chez Obscène, lamentable et dégradant.