dimanche 12 janvier 2014

Violette et la comtesse

Vous avez aimé le 1er extrait du roman de Violette? Dans ce deuxième extrait du roman de Violette, Violette la charmante lingière a rendez vous avec Odette comtesse de son état, qui ne peut souffrir les hommes. Christian est caché et ne va rien manquer du gamahuchage lesbien.

– Alors, viens hors de la baignoire, je ne puis pas mettre la tête sous l’eau et j’ai deux mots à ajouter de vive voix à ce que mon doigt vient de te dire. (...)
Je les vis passer nues toutes les deux.

La comtesse portait Violette sur le lit, donc j’allais parfaitement les voir. La comtesse coucha Violette sur la peau d’ours noir, lui écarta doucement les cuisses, regarda un instant cette charmante petite ogive de la nature qui donne si droit sur le cœur ; puis tout à coup, les narines dilatées, les lèvres retroussées, les dents frissonnantes comme une panthère qui se jette sur sa proie, elle y appliqua sa bouche.

Cette caresse est en général le triomphe de la femme qui se fait la rivale de l’homme. Il faut qu’à force d’habileté, d’adresse, d’agilité, elle ne laisse rien à regretter à la maîtresse près de laquelle elle joue un rôle pour lequel elle n’a pas été faite.

Il paraît qu’en promettant toutes les ivresses de la volupté à Violette, la comtesse ne s’était pas vantée. Je vis avec une certaine jalousie, ma chère petite maîtresse se rouler, se tordre, crier, haleter, mourir sous cette bouche impitoyable qui semblait vouloir aspirer son âme jusqu’au dernier souffle.
La comtesse, ramassée sur ses genoux, les fesses bien assises sur ses talons, suivait de son corps tous les mouvements du corps de Violette, ses reins avaient alors des soubresauts adorables et le désir lui donnait des frémissements de jouissance à jurer qu’elle ne perdait rien à être active et peut-être même y gagnait-elle quelque chose.

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vendredi 10 janvier 2014

Le vieux singe ou le cunni de Bukowski

- Tu ne connais rien aux femmes, n’est-ce pas?
- Quesse tu veux dire?
- C’que j’veux dire, c’est qu’en lisant tes poèmes et tes nouvelles, j’vois bien que tu connais tout simplement rien aux femmes.
- Apprends-moi des choses.
- Eh bien, tu vois, pour qu’un homme m’intéresse, faut qu’il me bouffe la chatte. Tu as déjà bouffé de la chatte?
- Non
- T’as plus de cinquante ans et tu n’as jamais bouffé de la chatte?
- Non
- C’est trop tard.

- Pourquoi?
- Ce n’est pas à vieux singe qu’on apprend à faire des grimaces.


La suite si vous le désirez sur Pleasant Fountains. Vous y apprendrez comme ce bon vieux Charles Bukowski va gouter au joie du cunni.

Et pour vous mettre l'eau à la bouche, une photo que je ne saurais qualifier, car elle a un coté porno ridicule (la literie) mais je ne peux m'empêcher de lui trouver une dimension artistique, réaliste.

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Rock and cunni

A l'origine du blog baiserfrancais j'avais trouvé cette illustration sur le site poinpoin.com. Aujourd'hui, des années après, j'en propose enfin l'origine, il s'agit de illustration des vinyls des L7. Les L7 sont un groupe de rock lié au mouvement Riot grrrl (ou riot grrl) mouvement musical à la croisée du punk rock et du rock alternatif aux idées féministes, et ayant connu son apogée au début des années 1990 (wikipédia). C'est une réaction aux tendances machistes de certaines parties du mouvement punk. Leur nom vient d'une expression argotique américaine des années 1950 , square (littéralement « carré », désignant une personne qui ne comprend rien, qui n'est pas « branchée ») en référence à la forme que donnent les lettres L7. On peut également y voir une allusion à une position sexuelle. Ou à un jeu de mots Hell is Heaven.

Fast and Frightening

Centre du bootleg vinyl de L7 "Fast and Frightening"
Everglade

Picture disc vinyl de L7 "Everglade" datant de 1992
Pochette du bootleg live de L7 "Smell the Magic" datant de 1990


Le site $uzi Safari ressort une autre pochette du groupe des Nashville Pussy


Pochette du CD de Nashville Pussy "Let Them Eat Pussy" datant de février 1998

samedi 4 janvier 2014

Cabello de ángel

On ne peut quitter Paul quand on parle de Cunnilingus. Aujourd'hui c'est le recueil Parallèlement et la partie Filles. La lecture d'Olivier Bivort (Università di Trieste), Don Pablo Maria de Herlañes ou la ferveur espagnole de Verlaine, m'a permis de comprendre le titre et l'épigraphe de la poésie à la princesse Roukhine.

À la princesse Roukhine

Le mot rouquin (et son féminin, rouquine) est tout récent à l’époque : il n’est attesté qu’en 1885 dans le sens de « personne qui a des cheveux roux ». En l’affublant d’un k et d’un h, suivis de la finale –ine, Verlaine donne un air slave à ce mot d’origine champenoise devenu argotique en français « central ».
La princesse Roukhine n'est pas une princesse russe mais une prostituée. Nous avons déjà vu l'obsession de Verlaine pour les roux.


« Capellos de Angelos. »

L’épigraphe de « À la princesse Roukhine » est « “Capellos de Angelos” (Friandise espagnole.) ». Or le nom de cette préparation (filaments de couleur jaune-orange préparés avec du potiron, de l’eau et du sucre) est, en castillan, cabello de ángel. Ces deux « barbarismes » résultent en fait d’un télescopage entre deux langues : l’italien (capello et angelo) et l’espagnol (la préposition de et le pluriel en s). Il n’y a, à mon sens, ni confusion entre les b et les p, ni méprise sur l’origine de ce mets, mais, pour rester dans la terminologie culinaire, « salade bi-péninsulaire » comme Verlaine lui-même qualifie ce type de rencontre entre l’italien et l’espagnol dans une de ses lettres. L’épigraphe polyglotte du poème (paru en préoriginale dans La Vogue du 23 août 1886) continue un jeu de langue et une antiphrase inaugurés dans le titre.
Les cabello[s] de ángel, « fête pour la bouche », se réfèrent à une autre toison, « comme une flamboyante enceinte / Aux entours de la porte sainte »… Ainsi le russe, l’italien et l’espagnol sont-ils mêlés en une sorte d’exotisme linguistique attenant, encore une fois, à l’érotisme.

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C'est une laide de Boucher
Sans poudre dans sa chevelure
Follement blonde et d'une allure
Vénuste à tous nous débaucher.

Mais je la crois mienne entre tous,
Cette crinière tant baisée,
Cette cascatelle embrasée
Qui m'allume par tous les bouts.

Elle est à moi bien plus encor
Comme une flamboyante enceinte
Aux entours de la porte sainte,
L'alme, la dive toison d'or !

Et qui pourrait dire ce corps
Sinon moi, son chantre et son prêtre,
Et son esclave humble et son maître
Qui s'en damnerait sans remords,

Son cher corps rare, harmonieux,
Suave, blanc comme une rose
Blanche, blanc de lait pur, et rose
Comme un lys sous de pourpres cieux ?

Cuisses belles, seins redressants,
Le dos, les reins, le ventre, fête
Pour les yeux et les mains en quête
Et pour la bouche et tous les sens ?

Mignonne, allons voir si ton lit
A toujours sous le rideau rouge
L'oreiller sorcier qui tant bouge
Et les draps fous. Ô vers ton lit !


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D'autres vers de Filles dans Parallèlement

Séguidille

Ah, ton corps ; qu’il repose
Sur mon âme morose
Et l’étouffe s’il peut,
Si ton caprice veut,
Encore, encore, encore !
Splendides, glorieuses,
Bellement furieuses
Dans leurs jeunes ébats,
Fous mon orgueil en bas
Sous tes fesses joyeuses !

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Casta Piana
Ne fronce plus ces sourcils-ci,
Casta, ni cette bouche-ci,
Laisse-moi puiser tous tes baumes,
Piana, sucrés, salés, poivrés,
Et laisse-moi boire, poivrés,
Salés, sucrés, tes sacrés baumes.

Auburn
Sûre de baisers savoureux
Dans le coin des yeux, dans le creux
Des bras et sur le bout des mammes,
Sûre de l’agenouillement
Vers ce buisson ardent des femmes
Follement, fanatiquement !

Illustration Loïc Dubigeon

vendredi 3 janvier 2014

Cochon de français

Nouvel extrait de Lourdes, Lentes d'André Hardellet. On quitte Germaine pour Vanessa l'hotesse de l'air.
Elle est étendue sur son divan, nue. La cicatrice d'une césarienne. Vanessa aux yeux graves, Vanessa de Hollande, avec, un capital de souvenirs, je suppose, pas tellement plus gais que les miens. Vanessa qui a envie, Vanessa des Mers Mortes, Vanessa pour vaincre la fatigue.
— Je vais te brouter, ma grande.
— Brouter ?
— Oui. Manger ton trésor. Le casse-croûte du Diable.
— What ?
— The Devil's lunch.
— Oh ! Elle a compris.

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— Mais je suis sale. Quite dirty. Je n'ai pas eu le temps… It's so intime,you know, what I mean.
— Justement, c'est meilleur comme ça. Je sais ce que tu mean,  je sais ce que tu aimes.
— Mais… depuis ce matin.
— Non.
— Vous êtes un porc, un cochon de Français. 
— D'accord, d'accord. Je vais te manger toute crue. Ton miel. Toi. Tu sens bon. Installe-toi confortablement. 
— Écoutez, Stève. 
— Grande fauve ! 
— You are… 
Nous sommes.

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Elle s'ébouriffe. De ses mains, elle appuie ma tête contre son sexe. Elle se parle en anglais, m'insulte, ou s'injurie. Un fond de barque au soleil sicilien, avec un peu d'eau salée, une fouine à bout de forces, l'alcali des fauves, au cirque, pendant l'entracte. Elle. C'est trop bon, on s'en ferait crever. J'étouffe. Elle a crié comme une chatte dont on écrase la queue – et cet étrange mécanisme crispé, vibrant, ruades et saccades, s'est détendu. Ses mains m'écartent, elle me rejette de son ciel, coule à pic, me nie.

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Tiré de GarnonCent trente deux positions amoureuses, préface de Gérard Zwang. Paris, Borderie, Collection Images obliques, 1981, 158 p

jeudi 2 janvier 2014

Hentai II

Hentai signifie « transformation », « métamorphose », « perversion », ce terme est utilisé pour désigner des mangas à caractère pornographique souvent parodique d'un manga existant.

Vous remarquerez la censure |

Near Future de Denkichi parodie de moyashimon

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hentai Bakuretsu Fusen[Near Future]3

Parodie de Azasuke de Black lagoon
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L'oeuvre suivante est de Fueta Kishi (dont vous pouvez lire erotic runner)
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Autre extrait du même auteur
hentai Fueta Kishi
Un peu de couleur
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Le suivant est Futariyome de Leopard des studio wallaby
hentai Futariyome leopard studia wallaby

Wagamama est de Toguchi Masaya
hentai wagamama

Un petit gif pour que ça bouge (tient pas de censure??)

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J'aime bien le sexe flouté
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Un nouveau petit gif
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Et un peu de repos
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mercredi 1 janvier 2014

A boire

Nouvel extrait de Lourdes, Lentes d'André Hardellet pour une année pleine de voluptée et de femmes.

Lourdes comme des ventres d'abeilles, comme le vent paresseux, comme le souvenir, comme la couleur de l'orage, comme les yeux clairs, comme une promesse qui sera tenue. Gonflées de lait, de miel et de suc. Le lait d'en haut, crémeux, pour apaiser les oursons voraces et téteurs. Le lait du milieu, le meilleur, entre les crevasses un peu roses, un peu mauves, un peu brunes. Juste une petite giclée d'opale liquide, envoyée par un invisible compte-gouttes. Un peu fade (prends ton fade, Sophie), mais revigoré par le poivre et l'anchois de la vulve. On en boirait des tonnes, en direct, avec une paille, ou à la petite cuillère. Et elle rue, en dessus, geint, délire, vous encourage, secoue ses teignes de désespoir. Vous, la tête à l'étau, brouteur  patient, le groin dans la truffe au parfum jamais mis en flacon, vous méprisez votre propre plaisir : c'est le sien qui compte. Catcheuse ruisselante, elle va vous étrangler d'un ciseau de ses cuisses. Vous haletez, tout à votre besogne salée, artisan des basses régions. Soudain elle desserre l'étau, apaise sa houle, éteint ses grognements ; vous émergez, la trogne luisante, sans autre contentement que de la savoir rassasiée. Vous allumez une cigarette, vous écartez le rideau de la fenêtre : des hommes et des femmes passent dont vous ignorez tout – sauf leur fugitive apparence – des êtres se hâtant, qui sait, vers une chambre pareille et voués au même échec.

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Gustave Courbet, la source

Elle dort ; vous n'avez pas joui. Quelle importance ? Vous regardez la rue où défilent des hommes qui vous ressemblent, paraissent vous ressembler. Je t'aime, qu'est-ce que cela signifie sinon ce don sans échange, sans contre-valeur ? Oui, on en boirait à plein verre de leur foutre, mais les plus généreuses n'en distribuent qu'un parcimonieux échantillon – tandis que nous !
J'imagine leur plaisir lorsqu'elles voient partir l'offrande, le bouquet, la salve qui étoile leur peau ; lorsqu'elles se la gobent encore et encore, savourant, se nourrissant de nous.